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Full text of "Annales de la Société royale malacologique de Belgique"



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HARVARD UNIVERSITY. 




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OF THE 



MUSEUM OF COMPARATIVE ZOÔLOGY. 



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ANNALES 



DE LA 





DE 



BELGIQUE 



TOME XXXIII 



ANNEE 1898 



BRUXELLES 

P. WEISSENBRUCH, IMPRIMEUR DU ROI 

45, RUE DU POINÇON, 45 
Distribué le 15 décembre 1899. 







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DE LA 



SOCIÉTÉ ROYALE MAIACOLOGIQUE 



DE 



BELGIQUE 




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NOTICES BIOGRAPHIQUES 



t. xxxiii, 189b 



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HIPPOLYTE CROSSE 



NOTICE BIOGRAPHIQUE 



Ph. dautzenberg 



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Le 7 août 1898, est décédé l'un des hommes qui ont le plus con- 
tribué au développement de la Malacologie. Hippolyte Grosse a, en 
effet, consacré toute son existence à l'étude de cette branche de l'his- 
toire naturelle, et ses nombreuses et savantes publications ont fourni 
une foule de documents qui ont enrijbhi le domaine de la science. 
C'est à lui que nous devons les travaux les plus importants qui aient 
été publiés jusqu'ici sur les faunes malacologiques terrestres et fluvia- 
tiles de certaines régions, telles que la Nouvelle-Calédonie, Cuba, 
Saint-Domingue, Portorico, le Mexique, Madagascar, etc. 

Doué d'un coup d'œil exceptionnel et s'occupant de science dans 
un but absolument désintéressé, ses écrits ne pouvaient manquer 
d'être empreints d'un caractère de sincérité remarquable. Si l'on 
ajoute qu'il possédait une grande érudition, on comprend que ses 
travaux se soient approchés de la perfection, autant qu'il est humai- 
nement possible. 

C'est vers l'âge de quinze ans que Crosse, ayant reçu d'un neveu 
du célèbre Adanson une petite collection de coquilles, commença à 
s'intéresser à notre science favorite. Ce goût se développa rapidement, 
et, dès qu'il eut terminé ses études, il entreprit, dans le but d'enri- 
chir sa collection et de faire des observations sur les animaux vivants, 
un voyage en Corse et en Sicile. Les nombreux matériaux qu'il rap- 
porta de cette excursion redoublèrent son zèle et il ne cessa plus, dès 



IV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

lors, de chercher à augmenter son outillage scientifique en se procu- 
rant des livres et des coquilles. 

Mais c'est surtout à partir de 1861, lorsqu'il prit, avec le regretté 
D r Paul Fischer, la direction du Journal de Conchyliologie que Crosse 
rendit les plus grands services à la Malacologie : la partie de ce 
recueil, publiée sous la direction de ces deux savants, pendant près 
de quarante ans, sans la moindre défaillance, est universellement 
admirée et considérée comme la revue malacologique la plus impor- 
tante. 

La direction du Journal de Conchyliologie eût semblé devoir suffir à 
occuper son activité. Il eut cependant le courage d'entreprendre, en 
collaboration avec P. Fischer, deux autres grandes publications : 
l'une, concernant la partie malacologique de l'Expédition scientifique 
du Mexique, est terminée. De l'autre, qui avait pour but de nous 
faire connaître dans son ensemble la faune conchyliologique de 
Madagascar, il n'a malheureusement paru qu'un certain nombre de 
planches ; mais bien des documents avaient été réunis en vue de son 
achèvement. 

H. Crosse suivait avec beaucoup d'intérêt les travaux des sociétés 
malacologiques et, en particulier, de la nôtre. Le titre de membre 
honoraire que nous lui avions conféré lui était cher, et il ne man- 
quait jamais, lorsque je le voyais en rentrant de Bruxelles, de s'en- 
quérir auprès de moi de ce qui se passait à nos séances. Maintes fois, 
il m'a exprimé le regret de n'avoir pas encore eu le temps de préparer 
un mémoire pour nos Annales. 

L'œuvre scientifique de Crosse a été analysée par H. Fischer dans 
le Journal de Conchyliologie, dont il lui a généreusement légué la 
propriété ; aussi me bornerai-je à rappeler ici qu'on lui doit la des- 
cription de vingt-six genres nouveaux et d'environ six cents espèces 
nouvelles, qui ont presque toutes été acceptées par les spécialistes les 
plus compétents. Cet énorme appoint à la science malacologique est 
un titre à la reconnaissance de notre Société, puisqu'elle aussi a pour 
but unique le progrès de cette branche de la zoologie. 

Le vide laissé dans nos rangs par la mort de Crosse se fera sentir 
pendant longtemps, mais il importe que nous fassions tous nos 
efforts pour le combler en prenant pour modèles les travaux de cet 
éminent collègue et en cherchant à apporter dans nos publications les 
sentiments d'impartialité et de sincérité scientifique qui caractérisent 
tous les siens. 



NOTICES BIOGRAPHIQUES 



Je ne puis terminer sans rappeler qu'à côté des qualités du savant, 
on trouvait en Crosse une nature d'élite, exceptionnellement bien- 
veillante, toujours prête à se dévouer et prodiguant, sans compter, 
à tous ceux qui s'adressaient à lui, ses avis et ses conseils. 



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ADOLPHE BRIART 



NOTICE BIOGRAPHIQUE 



Le baron VAN ERTBORN 



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Les sciences paléontologique et géologique et notre Société ont fait 
une grande perte en la personne de notre regretté confrère A. Briart. 
Ii lut notre Président pendant les années 1877-1879; lors de 
l'excursion de la Société dans les environs de Namur, pendant les 
derniers jours d'août 1897, on célébrait à Morlanwelz le cinquan- 
tième anniversaire de son entrée aux Charbonnages de Mariemont et, 
à cette occasion, la Société lui envoya un télégramme pour lui 
témoigner toutes ses sympathies. 

A. Briart naquit à ChapelJe-lez-Herlaimont, le 25 février 1825. 
Ingénieur civil, il fut nommé membre de l'Académie le 15 décembre 
1874. 11 en était membre correspondant depuis sept ans. 

Ses travaux et découvertes l'ont mis, avec feu son collègue et ami 
Cornet, aux premiers rangs de la science. 

Dès 1865, il présentait à l'Académie, en collaboration avec Cornet, 
lu Notice sur la découverte, dans le Hainaut, d'un calcaire grossier 
avec faune tertiaire au-dessous des sables rapportés par Dumont au 
système landenien. Ils publièrent ensuite en trois parties la descrip- 
tion de tous les fossiles découverts dans le Calcaire montien. 

Déjà avait paru, en 1868, la Description miner aloqique, géologique 
et paléontologique de la Meule de Bracquegnies. 

Cette assise à cette époque était fort peu connue, on n'y avait 



NOTICES BIOGRAPHIQUES VII 

découvert presqu'aucun fossile. Les auteurs en décrivent 93 espèces, 
dont 42 sont nouvelles. Sur 51 espèces déjà connues, 42 se retrou- 
vent dans le Green sand de Blackdown. 

La description des fossiles du Calcaire montien est accompagnée 
de vingt-six planches, admirablement dessinées par M. Briart. 
318 espèces sont décrites, dont seulement 24 étaient connues. 

Continuant leurs recherches sur le terrain crétacé du Hainaut, ils 
présentèrent à l'Académie la Description minéralogique et stratigra- 
phique de ï étage inférieur du terrain crétacé du Rainant. 

Un autre mémoire est consacré à la division de la craie blanche du 
Hainaut en quatre assises. 

Nous rappellerons encore la Notice sur les gisements de phosphate 
de chaux dans le terrain crétacé du Hainaut, cette substance si utile 
à l'agriculture, et les publications qui firent suite à cette notice. 

A l'Exposition nationale de Bruxelles, en 1880, les deux collabo- 
rateurs présentèrent au monde savant une carte géologique de la 
partie centrale du Hainaut, sur une étendue de près de 240,000 hec- 
tares. 

On ne lira pas sans intérêt leur légende des terrains tertiaires. 



SYSTEME 
BRUXELLIEN. 



Sables à grès fistuleux et à grès calcarifères. 



système ( Sables glauconifères à grès lustrés. 
paniselien. ( Argile et sable argileux glauconifère, avec psammites. 

! Sables à N. planulata. 
Argilites supérieures à N. planulata. 
Sables et grès du bois de Peissant. 
Argilites et argiles inférieures. 

Sable et argile. Formation polderienne supérieure. 
Sables et grès blancs. Formation dunale. 
Sables glauconifères ou silexifères. Formation marine. 
Tuffeau d'Angre à Pholodomya Konincki. 
Sables et argiles. Formation polderienne inférieure. 
Calcaire d'eau douce du bassin de la Haine (sans affleurement). 
Calcaire grossier de Mons. 
f Calcaire grossier de Cuesmes. 



système 
landenien 



SYSTÈME 
MONTIEN. 



Il ne serait guère possible de parler ici de toutes les notices que 
Briart publia en collaboration avec son ami Cornet ; nous appelle- 
rons cependant l'attention sur le mémoire : Sur le relief du sol en 
Belgique après les temps paléozoïques . 

Briart décéda le 15 mars 1898, regretté de tous ceux qui l'avaient 



VIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

connu ; sa mort fut une grande perte pour les sciences qui nous sont 
chères. 

La Société royale Malacologique regrette en lui son ancien Prési- 
dent, et ses membres, le collègue illustre qui fut leur ami. Réunis- 
sons-nous tous et rendons un hommage respectueux à sa mémoire si 
honorée. 



MEMOIRES 



COMPTE RENDU 



DE L'EXCURSION ANNUELLE 



DE LA 



SOCIETE ROYALE M A L ACO LOGIQ U E DE BELGIQUE 

AUX ENVIRONS DE NAMUR LES 29 ET 30 AOUT 1897 



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SEANCE DU 6 MAI 1899 



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La course à Vedrin, Bouge, Fayat, Velaine, Bois-de-Villers et 
Saint-Héribert avait pour but de vérifier, au moyen de quelques 
exemples, la classification que j'ai essayé d'introduire dans les sables 
tertiaires de la Haute-Belgique. 

Les sables et argiles des provinces de Namur et de Liège, faute 
de fossiles, n'avaient pu jusqu'ici être nettement rapportés aux étages 
tertiaires du Brabant et du Limbourg. On avait même essayé d'ex- 
pliquer les difficultés que présente leur détermination par des phéno- 
mènes spéciaux à la région et des sédimentations indépendantes de 
celles de la Basse-Belgique. 

Il semble pourtant, à première vue, que notre pays est trop petit 
pour que des mers ayant l'ampleur des mers tertiaires aient subi des 
modifications fondamentales sur l'espace de quelques kilomètres qui 
sépare Namur de Bruxelles. Or, l'observation directe vient de 
confirmer cette hypothèse, et je crois pouvoir dire aujourd'hui que 
toutes les formations tertiaires du voisinage de la Meuse et de la 
Sambre sont des lambeaux des grandes nappes que l'on observe dans 
les régions septentrionales du pays. 



4 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Il n'existait guère au sujet du terrain tertiaire du Condroz que 
deux observations assez précises : la première, que l'argile réfractaire 
d'Andenne renferme les mêmes plantes que les lignites du Rhin ; la 
seconde que les sables fins de Rocour, près Liège, se poursuivent iden- 
tiques jusqu'aux environs de Namur. 

Toutefois, on ne connaît pas l'âge exact des sables de Rocour. 
Dumont les rangeait dans son Tongrien inférieur et aujourd'hui on se 
contente de les classer vaguement avec l'argile d'Andenne dans l'Oli- 
gocène, sans pouvoir dire s'ils se rapportent au Tongrien, au Rupe- 
lien ou au Bolderien. 

J'ai déjà montré dans un autre travail pourquoi les lignites du 
Rhin et les argiles d'Andenne appartiennent, non à l'Oligocène, mais 
au Pliocène et au Pliocène le plus récent ( l ). Je vais essayer de 
prouver que le sable de Rocour n'appartient pas davantage à l'Oligo- 
cène et se rattache plutôt à l'Éocène moyen, c'est-à-dire au calcaire 
grossier de Paris. 

Avant d'être arrivé à cette dernière solution, j'ai cherché à établir 
la succession normale et régulière des différents étages tertiaires du 
Condroz. 

Par suite des difficultés d'observation, ce classement est très 
compliqué, mais je crois être arrivé cependant à des résultats satis- 
faisants. 

J'ai reconnu d'abord que Vargile d'Andenne se trouve toujours au 
sommet de la série, et qu'elle passe insensiblement par le bas à un 
sable très pur, employé à la fabrication du verre et souvent interstra- 
tifié de lignite, lequel sable a pour base un lit important de petits 
cailloux de quartz blanc. 

J'ai proposé le nom de limburgien pour cet ensemble que je consi- 
dère comme le prolongement du sable de Moll et des argiles tertiaires 
de la Campine. 

Sous les cailloux blancs vient X argile du fort de Hollogne, que l'on 
rencontre en un grand nombre de points du Condroz. Toutefois 
lorsque le ravinement des cailloux blancs a été très énergique, cette 
argile, qui ne paraît guère dépasser 2 ou 3 mètres d'épaisseur, manque 
entièrement et les cailloux blancs limburgiens reposent alors direc- 
tement sur un des deux termes suivants. 



(*) Annales de la Société géologique, t. XXV, année 1898 (Le sable tertiaire de 
la province de Namur et le sable de Moll, par G. Velge). 



MÉMOIRES 5 

L'argile de Hollogne passe inférieurement à une assise assez peu 
puissante de sable glauconifère avec bandes grossières et graveleuses, 
bien visible, par exemple, à Bierset et ce dernier surmonte le sable de 
Rocour à grains fins, avec silex ou cailloux roulés à la base, exploité 
en de nombreuses sablières aux environs de Liège, de Huy, deNamur, 
de Dinant et dans tout l'Entre-Sambre-et-Meuse. 

Nous avons donc la série suivante, de haut en bas : 

1. Argile d'Andenne ) 

2. Sable de verrerie > étage limburgien. 

3. Cailloux de quartz blanc ) 

4. Argile de Hollogne. 

5. Sable glauconifère de Bierset. 

6. Sable de Bocour. 

7. Bief à silex, graviers, cailloux, 

En l'absence de fossiles, aucun des quatre termes inférieurs ne peut 
être comparé paléontologiquement à l'argile ou au sable rupeliens, 
pas plus qu'à l'argile de Hénis du Tongrien supérieur ou au sable de 
Grimmertingen du Tongrien inférieur. On peut même dire que cette 
absence de fossiles suffirait à elle seule à démontrer que la série de la 
Meuse est différente de la série rupelo-tongrienne du Limbourg, 
cette dernière étant presque toujours fossilifère. 

Au point de vue pétrographique, l'argile grise ou brune de Hol- 
logne n'a aucune ressemblance avec l'argile vert intense de Hénis, et 
le sable blanc à grains fins, non glauconifère, de Bocour ne rappelle 
en rien le sable vert à grains plus gros et glauconifère de Grimmer- 
tingen. 

On ne peut comparer minéralogiquement le sable de Bocour qu'à 
une certaine assise non fossilifère qui se trouve sous le sable de Grim- 
mertingen et qui repose sur leHeersien, leLandenienou leBruxellien, 
entre Tongres et Tirlemont, assise dont l'âge n'a jamais été déter- 
miné, bien qu'elle soit généralement qualifiée tongrienne inférieure. 

Il n'y a donc aucune raison stratigraphique, minéralogique ou 
paléontologique pour ranger le sable de Bocour, le sable de Bierset 
et l'argile de Hollogne dans l'Oligocène. 

Je suis loin de contester l'identité du sable de Bocour et du sable 
que l'on considère généralement comme tongrien inférieur aux envi- 
rons de Tirlemont et de Jodoigne, mais je pense que l'une formation 
comme l'autre est plus ancienne que le Tongrien. 



6 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Je commencerai ma démonstration par l'interprétation des coupes 
de Fayat et de Velaine. Dans ces deux localilés on observe, reposant 
directement sur le calcaire carbonifère, une douzaine de mètres de 
sable, recouvert, d'après les endroits, d'un ou deux mètres d'épais- 
seur de grès exploité pour en fabriquer des pavés. Ces grès à grains 
fins, assez semblables à ceux de Tirlemont, avaient d'abord fait 
penser à André Dumont que toute la formation est landenienne, mais 
la découverte d'un fossile bruxellien, Lucina volderiana, le firent 
changer d'avis, et la carte géologique de 4851 ne renseigne, en défi- 
nitive, que du Bruxellien au Fayat et à Velaine. 

On peut s'assurer facilement, du reste, que les 7 ou 8 mètres infé- 
rieurs sont des sables bien semblables aux gros sables bruxelliens de 
Tilly et de Mont-Saint-Guibert. 

En 1887, M. Rutot découvrit dans le même grès des Nummulites 
lœvigata et il en prit texte pour confirmer la manière de voir de 
Dumont. 

Pourtant N. lœvigata n'a jamais été trouvée en Belgique, ailleurs 
que dans l'étage laekenien. Il est vrai qu'elle s'y trouve généralement 
à l'état roulé, ce qui permet, jusqu'à un certain point, de supposer 
qu'elle provient originairement de quelques bancs de la partie supé- 
rieure de la formation immédiatement plus ancienne, laquelle est la 
bruxellienne. 

M. Rutot crut donc avoir affaire au Fayat et à Velaine à Nummu- 
lites lœvigata in situ. 

Il y avait cependant plusieurs raisons pour croire le contraire. 

D'abord, les fossiles en question étaient dans un état de mauvaise 
conservation tel qu'il était impossible d'apprécier si les nummulites et 
les lucines étaient in situ plutôt que roulées. 

Ensuite, le grès du Fayat n'a pas le faciès bruxellien. 

Et, enfin, il existe à trois mètres sous le grès un banc de graviers 
et de cailloux roulés qui le sépare nettement des gros sables inférieurs 
à faciès de Mont-Saint-Guibert. 

Jamais on ne trouve, au milieu du Bruxellien, un pareil horizon, et 
les célèbres graviers, base du Laekenien ou du Wemmelien des environs 
de Bruxelles, ne sont pas aussi vigoureusement accentués que celui-ci. 

Le gravier montre qu'il y a au Fayat et à Velaine deux formations 
géologiques superposées, et comme l'inférieure est bruxellienne, la 
seconde doit appartenir à quelque étage plus récent, laekenien, 
wemmelien, tongrien. 



MÉMOIRES 7 

Mais, d'autre part, la présence de Nummulites lœvigata et de 
Lucina volderiana écarte immédiatement les deux derniers et con- 
stitue une forte présomption en faveur du Laekenien, dont le premier 
fossile est caractéristique dans le Brabant. 

Or, en examinant récemment les grès du Fayat, j'ai reconnu qu'il 
y existe non seulement N. lœvigata, mais deux autres espèces plus 
petites de nummulites, et j'ai cru reconnaître dans la plus petite et 
la plus abondante des deux, une espèce ne descendant jamais dans le 
Bruxellien, répandue à des millions d'exemplaires dans le Laekenien 
de Westerloo et ne remontant pas plus haut que la base du Wemme- 
lien, savoir Nummulites variolaria. 

Les sables supérieurs et le grès du Fayat et de Velaine, ne peuvent 
donc être que laekeniens. 

Quant à l'espèce de grandeur moyenne {Nummulites Heberti?), j'en 
ai recueilli une semblable non loin de Huppaye, à l'est du château de 
la Ramée, dans un banc pierreux situé un peu au-dessus du sable 
bruxellien, à la base d'un sable que Dumont considérait comme 
laekenien, et qui paraît l'être en effet. 

Ce dernier point est très important en ce que sur la nouvelle carte 
géologique, ce sable de la Ramée dans lequel j'ai trouvé la nummulite, 
a été qualifié tongrien in férieur comme celui deRocour,deWaremme, 
de Tirlemont, de Lovenjoul, de Holsbeek. 

Si Ton songe que Velaine-Fayat, Huppaye, Tirlemont et Westerloo 
sont sur une direction presque droite ; 'que l'on trouve en tous ces 
points du sable bruxellien, surmonté d'un sable fin qui est laekenien 
à Fayat et à Westerloo, qui l'est également à Huppaye, d'après 
Dumont et d'après l'observation ci-dessus; si l'on songe, d'autre part, 
que jamais aucun motif n'a été produit en faveur de l'âge tongrien du 
sable fin à Tirlemont, il est bien permis de supposer que ce dernier 
est laekenien lui-même et qu'il en est de même de tous ces sables fins 
de la Hesbaye, qui ont jusqu'ici passé pour tongriens inférieurs, 
depuis Louvain jusque Rocour. 

Cette conclusion est, du reste, bien d'accord avec une autre démon- 
stration que j'ai publiée précédemment, savoir que ces mêmes sables 
supposés tongriens inférieurs à Corbeek-Loo sont surmontés d'argile 
wemmelienne, c'est-à-dire d'une assise d'âge éocène supérieur. 

Il est une autre observation bien digne de remarque, c'est que 
dans l'Entre-Sambre-et-Meuse et jusqu'aux portes de Givet, on a 
trouvé des grès avec Nummulites lœvigata dans une région où je n'ai 



8 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

jamais reconnu que trois étages tertiaires, le Limburgien, l'argile de 
Hollogne et le sable de Rocour, ce dernier reposant directement sur 
le Primaire. 

Ces grès à nummulites ne peuvent donc provenir que de l'une de 
ces trois assises, de la dernière évidemment. 

On peut faire la même remarque pour le Limbourg hollandais. 
L'étage tertiaire le plus inférieur y est constitué, comme autour de 
Liège et de Namur, par le même sable de Rocour. Or, des Nummu- 
lites lœvigata y ont été trouvées jadis au nord de Fauquemont, dans le 
terrain tertiaire. 

Les Grosses Pierres de Hollogne sont, comme on sait, des grès du 
sable de Rocour. Elles équivalent, par conséquent, au grès laekenien 
du Fayat. 

Si la démonstration qui précède est concluante, il en découle évi- 
demment que le sable de Bierset et l'argile de Hollogne, lesquels se 
poursuivent d'un côté jusque Aix-la-Chapelle, et de l'autre jusque 
Dinant et Chimay, sont le prolongement du sable et de l'argile 
du Wemmelien de Louvain, de Tervueren et de Bruxelles. 



BULLETIN DES SÉANCES 



^T. xxxiii, 1898 



BULLETIN DES SÉANCES 



DE LA 



SOCIÉTÉ ROYALE MAIAC0L0GIQUE 



DE 



BELGIQUE 



Séance du 8 janvier 1898 

PRÉSIDENCE DE M. É. HENNEQMN 

La séance est ouverte à 20 heures. 

Sont présents : MM. É. Hennequin, membre du Conseil; baron 
0. van Ertborn et H. de Cort, secrétaire général. 

MM. J. Carletti, É. Fologne, S. Putzeys et É Vincent se font 
excuser. 

Bibliothèque. 

Don : Nouvelles observations sur le terrain quaternaire et notam- 
ment sur les relations chronologiques du sable de la Flandre et du 
limon de la Hesbaye, par G. Velge. (Ex : Ann. [Mém.] Soc. géol. 
Belg., XXV, Liège, 4897.) 

Des remerciements sont votés à l'auteur. 



IV 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Communication. 

Le Secrétaire dépose, au nom de l'auteur, le travail suivant : 

DIAGNOSES DE QUELQUES COQUILLES ET D'UN GENRE NOUVEAU 
PROVENANT DE L'ÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO 

Par le D r PUTZEYS 

Limicolaria wathenensis 

Testa obtusa, anguste perforata, conico-turrita , 
tennis, striatula, comea, flammulis fulvis parnm 
distinctis irregnlariter maculata; anfractibns 7 con- 
vexiusculis , sntura leviter crenulata, supremis 
regnlaribus , ultimo dïlatato , spirce altitndinem 
panlo snperante; apertnra ovali, verticali, ïabro 
acuto; columella albescente, incurvata , margine 
columellari super perforationcm reflexa et fere 
basim attingente. 

Longitud. testée, 38 mill.; diam. lestas, 18 mill.; 
longitud. aperturas, 18 mill. 

Wathen. 

Limicolaria paludosa. 




Localité 



Testa anguste perforata, oblongo turrita , solidula, nitida, stria- 
tula; spira elongata, apice obtuso; sutura parum 
profunda, sat regulariter crenulata; anfractibus 
7-7 1 j 2 convexiusculis , strigis- latis seu flammis 
sinuosis interdum confluentibus et sœpissime eva- 
nescentibus ornatis, 4 ï j B primis cornets seu vinoso- 
rubescentibus , lineis spiralibus irregnlariter et 
discretissime decussatis, sequentibus flavescentibus ; 
ultimo 3 j 4 peripheriœ obtuse angulato. Apertura ova- 
lis, basi altenuata, labro acuto, intus lactescente, 
strigis externis vix translucentibus ; columella stricta, 
verticali, atroviolacea, margine super perforationem 
reflexa. 

Longilud. testas, 35 mill.; diam. testas, 45 mill.; longitud. 
aperturas, 15 mill. 

Localité : Bena Bendi. 




BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 



Limicolaria distincta. 



Testa auguste perforata, conico turrita, solidula, 
striatula; spira turrita, apice obtuso; sutura leviter 
crenulata; anfractibus 7-7 */? convexiusculis, flavido- 
fucescentibus , slrigis aut flammulis angustis, secundum 
accretiones sœpissime decurrentibus , supra suturam 
latioribus, irregulariter pietis; ultimo oblongo, basi 
attenuato, strign vel flammulis medio plus minusve 
latiusculis, supra peripheriam interdum furcillatis. 
Apertura elliptica, basi attenuata, labro acuto, intus 
lactescente; columella fusca, leviter arcuata, margine 
super perforationem reflexa. 

Longitud. testée, 37 mill.; diam. testse, 16 mill.; longitud 
aperturse, 15 mill. 

Localité : Bena Bendi. 




Limicolaria congolanica. / 

Testa peranguste perforata, oblongo turrita, tenuis, striatula; 
spira turrita, apice obtuso, sutura leviter crenulata; 
anfractibus 7 convexiusculis , flavescentibus aut fla- 
vido - fuscescentibus , flammulis vel lineolibus fuscis 
irregularibus, longitudine variabilissimis , supra 
suturam sœpissime confluentibus et latioribus, 
ornatis; ultimo oblongo, basi dilatato, coloratione 
in duabus partibus ad peripheriam abrupte diviso : 
postice % ut supra colorato, antice separatis lineis vel 
flammulis confluentibus picto. Apertura subtrape- 
zoidalis, basi dilatata; labro acuto, trànslucido, minu- 
tissime reflexo, ocracea margine tenuiter limbato. 
Columella crassiuscula, torta, ocroviolacea, margine 
columellaris super perforationem reflexa. 

Longitud. teslae, 39 mill.; diam. testée, 17 mill.; longitud., 
aperturœ, 17 mill. 

Var. Lineolata : Lineolibus fuscis secundum incrementes decur- 
rentibus, totam superficiem testée decorantibus. 

Localité : Wathen. 




VI 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Genre Perideriopsis. 

Testa Perideribus primo visu simillima, sed ab illis ex apertura 
intus incrassata et perforatione discrepans. — Typus : Perideriopsis 
umbilicata. 

Perideriopsis umbilicata. 

Testa perforata, conico turrita, solidula, nitidula, 
striatula, lineis spiralibus discretis irregulariter et 
subtilissime sœpius deeussata. Spira elongata, 
conica, apice obtuso; sutura impressa, tenuiter rugu- 
losa; anfractibus 7-8 convexiusculis , supremis albis 
seu roseis, sequentibus leviter flavescentibus , strigis 
aut flammulis fulvis seu castaneis irregulariter orna- 
Us, ultimo subangulato, basiluieo vel castaneo picto, 
infra angulum albo fasciato. Apertura trapezoidalis , 
subcanaliculata ; labro acuto, basi perspicue reftexo, 
intus incrassato; columella callosa, recta, verticali, 
alba seu violascente; marginibus callo tenuissime 
junctis, columellari super perforationem reflexa. 

Longitud. testas, 40-45 mil!,; diam. testge, 15-18 mill.; longitud. 
aperturge, 15-18 mill. 

Localité : Bena Bendi. 





Pyrgophysa nyangweensis. 

Testa sinistrorsa, auguste perforata, elongata, apice 
obtusa, tenuis, slriato-costulata, pallide cornea. An frac- 
tibus 5 1 \ 2 convexis et omnibus superne obtuse angu- 
latis, ultimo basi attenuato; sutura profunda; apertura 
oblonga, obliqua, antice et postice attenuata; columella 
subtorta, margine columellari supra perforationem 
reflexa; marginibus callo junctis. 

Longitud, testse, 9 mill.; diam. testas, 3 mill.; 
longitud. aperturse, 4 mill. 

Localité : Ruisseau à Nyangwé. 



La séance est levée à 20 h. 45. 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1898 VII 

Séance du 12 février 1898 

PRÉSIDENCE DE M. J. CROCQ 

La séance est ouverte à 20 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; É. Fologne, É. Henne- 
quin, R. Maroy, E. Van den Broeek, baron 0. van Ertborn, 
É. Vincent, J. Weyerset H. de Gort, secrétaire général. 

M. L. De Pauw se fait excuser. 

Les procès-verbaux des séances des 13 novembre et 11 dé- 
cembre 1897 et 8 janvier 1898 sont adoptés. 

Correspondance. 

La Société enregistre le décès de M. François Roffiaen, membre 
fondateur et ancien président, survenu à Ixelles le 25 janvier. 

Des condoléances seront adressées à la famille au nom de la Société, 
et M. Fologne rédigera une notice biographique destinée aux Annales. 

La Société prend aussi connaissance du décès de deux de ses 
membres effectifs : MM. J. Ballion et G. Gluysenaar. 

Le Secrétaire est chargé d'exprimer aux familles les regrets de 
la Société. 

M. A. De Quanter fait don de son portrait pour l'album de la 
Société. 

L'Académie royale des sciences de Belgique fait parvenir le pro- 
gramme des concours institués par elle pour 1898 et pour 1899. 

La question relative à la stratigraphie, déjà posée pour 1897, est 
maintenue comme suit pour 1899 : 

Expose? 7 les changements apportés à la classification des dépôts 
qui constituaient le système laekenien de Dumont et dont la plupart 
sont habituellement rapportés à l'éocène supérieur. Appuyer de 
preuves nouvelles la classification adoptée. 

Bibliothèque. 

Don. — J. Toubeau : Salure progressive d'eaux artésiennes (Ex : 
Rev. de l'Univ. de Bruxelles, 1897). 

Des remerciements sont votés à notre collègue. 

M. William E. Hoyle, conservateur du Musée de Manchester, Owens 



VIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Collège, fait parvenir le catalogue de la collection de coquilles 
recueillies à Lifu et Uvea par M. et M me Hadfield. [Remerciements.) 

Communications. 

SUR L'ALLURE GÉNÉRALE DES GRANDS BANCS D'ARGILE 
DANS LE « CENTRE-NORD » DE LA BELGIQUE 

Par le baron van ERTBORN 

Un sondage exécuté à Westerloo et arrêté momentanément à 
172 mètres de profondeur dans les sables de l'éocène moyen, nous 
a amené à étudier l'allure générale des grands bancs d'argile dans 
la partie centre-nord du pays. 

Tous les sondages entrepris à l'ouest du méridien d'Aarschot, 
y compris celui de cette ville, ont rencontré l'argile ypresienne ; plus 
à l'est, à Zeelhem, à Kermpt, à Hasselt, cette formation a fait complè- 
tement défaut. 

Près de la surface du sol, la limite orientale de l'ypresien ne paraît 
pas dépasser le méridien de Lovenjoul, localité située entre Louvain 
et Tirlemont. 

Le problème à résoudre est donc celui-ci : A-t-on chance de 
rencontrer à Westerloo, situé à peu près sous le méridien de Tirle- 
mont, en dessous des sables de l'éocène avec grès, l'argile ypresienne 
et plus bas la nappe aquifère qu'elle recouvre? Cette nappe aquifère 
est située à la partie supérieure du landenien. 

Avant d'étudier l'allure générale de l'argile ypresienne, nous 
examinerons d'abord celle des deux grandes assises argileuses d'âge 
plus récent. 

Les sondages exécutés à Anvers et dans sa banlieue ont toujours 
rencontré deux grands bancs d'argile. 

Le premier est l'argile de Boom, bien connue; le second a été 
rapporté à l'argile glauconifère des environs de Bruxelles. Ajoutons 
que jusqu'à présent aucune preuve paléontologique n'est venue 
corroborer cette opinion. Les fossiles doivent être extraordinairement 
rares dans cette formation argileuse, car jusqu'à présent, nous n'en 
avons reconnu aucune trace. 

Il n'y a pas lieu de désespérer cependant, car ce n'est que récem- 
ment que la découverte du Pecten stetinensis a permis de rapporter 
définitivement au rupelien inférieur la couche sableuse qui sépare 
les deux couches d'argile. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 IX 

L'argile de Boom ne paraît pas, dans le voisinage de l'Escaut, 
dépasser vers le sud la ligne Rupel-Durme. Elle a dû s'étendre au 
moins à 20 kilomètres plus loin, comme nous le verrons plus loin. 
Les érosions quaternaires l'auront fait disparaître. 

Le tableau ci-annexé nous permettra d'étudier son allure générale ; 
on y voit qu'à la station de Saint- Nicolas on la trouve à la cote — 4, 
au fort de Rupelmonde à la cote — .1, à Boom vers la cote 0. 

Cette base se relève donc vers l'ouest, car à Cruybeke, situé à 
42 kilomètres à l'est et sous le même parallèle, elle se trouve à la 
cote — 31; ce relèvement vers l'ouest est donc de 2 m 25 par kilo- 
mètre et à 2 kilomètres à l'ouest de la station de Snint Nicolas, elle 
doit se trouver à peu près à la cote 0. Il en est de même dans la partie 
sud de cette ville, à la limite sud du fort de Rupelmonde et à Boom, 
ce qui nous permet de tracer sur la carte un grand arc de cercle 
dont la concavité est tournée vers le nord. 

Cette inclinaison vers l'est s'accentue encore de Cruybeke vers 
Hoboken, localité située sur le prolongement de la ligne Saint- 
Nicolas-Cruybeke, et à 1,300 mètres seulement vers l'est l'enfon- 
cement de la base de l'argile de Boom est déjà de 6 mètres. 

Il en est de même dans l'enceinte de la ville d'Anvers, où les son- 
dages n os 10 et 11, situés sous le même parallèle et distants d'environ 
2,500 mètres, révèlent une inflexion de 43 m 50 ou de 5 m 40 par kilom. 

Il résulte de ces faits que dans la banlieue d'Anvers, l'argile de 
Boom penche vers le nord- nord-est. Ce fait vient d'être corroboré sur 
de grandes distances par les sondages d'Heyst-op-den-Berg et de 
Westerloo, où la base de l'argile de Boom a été atteinte respective- 
ment aux cotes — 59.6 et — 95.2. 

De Boom à Heyst-op -den-Berg, localités distantes de 25 kilomètres, 
situées sous le même parallèle, l'inflexion vers l'est est de 2 m 40 par 
kilomètre, soit un peu plus forte que de Saint-Nicolas à Cruybeke. 

D'Heysl à Westerloo, nous trouvons la même pente kilométrique 
de 2 m 40. Notons cependant que la seconde localité est située un peu 
plus au nord que la première. De ces données, il est facile de déduire 
l'angle que la ligne de pente fait avec le méridien. 

Les points situés au sud d'Anvers nous donnent un angle oriental 
de 25° 39' et les points extrêmes Anvers- Westerloo 2G° 35'. 

La différence est donc minime. 

Ce n'est pas sans surprise qu'à Heyst-op-den-Berg nous avons 
découvert le niveau de la base de l'argile vers la cote — 60 et à 
Westerloo à la cote — 95. 



X SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Nous avons indiqué au bas du tableau un point nommé Kleyn 
Heyde, situé à l'angle sud-ouest de la planchette de Lubbeek, où la 
base de l'argile se trouve à la cote +95. 

La distance qui sépare Kleyn-Heyde de Westerloo est de 31 kilo- 
mètres, la différence de niveau de la base de l'argile étant de 
190 mètres, la pente kilométrique dans cette direction est de 6 m l 1. 
La ligne fait un angle de 17° 13 ; avec le méridien et passe dans le 
voisinage d'Aarschot, soit à 2 kilomètres vers l'est. 

En tenant compte de l'inflexion de la ligne Kleyn-Heyde- Westerloo, 
celle-ci passera sous le parallèle d'Aarschot à là cote — 21.50 et la 
base de l'argile se trouvera sous cette ville située à 2 kilomètres à 
l'ouest, à la cote — 16.70. Elle s'y trouve en réalité à la cote — 19.8. 
L'approximation s'élève donc à 3 mètres ; ce résultat peut être con- 
sidéré comme très satisfaisant. 

En continuant donc notre chemin vers l'est, la base de l'argile R 2 
doit se trouver à la cote au sud d'Aarschot, sous le parallèle de 
50° 57' 30", au sud de Zeelhem à 50° 56', de Kermpt à 50° 55' 15' ' 
et de Hasselt à 50° 55'. 

De Saint- Nicolas à Hasselt, nous l'avons suivie sur un parcours 
de plus de 90 kilomètres. En tenant compte de l'épaisseur réduite 
de l'argile à Kleyn-Heyde, où elle n'est plus que de 5 mètres* quoique 
recouverte par le bolderien, il nous est permis de conclure que son 
extension vers le sud ne doit pas avoir dépassé de beaucoup une ligne 
parallèle à celle de la base à la cote et distante d'une vingtaine de 
kilomètres. 

L'épaisseur maxima de l'argile dûment constatée est de 63 m 70 ; 
il y a bien les sondages fort anciens du camp de Brasschaet et du 
château de Norderwijck, où sa puissance aurait dépassé 100 mètres, 
mais nous n'avons pu recueillir aucun renseignement précis à ce sujet. 

Nous en arrivons à présent au second banc d'argile, rapporté à 
l'argile glauconifère des environs de Bruxelles et dont l'extension vers 
le sud est beaucoup plus considérable que celle de l'argile de Boom. 

On constatera, dans le tableau ci-annexé, que sur la rive gauche 
de l'Escaut cette assise est beaucoup plus puissante que la précé- 
dente; qu'à Anvers l'épaisseur des deux bancs est peu différente, 
avec tendance de diminution du second dans la partie orientale de 
l'enceinte de cette ville. Enfin, qu'à Aarschot, Zeelhem et Kermpt, 



BULLETIN DES SÉANCES. 



ANNÉE 1898 



XI 



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(Sud) 

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Hemixem (Saint-Bernard) .... 

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Breendonck (Termeiren) .... 
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XII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

nous ne l'avons plus rencontrée et qu'à Westerloo sa puissance se 
trouve réduite à 15 mètres, soit au quart de celle de l'argile R 2 . Il 
est donc probable que sa limite orientale ne se trouve qu'à quelques 
kilomètres de Westerloo. 

De Hamme à Saint-Nicolas, situés sous le même méridien, la base 
de l'argile glauconifère s'infléchit de 5 m 40 vers le nord, de Boom à 
Anvers-Sud de 6 m 40. Cette inflexion est plus rapide que celle de 
l'argile de Boom. 

De l'ouest à l'est, nous constatons : 

D'Anvers-Sud à Anvers-Fortin .... 2 m 40 par kilomètre. 

De Saint-Nicolas à Cruybeke (l) .... m 58 — 

De Saint- Nicolas à Hoboken l m 65 — 

D'Hemixem à Aartselaar 2 m 03 — 

De Tamise à Rupelmonde l m 72 — 

De Hamme à Boom l m 13 — 

De Boom à Westerloo . ...... l m 53 — 

En ne tenant pas compte de l'anomalie Cruybeke- Hoboken, nous 
obtenons une moyenne de l m 82, vers l'est, moindre que celle de 
l'argile de Boom, et la ligne de pente ne fait avec le méridien qu'un 
angle d'environ 20°. 

La plus grande épaisseur dûment constatée de l'argile glauconifère 
est de 62 m 80, identique, à quelques décimètres près, à celle de 
l'argile de Boom. 

A Aarschot, le sable rupelien inférieur qui, vers l'ouest, sépare les 
deux bancs d'argile, repose directement sur les sables avec grès de 
l'éocène et à Zeelhem, Kermpt et Hasselt sur le tongrien, en dessous 
duquel on n'a pas rencontré l'argile glauconifère. 

Assise ypresienne. 

Cette assise a été rencontrée à Anvers-Est à la cote — 174. 

Les sondages de Malines, de Breendonck l'ont atteint ; celui 
d'Aartselaar y a pénétré à 125 mètres sans la percer; nous n'avons 
donc aucun renseignement précis sur sa puissance dans la province 
d'Anvers ; en tous cas, elle doit être considérable. 

(') Comme pour l'argile de Boom, il y a une pente assez brusque entre ces deux 

points. 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1898 XIII 

Nous l'avons donc trouvée : 

A Malines à la cote — 51. 

A Breendonck à la cote — 55. 

A Aartselaar à la cote — 109. 

A Anvers à la cote — 174. 

De Malines à Anvers-Est, elle s'infléchit de 1 23 mètres, ou de 6 mètres 
par kilomètre vers le nord. Cette inflexion paraît s'accentuer dans cette 
direction, car d'Aartselaar à Anvers elle est de 8 m 60 par kilomètre. 

Nous avons dit précédemment que l'assise ypresienne ne paraît 
pas dépasser vers Test le méridien de Lovenjoul. Se trouve- t-elle 
dans le sous-sol de Westerloo situé à l'est de ce méridien, le problème 
n'est pas facile à résoudre, car les données font à peu près défaut. 

Nous avons observé l'ypresieii sous le même parallèle : 

A. Alosi : A. Vilvorde : A. Wjrgmael : 

De —3.7 à —93. De +3 à —90. De —25 à —74. 

Ép. : 89 m 70. Ép. : 93 mètres. Ép. : 50 mètres. 

Sa puissance vers l'est, de Vilvorde à Wygmael, se réduit donc de 
43 mètres, soit de 2 m 15 par kilomètre. 

Dans la direction du nord-est, nous avons observé : 

A Louvain 43 mètres. 

A Kesselloo 50 — 

A Wygmael 49 — 

A Aarschot 47 — 

Dans cette direction, la puissance de la couche est à peu près 
constante; prolongée vers le nord, cette ligne passe non loin de 
Westerloo. 

Il est donc probable que l'argile ypresienne se trouve en sous- sol 
de cette localité, mais sa situation sous le méridien de Tirlemont fait 
présumer que la puissance de l'assise y sera fort réduite. 

M. Mourlon a signalé dernièrement dans les Bulletins de l'Académie, 
la découverte d'ossements de mammouth sur les hauts plateaux. 

Je crois utile de rappeler à cette occasion l'attention sur le 
gisement du mammouth à Lierre et sur celui des bois de renne 
silicifiés j 1 ) dans les argiles de la Gampine, à Ryckevorsel. Ces 
bois portent la trace de coups de hachette. 

(') Anvers à travers les âges, p. xxn. 



XIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Le gisement du mammouth à Lierre se trouve dans le fond de la 
vallée de la Nèthe, en dessous du sable campinien de Dumont, vers 
la cote 1, et celui des bois de renne à Ryckevorsel, situé sur le 
faite de partage des bassins de la Meuse et de l'Escaut, à la cote 27 ; 
le sable campinien de Dumont recouvre les argiles et les bois de 
renne formaient un amas à 4 mètres dans l'argile, soit vers 
la cote 21. 

L'ÉMIGRATION 

CONSIDÉRÉE COMME FACTEUR DE L'ÉVOLUTION ET DE LA FILIATION DES ESPÈCES 

Considérations présentées à l'occasion d'une note de M. Locard 
sur l'extension de la faune malacologique boréale dans les profondeurs de l'Atlantique du Sud 

Par Ernest VAN DEN BROECK 

M. Van den Broeck attire l'attention sur une note malacologique 
de M. Arnold Locard, insérée dans le n° 5, du 31 janvier 1898, 
des Comptes rendus des séances de V Académie des sciences et sur les 
conséquences que l'on peut en tirer au sujet des rapports pouvant 
exister entre l'émigration et la filiation des espèces. Ce dernier sujet 
a été sommairement traité par M. Van den Broeck, il y a quelques 
années, dans une note ( ! ) insérée dans le Bulletin de la Société belge 
de géologie et la communication si intéressante de M. Locard donne 
aux observations de M. Van den Broeck un regain d'actualité, dont il 
désire profiter, avec l'assentiment de ses collègues, pour revenir sur 
le sujet naguère traité par lui, en vue de le faire discuter par les 
malacologistes. 

Abordant d'abord l'exposé fourni par M. Locard dans sa note, 
intitulée : Sur l'aire de dispersion de la faune malacologique des 
grands fonds de V océan Atlantique boréal, M. Van den Broek résume 
comme suit cette communication. 

Les campagnes du Travailleur et du Talisman ont fourni des faits 
nouveaux relatifs à la faune malacologique de l'Atlantique boréal. 
L'extension géographique de cette faune boréale s'est montrée beau- 
coup plus considérable qu'on ne le supposait et en corrélation avec 
certains éléments favorisant sa dispersion. 

(*) Renseignements fournis par la faune du Tertiaire supérieur en Belgique au sujet 
des rapports entre V émigration et la filiation des espèces, par Ernest Van den 
Broeck. (Bulletin de la Société belge de géologie, de paléontologie et d'hydrologie, 
tome VI, 1892, Proc.-verb., p. 94-97.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XV 

On connaissait certaines affinités existant entre la faune profonde 
de l'Afrique occidentale et la faune des régions subliltorales des 
régions septentrionales de l'Atlantique. 

C'est par l'équilibre des conditions de température que de tels 
liens pouvaient s'expliquer. Pour trouver dans les latitudes africaines 
un milieu rappelant celui des régions sublittorales de l'Atlantique du 
Nord, la faune malacologique n'a guère eu qu'un moyen à sa disposi- 
tion : descendre dans des fonds suffisamment bas pour se trouver à 
l'abri des températures élevées de la région côtière et littorale 
africaine. Or, cette double émigration à la fois vers le sud et vers les 
grands fonds est maintenant un fait non plus hypothétique, mais 
prouvé. Les dragages des deux expéditions précitées ont permis 
d'étendre et de compléter, sur des étendues considérables et sans 
lacunes, l'aire de dispersion d'une même faune qui, de sublittorale dans 
le nord de l'Atlantique, est devenue profonde dans des latitudes où 
auparavant on ne se serait guère attendu à trouver largement répandus 
ses représentants! Cette émigration, si elle contrarie quelque peu les 
lois habituelles de la distribution bathy métrique des espèces, se 
justifie par la persistance d'une des principales conditions du milieu : 
le maintien des basses températures. 

M. Locard montre comment « ces formes ont émigré à une époque 
relativement récente, les unes en suivant les côtes occidentales de 
l'ancien continent, longeant la Norvège, la Grande-Bretagne, la 
France, la péninsule ibérique, les côtes du Maroc et du Sénégal. 
Elles ne se sont pas propagées directement dans la mer du Nord, 
car le seuil qui s'étend des Orcades vers la Scandinavie n'a pas 
été franchi par elles; mais quelques-unes ont pu arriver dans la 
Manche, traverser le Pas-de-Calais, et s'étendre jusqu'à la Belgique 
et la Hollande, ou remonter le long des côtes orientales de l'Angle- 
terre ». La péninsule ibérique et la fosse profonde qui la précède, 
constituant les bas-fonds localisés du golfe de Gascogne, ont l'une 
servi de barrière et l'autre d'amorce à un certain nombre de ces 
formes venues du nord, qui se sont fixées dans ces parages favorables, 
dont la faune s'est ainsi enrichie d'une manière remarquable. « Mais 
l'obstacle franchi, ajoute M. Locard, plus rien n'arrêtait ces formes 
du nord dans leur expansion le long des côtes du Maroc, du Sahara, 
de la Sénégambie. Passant au large, elles vont alimenter la faune 
des Açores, des Canaries, du cap Vert; quelques-unes vont même se 
perdre plus au sud, aux îles de l'Ascension et de Sainte- Hélène. » 



XVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

L'auteur signale ensuite qu'aux approches de la Guinée, le milieu 
change radicalement : courants chauds à allures opposées, relief 
géographique différent, etc. C'est là le terminus du mouvement 
migrateur vers le sud. 

Si l'on examine ensuite ce qui se passe le long de la côte orientale 
du nouveau continent, on y retrouve exactement le même phéno- 
mène. La faune, d'abord sublittorale, de l'Atlantique du Nord, partant 
du même centre radiant, se dirige, en passant par l'Islande, le 
Groenland méridional et les côtes de la Nouvelle-Angleterre, vers 
les régions de plus en plus profondes qui font face à la Virginie et 
à la Floride. Tandis qu'une partie, dit M. Locard, ira se perdre 
dans les Grandes-Antilles, l'autre se répand dans le golfe du Mexique 
et la mer des Caraïbes, régions dont elle provoque également l'enri- 
chissement faunique, et qui jouent pour cette faunule exactement le 
même rôle que le golfe de Gascogne pour la faunule de l'ancien 
continent. Quelques espèces même, continue l'auteur, descendent 
jusqu'à Pernanbuco; mais à partir de là, les conditions des milieux 
sont telles que notre faune émigrante ne peut franchir pareille 
limite. Dans ces latitudes, il y a encore une similitude frappante 
entre les faunes profondes de l'ancien et du nouveau continent, pour 
les îles du cap Vert et les autres groupes d'îles africaines, la mer 
des Sargasses, les Bermudes et les Antilles. 

L'aire de dispersion fournie par cette faune profonde à faciès boréal 
constitue une sorte de vaste triangle plus ou moins régulier, dont le 
sommet s'établit environ à une cinquantaine de mètres sous le niveau 
de la mer, au delà de l'Islande, vers le 75° de latitude nord, triangle 
dont les côtés latéraux longent l'Europe et l'Afrique, d'une part, 
l'Amérique, de l'autre, et dont la base, située à environ 15° au nord 
de l'équateur, forme dans les profondeurs de l'Océan le trait d'union 
entre l'Afrique et l'Amérique. Si cette aire faunique plonge du nord 
au sud, elle s'infléchit aussi de l'ouest à l'est, car l'angle de base qui 
confine à l'Afrique est situé environ vers 2 kilomètres de profondeur 
sous le niveau des mers, alors que l'angle opposé, ou angle américain, 
se relève vers 800 mètres environ. 

Tel est l'exposé fourni par M. Locard et qui a suggéré à M. Van 

den Broeck quelques réflexions qu'il désire exposer sommairement. 

La constance de température est certes — surtout pour une faune 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XVII 

des régions froides — un élément important favorisant, dans une 
certaine mesure, la possibilité d'un phénomène accentué d'émigra- 
tion, aidé soit par les courants, soit par d'autres causes. Mais les 
modifications du substratum d'habitat, des ambiances biologiques de 
nourriture et autres, et surtout celle des conditions bathy métriques 
lui paraissent constituer des facteurs de variation suffisants, après un 
certain temps, pour amener, par évolution lente, l'apparition de 
formes nouvelles : variétés d'abord, espèces ensuite. Il serait donc 
fort intéressant, dit M. Van den Broeck, de s'attacher à l'étude de 
ces variations, si minimes qu'elles puissent paraître, de noter dans 
quel sens elles s'opèrent, de rechercher dans leurs diverses manifes- 
tations, en rapport avec les influences de milieu autres que la tempé- 
rature, l'origine des formes et espèces nouvelles qui, semble-t-il, ne 
peuvent manquer d'apparaître après un pareil phénomène de disper- 
sion et d'émigration. 

Bien certainement, dit M. Van den Broeck, que de pareils phéno- 
mènes se sont produits à maintes reprises dans les temps géologiques. 
Combinons-les avec l'action indiscutable des oscillations séculaires du 
sol et du fond des mers, qui à leur tour tendent, l'émigration accom- 
plie, soit à faire réapparaître par exhaussement relatif, ou parfois 
même accentué, du fond des mers, les conditions bathymétriques 
d'origine, avec adaptation graduelle à des températures qui iront en 
s'accroissant avec le relèvement, soit encore à amener des conditions 
de milieu nouvelles et distinctes de ce qui s était présenté naguère. 
Qu'en résultera-t-il? La création graduelle — après épuration par 
non-adaptation et extinctions partielles d'une partie des éléments fau- 
niques — de faciès nouveaux, de groupes d'espèces dont les ancêtres 
réels et bien différents déjà, doivent être cherchés géographiquement 
bien loin de leurs descendants, émigrés, dispersés et diversement 
influencés par de multiples facteurs opérant différemment. 

C'est de cette manière que Y émigration, que l'on pouvait croire 
s'opérer uniquement en vue de sauvegarder et de protéger contre 
l'adaptation ou l'anéantissement les formes spécifiques, tend aussi, 
grâce aux influences nouvelles et diverses qu'elle ne peut manquer 
de provoquer, à favoriser révolution et l'apparition des types nou- 
veaux et par conséquent la création des « espèces ». C'est la thèse 
que M. Van den Broeck exposait d'ailleurs en 1892, dans des termes 
qui vont être reproduits intégralement ci-dessous. 

tome xxxiii, 1898 2 



XVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Van den Broeck y adjoint toutefois cette remarque complémen- 
taire que l'on aurait tort de croire qu'un retour aux conditions 
bathymétriques ancestrales, après dispersion par émigration, aurait 
comme conséquence la réapparition, après variation et évolution 
corrélatives au stade d'habitat en profondeur, des types primitifs. 

En effet, la conséquence finale du phénomène d'émigration aura 
été — malgré le retour, par suite d'oscillations du sol et du lit mari- 
time, aux conditions bathymétriques dudit lieu d'origine — d'amener 
les tribus déplacées dans des régions à température différente de celle 
du lieu d'origine, et de leur fournir par conséquent un autre climat. 
C'est déjà là un facteur de variation qui aura compensé la disparition 
du facteur différentiel bathymétrique. De plus, l'évolution, cela est 
nettement prouvé aujourd'hui, n'est nullement régressive. 

Le retour, mais en climat plus chaud, aux conditions bathymé- 
triques ancestrales, donnera donc lieu à des types nouveaux. 

Voyons ce qui adviendra d'un groupe d'espèces boréales ou 
arctiques vivant, à une époque A, dans des profondeurs sublittorales 
d'une cinquantaine de mètres, situées dans la région froide m, et qui, 
pendant l'époque B, auront émigré et seront descendues dans les pro- 
fondeurs plus ou moins accentuées et froides de la région chaude w, 
dont un phénomène de relèvement aura ensuite, pendant l'époque G, 
ramené le fond à des conditions sublittorales. Ces espèces évidemment 
auront — abstraction faite de quelques éléments trop sensibles, non 
adaptables et qui auront été éliminés — à rechercher leurs ancêtres, 
non dans le substratum géologique et biologique — qui leur est tout 
à fait étranger — de la région sublittorale de n, où elles se sont 
finalement établies, mais dans celui, fossilisé déjà à l'époque C, de la 
région lointaine m, d'où leur mouvement migrateur a rayonné 
naguère. Et ces formes sublittorales de la région n seront forcément 
différentes de celles de la région m, à cause : 1° des facteurs autres que 
la température qui auront agi évolutivement pendant les époques B 
et C ; 2° de l'impossibilité, vu la loi de non-régression vers les formes 
ancestrales, de retrouver en n les types primitifs de m, malgré le 
retour aux conditions bathymétriques ancestrales. 

C'est d'ailleurs la thèse que M. Van den Broeck exposait, dans les 
termes suivants, en 1892 : 

« M. Van den Broeck résume comme suit les rapports qu'il croit 
exister entre l'émigration et la filiation des espèces. Il pense, en 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XIX 

thèse générale, que le phénomène de l'évolution est aidé plutôt que 
contrarié par le phénomène de l'émigration. L'émigration, en effet, 
si elle a pour but de faire retrouver aux organismes des conditions de 
température, de climat, ayant varié dans une contrée donnée, fera 
changer par contre des conditions de milieu, telles que la faune et la 
flore, par conséquent les conditions de subsistance et aussi de lutte. 
Le sol également et sa constitution géologique, lithologique et 
physique seront généralement différents là où l'organisme aura trans- 
féré son aire de nouvel établissement. 

« N'est-il pas évident que des êtres qui, pour retrouver un climat 
leur convenant, auront envahi des régions où les conditions de 
subsistance, de lutte et de milieu ambiant diffèrent de celles de leur 
aire primitive de distribution, devront nécessairement se transformer 
et évoluer dans de nouvelles directions? 

« La réciproque est également vraie, en ce sens que si l'orga- 
nisme, par exemple, suit l'émigration d'autres espèces qui lui sont 
utiles ou nécessaires pour sa nourriture, ou bien fuit l'invasion 
d'espèces qui lui deviennent par trop meurtrières, il peut se trouver 
dans de nouvelles conditions climatériques, auxquelles il cherchera 
alors à s'adapter. De toutes manières, la variation du milieu provo- 
quée par l'émigration doit être un facteur bien plus puissant sur 
l'évolution (par voie d'adaptation) que l'eût été le maintien de l'orga- 
nisme dans ses conditions primitives et dans sa région d'origine. 

« M. Van den Broeck pense qu'à de rares exceptions près, bien 
connues d'ailleurs, il ne faut pas chercher les ancêtres d'une faune 
donnée dans les éléments de la faune qui lui est directement sous- 
jacente, ni sa descendance dans les dépôts géologiques qui lui sont 
superposés. 

« La succession des êtres ne saurait être représentée par un arbre 
généalogique aux branches verticales traversant normalement la série 
des terrains ; c'est un fouillis de lignes brisées dont la montée ne 
s'opère qu'après maints et maints étalements obliques et souvent plus 
près de l'horizontale que de la verticale. 

« Si l'on examine, par exemple, la faune malacologique de nos 
sables miocènes, faut-il en chercher les ancêtres dans l'argile rupé- 
lienne sous-jacente, d'âge oligocène moyen? et notre faune miocène 
a-t-elle donné naissance, par voie de descendance directe sur place, 
à notre faune pliocène? 



XX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

ce Évidemment non, d'autant plus que dans le premier cas, il y a 
ici la lacune de l'Oligocène supérieur à noter. Mais ces ancêtres et ces 
affinités nous les trouverons, en ce qui concerne le Miocène belge, 
à l'est, dans les dépôts miocènes, plus anciens, de l'Allemagne du 
Nord, d'où est arrivée, vers nos plaines belges, — émergées pendant 
l'Oligocène supérieur, — la mer miocène, venue elle-même de régions 
plus méridionales. 

« Notre faune miocène, évoluant avec le temps, se modifiant avec 
le milieu a, — en progressant toujours de l'est vers l'ouest, — fait 
s'épanouir dans le Suffolk la faune, devenue pliocène et d'un caractère 
moins méridional, qui forme sa descendance naturelle. 

« C'est à l'influence réfrigérante de l'Atlantique, dont les eaux 
furent bientôt rencontrées par celles de la mer miocène venue de l'est, 
qu'il faut attribuer l'extinction des genres caractéristiques des eaux 
chaudes méditerranéennes que la mer miocène avait entraînées avec 
elle du sud-est au nord- ouest à travers le continent européen. Avec la 
disparition ou l'amoindrissement spécifique et numérique des types 
méridionaux tels que : Cancelleria, Cassis, Oliva, Conus, Ancil- 
laria, Pleurotoma, Mitra et Scalaria, coïncide le développement, 
sinon l'apparition d'autres formes telles que : Fusus, Buccinum, 
Nassa, Natica, Tellina, Venus, Artemis, Cyprina, Astarte, Nucula, 
Pecten et Ostrea, qui caractérisent plus particulièrement les eaux 
froides de l'Atlantique. 

« Si l'on considère l'ensemble des formations pliocènes du bassin 
anglo-belge, on constate que l'évolution de la faune est due à deux 
facteurs principaux; transgression des dépôts et caractère de plus en 
plus septentrional de la faune. Tandis que la partie inférieure du 
Pliocène (Coralline Crag dans le Suffolk, Diestien en Belgique, 
spécialement le niveau à Isocardia cor et les niveaux à bryozoaires) 
indique un climat encore tempéré, on voit, avec les horizons supé- 
rieurs (Red Crag et Scaldisien et, au-dessus, Crag de Norwich et sables 
à Corbula striata) ( ! ) l'influence des eaux froides de l'Atlantique du 
Nord s'accentuer rapidement, au point que, dans le dernier de ces 
horizons, des formes nettement boréales font leur apparition. Cette 
ingérence du froid coïncide avec une rentrée des eaux sur des terri- 
toires précédemment abandonnés et avec une transgression des dépôts 
en sens opposé au mouvement précédent; transgression qui a été 

(<) Appelés aussi sables à Conovolus, Poederlien, etc. 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1898 XXI 

signalée comme en coïncidence avec un abaissement du fond de 
l'Atlantique du Nord, qui auparavant communiquait moins libre- 
ment son influence réfrigérante au bassin anglo-belge. 

« De ce qui précède il résulte : 1° que les ancêtres de notre faune 
miocène ne doivent pas être cherchés dans l'Oligocène sous-jacent, 
mais vers le nord-est, dans le Miocène d'Allemagne, d'âge légèrement 
plus ancien que le nôtre ; 2° que les ancêtres des espèces pliocènes, 
surtout de celles les plus récentes de nos formations d'Anvers, ne 
doivent nullement être cherchés parmi les formes d'origine orien- 
tale, des terrains miocènes sous-jacents de nos régions, mais parmi 
les espèces pliocènes qui vers l'ouest, habitaient l'Atlantique du Nord, 
pendant le Pliocène moyen ; espèces qui, avec l'extension de ces eaux 
marines, ont pénétré dans nos parages, remplaçant ainsi les formes 
d'origine orientale et méridionale par de nouveaux éléments venus, 
par émigration, avec l'invasion des eaux du nord-ouest. 

« L'arbre généalogique de nos faunes mio- pliocènes n'est donc pas 
constitué par un tronc droit aux branches verticales plus ou moins 
ramifiées sur place; il pourrait être figuré avec plus de précision par 
un végétal rampant, aux racines traçantes qui, pendant cette période 
géologique, aurait nécessairement couvert de ses stolons les diverses 
parties de la région comprise entre l'Allemagne du Nord et les régions 
orientales d'Angleterre, avec un mouvement de retour dans la direc- 
tion du lieu de départ ( ] ). 

« M. Van den Broeck est persuadé que l'étude détaillée des 
éléments génériques et spécifiques de nos faunes miocènes et plio- 
cènes et leur comparaison avec les faunes tertiaires supérieures des 
régions voisines, fourniront la preuve que cette thèse est justifiée et 
qu'elle est appelée, entre autres, à fournir la clef de la filiation 
de nos faunes miocènes et pliocènes. » 

La séance est levée à 22 heures. 

(*) Nos derniers dépôts marins pliocènes en Belgique, ceux du Scaldisieii 
supérieurs (Poederlien ou Sables à Conoviilus, ou Sables à Corbula striata) ne 
sont pas disposés en retrait vers les rivages actuels de la mer; ils s'étendent au 
contraire beaucoup plus vers l'est, c'est-à-dire vers l'intérieur des terres, dans la 
Campine anversoise, que le dépôt sous-jacent du Scaldisieii inférieur, à Trophon 
antiquum. 



XXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Séance du 12 mars 1898 

PRÉSIDENCE DE M. J. CROCQ 

La séance est ouverte à 20 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, présidant; L. De Pauw, 
É. Fologne, E. Van den Broeck, É. Vincent, J. Weyers et 
H. de Cort, secrétaire général. 

Le procès- verbal de la séance du 12 février est adopté. 

Correspondance. 

Le Musée Francisco- Carolinum de Linz annonce le décès de son 
vice-président M. G. Obermûller. (Condoléances.) 

Communications. 

DIAGNOSES DE QUELQUES COQUILLES NOUVELLES PROVENANT 
DE L'ÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO 

Par le D r PUTZEYS 

Paludina leopoldvillensis. 

Testa imper forata, solidula, ovato conica, atro-viridula, apice 
erosa, lineis spiralibus tenuibus confertis et sœpius incrementis 
tenuissime decussatis ornata; anfractibus 5 1 \ 2 plus minusve com- 
pressis, sutura profunda junctis; ultimo in medio obtuse subangulato; 
apertura subtrapezoidali, labro acuto, intus lactescente; columella 
recta, crassa, basim attingente et cum margine labiali angulum 
formante-, margine columellari reflexa. 





Longitud. testai sensim, 32 mill. ; diam. testse, 21 mill.; longi- 
tud. apertura3, 17 mill. 

Localité : le Stanley-Pool, près de Léopoldville. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 



XXIII 



Lanistes Bourguignoni. 

Testa sinistrorsa, soiidula, late perforata , depresso-conica , lœvi, 
olivacea, fasciis spiralibus castaneis irrégularité cincta; spira 
brevi, tertiam partem totius altitudinis œquante; anfractibus 
5 supeme angulo prominulo carinatis, supra carinam plants, angulo 
in idtimo anfractu evanescente ; apertura ovato rolundata, obliqua, 
margine labiali simplici et callo crassiusculo margine columellari 
juncto; umbilico angulo cineto. 






Fig. 9. 
XL 

Longitud. testse, 21 mill.; diam. testée, 24 mill.; longitud. aper- 
turse, 45 mill. 

Localité : Embouchure de la Luima. 

Cette espèce ressemble par son aspect général au Lanistes Bernar- 
dianus, Morelet, var. (Pfeiffer, Novil. concholog., t. II, p. 286, 
pi. LXX, fig. 1-4), mais elle s'en distingue par les caractères spé- 
ciaux tirés du rapport des dimensions et principalement par l'absence 
complète des stries spirales irrégulières et nombreuses qui consti- 
tuent le caractère fondamental du Lanistes Bernardianus . 

On pourrait également la confondre avec le Lanistes subcari- 
natus, Sowerby (Sowerby, Gênera of shells, fig. 4; Philippi, 
Monographie des Ampullaires, p. 24, pi. VI, fig. 7), mais on la 
distinguera facilement en considérant que, chez notre espèce, ia 
carène forme un angle proéminent, transformant en une sorte de 
gouttière, principalement aux premiers tours de spire, l'espace 
compris entre cette carène et la suture; que le rapport entre la 
hauteur totale de la coquille et celle de la spire est à peine d'un 
tiers, tandis qu'elle est d'un quart chez le subcarinatus ; qu'en outre, 
dans le jeune âge, l'ouverture est de beaucoup plus anguleuse à la 
base chez le subcarinatus que chez notre coquille et qu'enfin, d'après 



XXIV 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



l'échantillon non adulte de subcarinatus que nous possédons, il 
existe dans le jeune 'âge une deuxième carène recouverte par les 
sutures, carène qui s'efface au dernier tour de spire, ce qui n'existe 
pas chez les jeunes sujets de l'espèce dont nous nous occupons. 

Unio leopoldvillensis. 

Testa ovata, subinflata, valde inœquilateralis , antice angusta, 
brevis, rotundata, poslice lata, oblique truncata, margine dorsali 
curvata et postice subelevata, 2 / 3 longitudinis testœ œquante, margine 
ventral imodice arcuata, umbonibus prominulis et erosis, 1 \r 1 \s longi- 
tudinis sitis; valvis crassiusculis, superficie extema concentrice 
leviter rugosa, epidermide atrofusca indutis, regione umbonali 
omnino rugulis permultis divergentibus, partim angulatis, et apud 
nonnullos usque ad tertiam partent testœ descendentibus , ornata; 
superficie interna margaritacea, cœrulescente , regione umbonali 
plus minusve salmonea; dentibus cardinalibus erassiusculis, sub- 
compressis, crenatulis, lateralibus lamelliformibus, modice incur- 
vatis; cicatriculis muscularibus anticis impressis. 





Longitud. 
15-19 mill. 



testse, 45 mill.; altitud., 28-30 mill.; diam., 



Localité : le Stanley-Pool, près de Léopold ville. 



Spatha cryptoradiata. 

Testa oblonga, modice arcuata, medio compressa, valde inœquila- 
teralis, antice rotundata, postice subangulata, margine dorsali 
tenui, horizontali, 2 j 3 longitudinis testœ œquante, margine ventrali 
sinuato, umbonibus erosis, 1 \ 3 longitudinus sitis; valvis subcr assis, 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 



XXV 



rugulosis, epidermide atrofusca indutis, antice et in medio plicibus 
brevibus et tenuissimis subtransversalibus , costulas radiantes for- 
mantibus, obscure ornatis, postice prope marginem dorsalem trans- 
versim plicosis ; superficie interna margarilacea, albo-cœrulescente. 





Fig. 14. 
X 1. 



Fig. 15. 
X.6. 



Longitud. testas, 64 mill.; altitud. , 29 mill.; diam., 47 mill. 
Localité : le Stanley- Pool, près de Léopoldville. 

Burtonia Carrei. 

Testa elongata, valde inœquilateralis , angusta, compressiuscula , 
antice rotundata, postice angulata, rostrata, obliquiter truncata; 
valvis tenuibus, umbonibus erosulis, minutissime prominulis, tertia 
parte longitudinis sitis; margine dorsali recta, horizontali, 3 \ 4 longi- 
tudinis testœ œquante; margine ventrali late arcuata ; super- 
ficie externa concentrice leviter rugosa, postice angulo obtuso ab 
apice obliquiter decurrente ornata et sulco tenui notato, epidermide 
fuscoso olivacea, in regione umbonali viridula, tecta; superficie 
interna margaritacea, cœrulea, iridescente. 




Fig. iti. 
X 1. 



Longitud. testas, 72 mill.; altitud., 24 mill.; diam., 12 72 mill 
Localité : le Stanley-Pool, près de Léopoldville. 



XXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Van den Broeck fait une communication qui paraîtra au pro 
chain procès-verbal. 

La séance est levée à 21 heures. 



Séance du 9 avril 1898 



PRÉSIDENCE DE M. J. CROCQ 



La séance est ouverte à 20 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; É. Fologne, É. Vin- 
cent, J. Weyers et H. de Gort, secrétaire général. 

Le procès-verbal de la séance du 12 mars est adopté et il est entendu 
que la communication faite par M. Van den Broeck, parvenue trop 
tard pour l'impression, figurera dans le procès-verbal de la séance 
de ce jour. 

Correspondance. 

La Société a reçu communication du décès de M. Alphonse Briart, 
ancien président, survenu à Morlanwelz le 15 mars. 

La Société exprime à la famille les regrets bien sincères que lui 
cause la perte du savant académicien. 

Le Secrétaire annonce que M. le général Hennequin vient d'être 
promu au grade de commandeur de l'Ordre de Léopold. 

L'assemblée vote des félicitations à notre sympathique collègue à 
l'occasion de cette distinction bien méritée. 

Bibliothèque. 

Don. — Reçu de M. Foresti : Sôpra alcuni fossïli raccolti net 
colli fiancheggianli il fïume Sanlerno nelle vicinanze d'bnola, par 
G. Scarabelli Gommi Flamini et L. Foresti (Ex : Boll. Soc. Geol. 
Ital., Rome, 1897). {Remerciements.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XXVII 

Communication. (Voir la décision prise ci-dessus.) 

PETITES NOTES RHIZOPODIQUES 

Par Ernest VAN DEN BROECK 

I. — Rectifications à faire, au sujet du Pliocène belge, dans la Monographie des Fora- 
minifères du Crag, publiée dans : Palœontographical Society (1897). 

II. — Au sujet des Foraminifères « remaniés » Nummiditinœ, etc., compris dans le 
texte et dans les listes de ladite Monographie. 

III. — Présence de la Nummulites Boucheri dans le Tongrien inférieur de la Belgique. 

IV. — Déclaration au sujet de la Nummulite naguère attribuée au Calcaire carbonifère 

belge. {Nummulina pristina, Brady). 

M. E. Van den Broeek signale la récente apparition de la partie IV 
et finale de la Monographie des Foraminifères du Crag, publiée par 
le Prof. T. Rupert Jones, avec le concours de MM. Burrows, 
Sherborn, Millett, Hollandet Chapman. La première partie de cette 
belle Monographie, publiée en 1866 par le Prof. T. Rupert Jones, 
avec la collaboration de MM. Parker et Brady, ne comprenait guère 
que l'indication d'une centaine d'espèces, tandis que les trois derniers 
fascicules de l'œuvre commune aux premiers collaborateurs précités 
mentionnent, figurent ou décrivent un ensemble faunique qui s'élève 
actuellement à 230 espèces f 1 ).- Le dernier fascicule contient, élaborée 
par MM. Burrows et Rolland, un tableau d'ensemble fournissant la 
distribution des Foraminifères du Crag, et comprenant également 
la répartition des Foraminifères pliocènes dans diverses formations 
contemporaines de l'Europe. 

(*) Le tableau de MM. Burrows et Holland comprend effectivement 410 numéros, 
mais il est regrettable de constater qu'ils y ont réuni aux 230 espèces de la faune 
du Crag anglais et aux 15 variétés (numérotées comme espèces) qui s'y adjoignent, 
11 espèces remaniées, plus un groupe hétérogène de 154 espèces et variétés de 
Foraminifères des terrains pliocènes de Belgique, d'Italie et d'Espagne, non repré- 
sentées dans le Crag anglais et que, par conséquent, il eût été sage et pratique de 
différencier dans ce tableau d'ensemble, pour que l'on ne puisse s'imaginer, bien à 
tort, que ce groupe de 410 formes pliocènes appartient en entier au Crag anglais! 
Il suffisait, pour obtenir ce résultat, d'inscrire deux numérations en regard des 
noms d'espèce et d'imprimer en caractères gras ou italiques ces 154 espèces et 
variétés de Foraminifères pliocènes qui n'appartiennent pas à la faune du Pliocène 
anglais, ainsi que les 11 formes toutes vraisemblablement remaniées de couches 
tertiaires plus anciennes. 



XXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

La Belgique, dont les dépôts pliocènes sont si intimement unis à 
ceux des comtés de l'Est, ne pouvait manquer de figurer dans cet 
ensemble et, en effet, trois colonnes du tableau récapitulatif de 
MM. Burrows et Holland sont consacrées à la répartition, dans les 
principaux horizons du tertiaire supérieur belge, des Foraminifères 
anglais qui ont été naguère cités, comme aussi de ceux trouvés par 
M. Burrows lors d'une excursion qu'il fit, en 1866, avec M. Van den 
Broeck dans les travaux maritimes ayant mis à découvert les sables 
pliocènes d'Anvers. 

Ces circonstances, indiquées p. 393 de la Monographie, paraissent 
de nature à faire admettre que ces colonnes de répartition de la faune 
rhizopodique pliocène belge sont conformes à la réalité des faits et à ce 
que l'on pourrait déduire des noms d'étages stratigraphiques men- 
tionnés en tête des trois colonnes consacrées à la Belgique. Il n'en 
est malheureusement pas ainsi et cette circonstance force M. Van den 
Broeck à signaler une importante rectification à faire dans les rensei- 
gnements fournis sur la faune pliocène belge par les auteurs de la 
Monographie. 

Cette rectification porte sur les deux points suivants : 

t 

1° La colonne n° 15, intitulée Diestien, ne se rapporte absolument 

en rien au Diestien belge, tel qu'il est admis et reconnu dans ses 

véritables limites depuis de longues années déjà ( l ) et cela par tous les 

géologues belges indistinctement. C'est, comme le signalent d'ailleurs 

(*) Dans leur étude intitulée : Les Foraminifères vivants et fossiles de la 
Belgique, et dont le premier fascicule seulement a paru en 1872, dans le tome VII 
des Annales de la Société Malacologique de Belgique, MM. Miller et Van den 
Broeck ont, dans un tableau synoptique relatif aux éléments alors connus des faunes 
rhizopodiques des divers terrains belges, renseigné comme Diestienne la faune 
miocène — nettement indiquée par eux comme Miocène d'ailleurs — des couches 
d'Edeghem et des sables noirs d'Anvers. A cette époque — il y a vingt-six ans — on 
n'avait pas encore découvert que ces dépôts, peu ou point connus dans leurs relations 
stratigraphiques, n'avaient rien de commun avec le Pliocène diestien, qui les recouvre 
à Anvers. Ce n'est pas dans ces travaux anciens et reflétant l'état antérieur de la 
science qu'il y avait lieu, pour les auteurs de la Mo?tographie et du tableau qui 
l'accompagne, de rechercher leurs éléments d'appréciation sur les relations et les 
niveaux géologiques des couches belges mentionnés par eux. De nombreux travaux 
ont été publiés depuis lors par M. Van den Broeck et par divers autres auteurs, 
notamment par MM. Cogels et van Ertborn, et ce sont ces dernières* publications, 
ainsi que la légende officielle de la carte géologique de Belgique, qu'il eût été 
préférable de consulter. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XXIX 

les auteurs, la liste des fossiles d'Edeghem qui a servi à constituer cette 
colonne et elle est tirée des listes publiées par M. Mourlon (Géologie de 
la Belgique, 1880). C'est la reproduction de la liste fournie en 18G8 
par M. Nyst à M. le Prof. Dewalque pour son Prodrome, et celle-ci 
n'est-elle même que la copie textuelle de la liste constituée par 
le travail du Prof. Reuss, publié à Vienne en 1860 et traduit 
de l'allemand par Karl Grùn en 1863 dans les Bulletins de l'Académie 
royale de Belgique. Cette liste fournit la faune rhizopodique des 
dépôts d'Edeghem, c'est-à-dire de couches généralement rapportées 
au Miocène supérieur. Ëdeghem appartient, dans cet ordre d'idées, 
au dépôt inférieur de XAnversien de MM. Cogels et van Ertborn, 
actuellement considéré comme faciès régional anversien du Miocène 
bolderien. Cette faune est à affinités faluniennes, quoique repré- 
sentant certainement le terme ultime de la série miocène. Dans son 
Esquisse géologique et paléontologie des dépôts pliocènes des environs 
d'Anvers, publiée en 1874-76 dans les Annales de la Société royale 
Malacologique de Belgique, M. Van den Broeck a proposé de 
rattacher à une phase transitoire — au Mio-Pliocène — les dépôts 
d'Edeghem, ainsi que les sables noirs à Pectunculus pilosus qui les 
surmontent. Si même il était reconnu que la faune d'Edeghem peut 
réellement atteindre cet échelon, elle n'en resterait pas moins entière- 
ment distincte du Pliocène diestien, qui correspond bien au Coralline 
Crag; et, de toutes manières, l'indication fournie par le tableau de 
distribution de MM. Burrows et Rolland est absolument erronée et 
de nature à amener une regrettable confusion, que la rectification de 
M. Van den Broeck a pour but de prévenir. 

L'examen des éléments fournis par la faune rhizopodique belge 
est d'ailleurs des plus démonstratif. Le tableau de MM. Burrows et 
Holland comprend, sur les 410 espèces de Foraminifères qu'il com- 
porte, 128 espèces obtenues en Belgique^). Or, 37 d'entre elles s'y 
trouvent exclusivement dans ce prétendu Diestien, qui est notre 
Miocène supérieur, ou Mio-pliocène. Cette localisation stratigraphique 
de si nombreuses formes montre le peu de liaison avec les dépôts 
pliocènes recouvrants. Notant donc qu'il ne reste que Ql espèces 
vraiment pliocènes communes au bassin anglo-belge, on observera 

'(*) Il n'y a pas à tenir compte des deux dernières, qui porteraient ce chiffre à 130, 
si ce n'étaient des espèces remaniées dans le Pliocène belge. 



XXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQLE DE BELGIQUE 

que sur les 52 espèces soi-disant pliocènes et diestiennes du tableau, 
il y en a 37, soit 68 p. c. , absentes (d'après les matériaux étudiés par 
les auteurs anglais) du vrai Pliocène diestien et du Scaldisien; il y 
en a 6, soit 11 p. c, n'existant en Angleterre que dans le Goralline 
Crag des comtés de l'Est, 19 dans les couches « non classées » de 
Saint-Erth, en Cornouailles, et 4 seulement (7 1/2 p. c.) représentées 
dans le Red Crag proprement dit. 

Les affinités numériques eussent été tout autres s'il avait été ques- 
tion ici des Foraminifères du véritable Pliocène diestien. 

2° La deuxième colonne consacrée à la Belgique dans le tableau 
de MM. Burrows et Holland est intitulée : Casterlien. 

C'est là un ancien nom, naguère vaguement proposé par Dumont, 
attribué à des dépôts pliocènes non fossilifères de la Campine anver- 
soise : terme que M. Van den Broeck a, en 1882, tenté de faire 
admettre comme assise supérieure du Diestien, mais qui est tombé 
en désuétude. 

Dans son Introduction stratigraphique au Mémoire de M. H. Nyst, 
sur la Conchyliologie des terrains tertiaires de la Belgique, publié 
en 1882, M.Van den Broeck avait, il est vrai, réservé le terme Diestien 
aux seuls sables typiques à Terebraiula grandis et attribué, sous 
une forme dubitative (en mettant le mot entre parenthèses), le nom de 
Casterlien aux sables diestiens supérieurs ou à Isocardia cor des 
bassins d'Anvers. Il se basait sur le fait que les sables de Casterlé, 
en Campine (type du Casterlien), représentent un faciès de sables de 
plage ou de dunes, non fossilifère, qui est l'équivalent des sables 
à Isocardia cor. Mais cette manière de voir, quoique juste au fond, 
présente divers inconvénients, notamment de faire constituer un 
type stratigraphique d'après un dépôt côtier ou même dunal» non 
fossilifère. Le nom de Casterlien a été abandonné, et les auteurs 
de la Monographie auraient pu s'assurer, par l'examen des travaux 
récents de tous les géologues belges indistinctement, qu'il n'y avait pas 
lieu, dans un travail moderne, de revenir sur ces dénominations, qui 
d'ailleurs ne sont pas admises non plus dans la légende officielle de 
la Commission de la carte géologique de Belgique. 

Les lecteurs de la Monographie, non au courant de la signification 
du terme Casterlien mis en tête de certaines colonnes à faune 
diestienne de l'Introduction de M. Van den Broeck, pourraient, faute 
des explications qui précèdent, se demander à quoi correspond la 
liste incluse, par les auteurs du tableau, dans la colonne Casterlien, 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XXXI 

vu qu'il n'y a pas de Foraminifères à trouver dans les dépôts quartzeux 
pliocènes de Casterlé; heureusement, il est mentionné que cette 
liste est fondée sur les résultats d'une course faite en commun par 
l'un des auteurs du travail et M. Van den Broeck à Anvers, en 
1886, pendant le creusement du prolongement du bassin du Kat- 
tendyk. 

Si l'on se reporte à Y Introduction publiée en 1882 par M. Van den 
Broeck, on constate alors que c'est bien le malheureux terme 
« Casterlien » mis comme référence et entre parenthèses en tête des 
colonnes relatives à la faune des sables à Isocardia cor dans cet 
ouvrage, qui a dû induire en erreur les auteurs du tableau de la 
Monographie, et il en résulte que la responsabilité de cette erreur doit 
donc en partie être supportée par M. Van den Broeck lui-même, bien 
qu'il eût été facile de s'assurer, par de multiples données, que l'emploi 
suranné et fâcheux du terme Casterlien devait être absolument pros- 
crit dans l'état actuel de nos connaissances, les sables Isocardia cor, 
même s'ils pouvaient constituer un sous-étage casterlien, n'en repré- 
sentant pas moins, avec le terme supérieur du Diestien typique à 
Terebratula grandis, la faune du Diestien prise dans son ensemble. 

Le problème se résout ainsi aisément. Sous le nom de Casterlien, 
il s'agit donc, dans la Monographie, des sables à Isocardia cor, c'est- 
à-dire précisément de la partie supérieure du Diestien, qui au Kat- 
tendyk, comme partout ailleurs dans cette région du nord d'Anvers, 
sert de substratum au Pliocène scaldisien (*). 

C'est donc à cette colonne n° 16 intitulée « Casterlien » qu'il 
fallait attribuer le titre justifié de Diestien. Et que voyons-nous, en 
effet; c'est que de ces 68 espèces dites « casterliennes » — mais qui 
sont réellement diestiennes — il y en a 53, soit 78 p. c, qui se 
retrouvent dans le Coralline Crag, et 19, soit 28 p. c, qui remontent 
jusqu'au Crag supérieur anglais. Ces relations sont parfaitement con- 
formes aux affinités, admises par tout le monde en Angleterre 
comme en Belgique, d'après lesquelles le Diestien — aussi bien dans 
ses faciès du niveau supérieur « Casterlien » des sables à Isocardia 

( 4 ) A l'appui de ceci, on peut encore citer un passage de la note de M. H.W.Burrows 
intitulée : On the stratigraphy ofthe Crag of Suffblk, icith cspecial référence to the 
Distribution of the Foraminifera (Geol. Mag , n° 377, novembre 1895, p. 506-511.) 
L'auteur, parlant du Crag d'Anvers, dit, page 511 : ce J'ai recueilli et examiné du 
matériel du Casterlien et du Scaldisien, dans les docks du Kattendyk. » 



XXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

cor, que dans celui, plus localisé à Anvers, des sables à bryozoaires, 
— serait l'équivalent du Coralline Crag des comtés de l'Est. 

En ce qui concerne la troisième colonne du tableau, intitulée : 
Scaldisien, il n'y a heureusement aucune rectification à y faire et 
l'on notera seulement que de ces 58 espèces scaldisiennes il y en a 46, 
soit 79 p. c, qui se retrouvent dans le Coralline Crag et seule- 
ment 20, soit 34.5 p. c, dans le Crag supérieur anglais. 11 semble 
résulter de là que nos étages diestien et scaldisien constituent un 
tout plus voisin, dans son ensemble, du Coralline Crag que les géolo- 
gues belges l'admettent généralement et que le Red Crag pourrait 
bien n'être représenté en Belgique que par le terme le plus supérieur 
de notre série pliocène connue, c'est-à-dire par le Poederlien à Cor- 
bula striata, à Corbulomya triangula, à Conovulus pyramidalis et à 
Trophon despectus? 

Comme suite aux précédentes observations, M. Van den Broeck 
attire l'attention sur l'intéressant et encore énigmatique dépôt de 
Saint-Erth, près Marazion, dans les Cornouailles, vers l'Atlantique par 
conséquent. C'est un petit massif absolument isolé de Pliocène, dont 
la faune et les sédiments ne sont guère faciles à identifier chronologi- 
quement avec aucun des types pliocènes classiques des comtés de l'Est. 

La Monographie énumère J 65 espèces de Foraminifères de ce gise- 
ment spécial. Les auteurs ont retrouvé 60 d'entre elles ( l ) dans le Ter- 
tiaire belge, soit 36 p. c. Tenant compte des rectifications ci-dessus 
énoncées, 19 d'entre ces dernières, soit 11.5 p. c, se retrouvent dans 
le Miocène belge; on peut même ajouter qu'il y en a 9, soit 5 p. c. , 
qui s'y retrouvent d'une manière exclusive. 

Il en est 36 de ces 60 espèces, soit 22 p. c, de l'ensemble de la 
faune de Saint-Erth, qui font partie de la vraie faune diestienne et, 
chose curieuse, 38 d'entre elles, soit 23 p. c. de cet ensemble, se 
retrouvent dans notre Scaldisien. 

Des 165 espèces de Saint-Erth, on en retrouve 79, soit 48 p. c, 
dans le Coralline Crag, et 20, soit 12 p. c, dans le Crag supérieur; 
85, soit plus de 51 p. c, sont spéciales au dépôt de Saint-Erth! 

Les géologues anglais restent assez divisés au sujet des affinités 
stratigraphiques de ce dépôt pliocène, sporadique et éloigné de Saint- 

(*) En ne comptant pas l'espèce remaniée : Amphistegina vulgaris. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XXX11I 

Erth. MM. Kendall et Bell le rattachent au Pliocène supérieur, 
tandis que MM. CL Reid, Sherbom, Burrows et Rupert Jones le croient 
très justement représenter un horizon plus voisin du Coralline Crag. 
Les relations mentionnées plus haut avec la faune du Miocène bol- 
dérien ou anversien belge sont en faveur d'affinités descendant peut- 
être plus bas encore dans l'échelle stratigraphique, et il n'est 
peut-être pas trop hardi, pense M. Van den Broeck, d'envisager la 
possibilité que la faune de Saint- Erth constituerait le lien entre la 
faune Miocène supérieur ou Mio-pliocène du Boldérien (et Anversien) 
belge et celle du Diestien ; à moins qu'elle ne soit précisément un 
faciès inférieur du Pliocène diestien. 

II. — Observations à propos de la mention de Nummulitinœ comprises dans 
les listes de la faune rhizopodique du Crag anglais. 

Dans la première partie de la Monographie des Foraminifères du 
Crag y parue en 1866, se trouvaient mentionnés, figurés même, 
divers Foraminifères, appartenant aux genres Amphistegina (A. vul- 
garis, d'Orb.), Operculina (0. complanata, Defrance), Nummulites 
(N. planulata), Orbitoïdes (0. Faujasi), qui, de même que divers 
représentants d'autres genres éocènes, tels que Alveolina, Peneroplis, 
Dendritina, Orbitolites et Orbiculina, paraissent, à première vue, 
dévoyés dans cet ensemble de la faune pliocène et ne peuvent guère 
être considérés que comme des fossiles remaniés, n'ayant rien à voir 
avec la faune du Crag. Or, ces divers genres et espèces se trouvent 
mentionnés à nouveau avec grands détails synonymiques — mais 
cependant, il faut le dire, avec toutes les réserves nécessaires — dans 
la quatrième et dernière partie de la Monographie. Bien plus, elles 
sont englobées dans la liste générale, c'est-à-dire dans le tableau de 
la distribution des Foraminifères représentant l'ensemble de la faune 
pliocène. Ce n'est qu'en se reportant avec attention à certains détails 
du texte que l'on se rend compte que les auteurs n'admettent guère 
ou nullement que ce groupe de formes tertiaires anciennes fasse 
partie de la faune pliocène. 

M. Van den Broeck regrette que la distinction des espèces in situ 
et des espèces évidemment remaniées n'ait pas été établie plus 
clairement et d'une manière plus apparente, ne fût-ce qu'au point de 
vue typographique dans le tableau d'ensemble, par exemple, où 
toutes les espèces et variétés citées et distribuées en colonnes, d'après 

t. xxxiii, 1898 3 



XXXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

les gisements, régions et localités, paraissent former un tout homo- 
gène et prêtant par conséquent à confusion. 

Une telle confusion est d'ailleurs d'autant plus aisée que, pour le 
genre Operculina, par exemple, la quatrième partie de la Mono- 
graphie ajoute à Y Operculina complanata , Defrance, espèce mani- 
festement éocène et remaniée, une forme non mentionnée dans les 
parties précédentes de la Monographie : YOperculina ammonoïdes 
(Gronovius), qui, elle, est parfaitement pliocène et habite même encore 
les mers actuelles. 

III. — La Nummulite trouvée dans le Crag anglais et la A r . Boucheri 

de l'Oligocène belge. 

En ce qui concerne la Nummulite citée et figurée dans la première 
partie de la Monographie sous le nom de N. planulata, les auteurs 
font, dans le dernier fascicule, une rectification de détermination et 
la rapportent actuellement à Nummulites Boucheri, De la Harpe, 
1879, du groupe des « Radiées ». 

Suivant toute apparence, cette nouvelle détermination est exacte, 
d'après M. Van den Broeck, car alors ladite Nummulite du Crag 
pourrait provenir, par dénudation, des couches tongriennes du bassin 
oligocène anglais, où se rencontrent, comme à Brockenhurst, des 
couches de même âge que notre Tongrien marin ou inférieur belge. 
La présence — encore non signalée jusqu'ici nulle part — ■ de la Num- 
mulites Boucheri, dans notre Tongrien typique du Limbourg, où elle 
a été recueillie dans les gisements classiques de Grimmertingen et de 
Neerepen, par M. le comte G. de Looz — qui cependant n'avait pas 
distingué cette Nummulites des Cristellaires qui l'accompagnaient — 
est un fait acquis, que M. Y an den Broeck exposera en détail plus 
tard. Pour le moment, il se contente de faire observer que cette 
nouvelle acquisition de la faune nummulitique belge vient confirmer 
la détermination de N. Boucheri, attribuée à la Nummulite trouvée 
dans le Crag anglais, en même temps qu'elle appuie le caractère 
franchement remanié de ce fossile. Les auteurs de la Monographie 
sont trop peu affirmatifs à ce point de vue quand ils disent (p. 368) 
que « les échantillons de IV. Boucheri de Sudbourne sont, cela est 
peu douteux, « dérivés » de couches plus anciennes, bien qu'en 
l'absence de toute indication positive, il semble nécessaire de leur 
donner une place provisoire dans cette Monographie, » 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XXXV 

D'après M. Van denBroeck, cette résolution semblait au contraire 
d'autant moins nécessaire ou justifiée qu'il est dit ailleurs (p. 364), 
dans la Monographie, que Operculina complanata, Nummulites 
Boucheri et Amphistegina vulgaris — tous types vraisemblablement 
anté-pliocènes — ont été trouvés réunis dans leCrag corallien de Sud- 
bourne. Gomme il en est d'ailleurs exactement de même pour d'autres 
types éocènes, tels que Peneroplis, Orbitoïdes et Alveolina, il était 
assez logique de conclure, plus nettement que ne l'ont fait les auteurs 
de la Monographie, que cet ensemble de formes anciennes, en y 
adjoignant Orbitolites, Bendritina et Orbiculina, devait nettement 
disparaître de la Monographie et surtout du Tableau de la distribu- 
tion stratigraphique et géographique des Foraminifères pliocènes, où 
certainement la présence de ce groupe « dérivé », sans aucune 
remarque, ni caractère distinctif, est appelée à amener de regret- 
tables confusions, ne fût-ce que dans les calculs de pourcentages, 
généralement basés sur les listes telles qu'elles sont publiées. 

Si M. Van den Broeck se permet ces légères critiques, comme 
suite à son indispensable rectification en ce qui concerne les colonnes 
« belges » du tableau, c'est en vue de rendre service à la science et 
de rétablir la réalité des faits. Il croit qu'en signalant ouvertement 
ces points à rectifier, il augmente plutôt qu'il ne diminue la valeur 
et l'intérêt du superbe et précieux travail que constitue la Mono- 
graphie, et il espère que les auteurs de celle-ci et spécialement du 
tableau final, feront bon accueil à ses observations, qui n'ont d'autre 
but que la recherche de la vérité scientifique. 

IV. — La Niimmulina pristina du Calcaire carbonifère belge. 

M. Van den Broeck profite de l'occasion pour s'accuser d'avoir été 
naguère l'auteur involontaire d'une erreur grave en matière d'attri- 
bution d'une Nummulite à un terrain auquel elle avait été erronément 
rapportée. Il s'agit de \&Nummulina (ou Nummulites) pristina, Brady, 
du Calcaire carbonifère belge (*). Cette découverte, qui avait fait autre- 
fois une certaine sensation dans la science et qui, acceptée sans grande 
contestation, a été reproduite dans des traités classiques, est malheu- 

(') H.-B. Brady, On a true carboniferous Nummulite (Annals and Magazine 
of Natural History, série IV, vol. 13, 1874). 



XXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

reusement, M. Van den Broeck en est maintenant persuadé, nulle et 
non avenue. L'erreur provient d'un regrettable mélange faunique 
résultant du fait suivant : Lorsqu'à la prière du regretté prof. Brady, 
qui s'occupait de la description des Foraminifères carbonifères et per- 
miens, M. Van den Broeck lui envoya des triages de matériaux pro- 
venant de diverses localités et couches du Calcaire carbonifère belge, 
ces éléments d'étude, qui permirent à M. Brady de retrouver en 
Belgique un certain nombre de Foraminifères caractéristiques de ce 
terrain, se trouvèrent mélangés à un petit nombre d'échantillons de 
très petites Nummulites. Fort intrigué, M. Brady demanda de nou- 
veaux matériaux, mais malgré des recherches assidues, tant dans les 
gisements belges que sous le microscope, le fait ne se représenta plus. 
M. Brady, toutefois, décrivit sous le nom Nummulina pristina le curieux 
organisme observé par lui et figura comme tel les meilleurs échan- 
tillons. La Société Royale Malacologique a publié, dans le recueil 
de ses traductions (*), le texte, traduit par M. Van den Broeck, du 
travail de M. Brady. 

Se basant sur des remarques faites ultérieurement au cours de 
manipulation et de triages effectués au tamis, M. Van den Broeck 
constata que, malgré les soins les plus méticuleux et les brossages les 
plus énergiques, il arrive parfois accidentellement que des Foramini- 
fères et notamment de petites Nummulites résultant de triages anté- 
rieurs de sédiments éocènes, se sont trouvées comme incrustés soit 
dans les bords, soit entre les mailles de ses tamis métalliques et, cachés 
sous la face inférieure de ceux-ci, pouvaient ainsi échapper à la vue 
pour venir, dans des manipulations et triages ultérieurs, se dégager 
et se confondre avec les éléments rhizopodiques d'une faune toute 
différente. Sans avoir la preuve positive que tel a été le cas avec 
Nummulina pristina, M. Van den Broeck est cependant convaincu 
quHl doit en avoir été ainsi et il a vu le même fait se reproduire deux 
fois ultérieurement pour d'autres dépôts d'âges différents et triés 
successivement à l'aide des mêmes tamis. Ces observations l'ont 
même amené à modifier les dispositifs qu'il employait naguère pour 
ces triages mécaniques. 

Ce qui confirme M. Van den Broeck dans sa supposition actuelle 

(*) Une vraie Nummulite carbonifère, par H. Brady, traduit de l'anglais par 
Ernest Van den Broeck. Traduction et reproduction publiées par la Société 
Malacologique de Belgique, 1874. Broch. gr. in-8°, 16 p., 1 pi. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XXXVII 

de la non-valeur stratigraphique de la soi-disant IV. pristina du 
Carbonifère, c'est d'abord qu'elle paraît singulièrement difficile à 
distinguer de l'espèce éocène bien connue et si abondante dans le 
Tertiaire belge : Nummulites variolaria, et ensuite c'est la présence 
d'une matière étrangère non signalée par M. Brady, mais qui cepen- 
dant fut représentée sur l'une des figures de sa planche, dans les 
loges de la N. pristina; substance que M. Van den Broeck croit 
pouvoir, d'après ses souvenirs, rattacher à la glauconie. La présence 
seule de cette matière, bien confirmée, serait un élément suffisant 
pour amener un doute absolu sur la contemporanéité de la N. pristina 
et de l'époque carbonifère. 

M. Van den Broeck croit remplir un véritable devoir envers la 
science et ses confrères en exposant les faits qui précèdent et en 
s'accusant d'avoir pu être ainsi, suivant toute apparence, l'auteur 
involontaire d'une méprise qui montre de quelles minutieuses précau- 
tions il faut s'entourer avant de conclure en matière scientifique. 

En terminant, l'orateur signale une curieuse circonstance analogue 
survenue récemment pendant des triages de matériaux du calcaire 
de Mons, faits au Musée royal d'histoire naturelle. Son collègue 
M. Rutot faisait examiner et trier avec soin par son personnel deux 
séries bien distinctes de matériaux du Calcaire grossier de Mons. 
L'une des collections provenait de l'acquisition, faite par le Musée, des 
collections de M. Lefèvre, l'ancien secrétaire de la Société malacolo- 
gique de Belgique. L'autre provenait des fouilles naguère faites par 
M. A. Houzeau de Lehaie dans le classique « puits Coppée », près 
de Mons, et où le calcaire de Mons n'est recouvert que du Landenien, 
à l'exclusion, par conséquent, de tout dépôt nummulitifère, tel que 
l'Éocèneypresien. 

Or, chose extraordinaire, le triage de ces deux collections si 
distinctes a fourni des Nummulites, très nombreuses même dans un 
cas, et M. Rutot avait déjà fait, il y a quelques mois, à la Société 
belge de géologie une petite communication préliminaire à ce sujet. 

Or, il résulte : 1° de l'examen comparatif desdites Nummulites et 
du matériel au sein duquel elles ont été trouvées — les premières au 
nombre de plus de 200 à 250 spécimens dans le matériel Houzeau ; 
2° de la présence, observée par M. Van den Broeck, de la glauconie 
dans certaines de ces Nummulites, substance qui n'existe pas dans le 
calcaire de Mons; 3° de l'enquête faite en commun par MM. Houzeau, 



XXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Rutot et Van den Broeck, que — conformément aux résultats naguère 
obtenus par ce dernier en triant un nombreux matériel de calcaire de 
Mons au point de vue rhizopodique — il faut absolument abandonner 
Tidée qu'il y aurait eu des Nummulites dans le calcaire de Mons, alors 
qu'à première vue cela paraissait nettement acquis par une double con- 
statation, ainsi que par une grande abondance d'échantillons obtenus. 

Comme, d'une part, le calcaire de Mons est antérieur à notre 
Éocène nummulitique (Ypresien, etc.) il ne peut être question de 
fossiles « remaniés » et comme d'autre part, dans le cas présent, il 
n'avait été employé ni tamis ni d'appareils analogues, et comme, 
enfin, les Nummulites trouvées ne diffèrent en rien des Nummulites 
elegans et planulata de l'Ypresien de Mons, il faut conclure que 
c'est dans les caisses ayant contenu le matériel étudié que le mélange 
a dû se produire. 

Il restera toujours difficile d'expliquer comment le même cas s'est 
produit simultanément dans deux lots de matériel d'origine si diffé- 
rente, mais le fait n'en reste pas moins acquis, et il n'est pas inutile 
d'entrer parfois dans ces détails « de ménage » pour montrer quelles 
peuvent être les origines de cas pareils à celui de la soi-disant Num- 
mulina pristina attribuée faussement au Carbonifère belge. 

La séance est levée à 21 heures. 



Séance du 14 mai 1898 

PRÉSIDENCE DE M. É. FOLOGNE 

La séance est ouverte à 20 heures. 

M. Van den Broeck signale quelques rectifications, de chiffres 
principalement, à faire dans sa communication parue au procès- 
verbal de la séance du 9 avril et annonce une suite à ses Petites 
notes rhizopodiques . Cette annexe, accompagnée d'un tableau, 
paraîtra au présent compte rendu. 

Le procès-verbal de la séance du 9 avril est ensuite adopté. 

Bibliothèque. 

Don de M. le Ministre de l'industrie et du travail. — 5 e cahier 
de la Carte géologique de la Belgique au 40,000\ comprenant les 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1898 XXXIX 

feuilles suivantes : Everghem-Loochristy, Gand-Melle, Tessenderloo- 
Pael, Loo-Langemarcq, Proven, Mouscron-Sweveghem, Visé-Fouron- 
Saint-Martin, Gemmenich-Borzelaer, Templeuve-Pecq, Dalhem-IIerve, 
Henri-Chapelle, Seraing-Chênée, Agimont-Beauraing, Champion- 
Laroche, Wibrin-Houffalize, Lonchamps-Longvilly, Bastogne-Wardin. 

Communication du Conseil. 

M. A. Rutot, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle de 
Bruxelles, présenté par MM. Van den Broeck et de Cort, a été reçu 
membre effectif. 

Communications et travaux des membres. 

ANNEXE 

AUX 

PETITES NOTES RHIZOPODIQUES 

de M. E. VAN DEN BROECK 

Il a paru utile, à la suite et comme complément des rectifications 
stratigraphiques faites au Tableau général de distribution des Fora- 
minifères du Crag, dressé par MM. Burrows et Holland, de 
reprendre dans cette énumération ce qui a trait à la faune rhizopo- 
dique belge et d'en dresser une liste rectifiée en ce sens que les indi- 
cations de distribution stratigraphique relatives aux dépôts belges 
soient fournies exactement. 

Dans le tableau suivant qui, comme énumération, est la reproduc- 
tion de l'élément « belge » introduit dans le Tableau général de 
MM. Burrows et Holland, trois colonnes sont consacrées à la répar- 
tition des espèces belges dans les divers horizons du Crag anglais et 
trois autres colonnes à leur répartition dans le Miocène anversien, 
dans le Pliocène diestien et dans le Pliocène scaldisien (erronément 
indiqués dans le Tableau original comme : Diestien, Casterlien et 
Scaldisien). 

L'énumération des espèces se trouve précédée de quatre colonnes 
dont voici la signification : 

La première fournit le numéro d'ordre des espèces appartenant à 
la faune duement pliocène du Tertiaire belge, c'est-à-dire aux espèces 
appartenant aux Pliocènes diestien et scaldisien. 



XL SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

La deuxième colonne groupe rémunération des espèces trouvées 
indifféremment (d'après Reuss) dans le Miocène supérieur (ou Mio- 
Pliocène) des couches anversiennes d'Edeghem ou d'Anvers et (d'après 
Burrows) dans le Pliocène diestien et scaldisien. 

La troisième colonne fournit le numéro d'ordre de chaque espèce 
dans le Tableau général de MM. Burrows et Rolland, et la quatrième 
colonne contient deux signes, dont l'un * indique les espèces unique- 
ment citées, d'après les auteurs du tableau, d'après les gîtes miocènes 
d'Edeghem et d'Anvers et qui ne sont nulle part représentées dans 
les divers horizons du Pliocène anglais. 

Il est à remarquer que 23 espèces se trouvent dans ce cas, et l'on 
peut se demander à quel titre leur mention a été fournie dans une 
Monographie des Foraminifères pliocènes anglais ? 

Il est vrai qu'environ 131 autres espèces du Tableau n'ont, comme 
raison d'être comprises dans rénumération des 410 numéros qui le 
composent, que leur seule présence dans le Pliocène d'Italie et d'Es- 
pagne et ne sont, pas plus que les 23 espèces ci-dessus indiquées, 
représentées dans les couches du Crag anglais. 

Enfin, dans la quatrième colonne toujours, le signe x indique les 
14 espèces de la faune miocène d'Edeghem qui, absentes du Pliocène 
belge, ont été rencontrées : douze d'entre elles dans le Coralline 
Crag et deux autres dans les couches de Saint-Erth, en Gornouailles. 

Il y a donc ici un ensemble de 37 espèces qui n'appartiennent pas 
à la faune de nos couches pliocènes diestiennes et scaldisiennes (alors 
que l'erreur signalée plus haut a fait intituler Diestien la colonne 
correspondante dans le tableau des auteurs anglais) ; espèces qui font 
partie de la faune miocène (ou mio-pliocène, si l'on veut) d'Edeghem 
et d'Anvers (*). 

Les 37 espèces de la faune miocène anversienne non mentionnées 
dans le Pliocène diestien et scaldisien, se trouvent, dans la cinquième 
colonne, imprimées en caractères gras, afin que la distinction des 
éléments différentiels des deux faunes puisse être saisie du premier 
coup d'œil. 

(•) La faune miocène belge comprend 70 espèces connues jusqu'ici, dont 
52 décrites et signalées par Reuss, des sables d'Edeghem (25 desquelles ont 
été retrouvées dans le Miocène d'âge correspondant (sables à Panopœ Menardi) 
à Anvers. Un niveau supérieur de ce Miocène anversien ; celui des sables noirs à 
Pectunculus pilosus, renferme enfin 52 espèces, dont une partie, bien entendu, se 
retrouvent dans l'horizon sous-jacent d'Edeghem. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XLI 

Avec la sixième colonne, nous arrivons aux colonnes de distri- 
bution stratigraphique et géographique. 

Les auteurs de la Monographie ont subdivisé les divers gisements 
et niveaux des Foraminifères du Coralline Crag en cinq zones strati- 
graphiques, dont quatre en superposition bien établie et une de posi- 
tion encore indéterminée. Avec l'adjonction de diverses localités 
s'appliquant à plusieurs de ces zones, ils ont établi une répartition 
des Foraminifères du Coralline Crag en onze colonnes. Les chiffres 
fournis dans la colonne 6 du tableau ci dessous, indiquent dans 
combien de ces onze colonnes, consacrées au Coralline Crag, on ren- 
contre la mention des Foraminifères en vue. 

Cette indication remplace avantageusement une notation d'abon- 
dance, et de rareté, impossible d'ailleurs à établir, vu la multiplicité 
des gisements et la diversité des conditions d'abondance et de rareté 
dans les nombreux gîtes et points considérés. 

La septième colonne, consacrée au Crag supérieur, fournit deux 
signes; l'un x indique que l'espèce est présente dans le Red Crag, 
l'autre * qu'elle est représentée dans les couches supérieures au Red 
Crag (non existantes en Belgique). 

Avec la huitième colonne commencent, d'après la Monographie, les 
signes relatifs à l'abondance et aussi à la taille des échantillons. 

Pour les colonnes 8 à 1 1 , les signes ont partout la même significa- 
tion : les lettres minuscules sont relatives à la taille des exemplaires, 
les majuscules sont relatives à leur degré d'abondance ou de rareté. 
On trouve en tête du tableau l'explication de ces signes. Il suffira de 
mentionner que cette huitième colonne renferme l'indication des 
espèces belges qui sont représentées dans le curieux et énigmatique 
gisement de Saint-Erth, près Marazion, en Cornouailles, appartenant 
donc au versant atlantique, et par conséquent situé à une distance 
considérable de l'aire orientale occupée par le Coralline Crag en 
Angeterre. 

La neuvième colonne fournit, basée sur les listes originales de 
Reuss (reproduites successivement par Nyst, Grûn, Dewalque et 
Mourlon), l'énumération des espèces appartenant à la faune rhizopo- 
dique anversienne, ou miocène bolderienne, d'Edeghem et d'Anvers. 

La dixième colonne se rapporte à la faune du pliocène Diestien, 
spécialement étudiée dans la zone supérieure (ou casterlienne si l'on 
veut) des sables à Isocardia cor de la région des Nouveaux-Bassins 
d'Anvers (Kattendyk prolongé), mais qu'il ne faut pas confondre avec 



XL1I SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

leurs voisins, plus récents encore, les bassins Africa (ou Lefebvre) et 
America. 

La onzième et dernière colonne, enfin, fournit l'énumération des 
espèces recueillies par M. Burrows dans les sédiments pliocènes scal- 
disiens des mêmes parages. (Sables à Trophon antiquum des géologues 
belges.) 

Sans vouloir entrer ici dans les détails d'une étude critique et 
comparative des divers éléments de la faune rhizopodique du Pliocène 
belge, que les recherches personnelles de M. Van den Broeck sont 
appelées à compléter considérablement, grâce à la variété et à l'abon- 
dance des documents stratigraphiques et géographiques étudiés par lui, 
mais non encore publiés, il ressort du tableau un caractère général 
qui résulte de l'examen des indications de taille et de degré d'abon- 
dance des espèces belges citées par les auteurs de la Monographie. 
C'est que la taille de nos spécimens belges paraît être très générale- 
ment plus petite que celle de leurs congénères du bassin anglais 
et que ['abondance des échantillons est beaucoup moindre. 

Il est à noter aussi que, sur 85 espèces ( l ) citées pour le vrai Pliocène 
belge (Diestien et Scaldisien), il n'en est que 35 de communes à ces 
deux étages; 30 espèces sont citées pour le Diestien et 20 ne sont 
citées que dans le Scaldisien seulement. Ceci justifie ce que les 
recherches de M. Van den Broeck démontreront ultérieurement d'une 
manière plus précise encore : c'est que le Pliocène diestien et le 
Pliocène scaldisien sont deux termes très nettement distincts et que 
cette constatation ne doit pas être perdue de vue, même s'il est 
démontré ultérieurement que le Red Crag proprement dit constitue 
un terme stratigraphique postérieur à notre Scaldisien à Trophon 
antiquum. Notre Scaldisien serait alors le représentant du léger 
hiatus qui existe entre le Coralline Crag et le Red Crag. 

Il est curieux de constater que les deux dernières déterminations 
de la liste sont relatives à des Foraminifères remaniés dans le Diestien 
à Isocardia cor d'Anvers, où les a recueillies M. Burrows. UAmphis- 
tegina vulgaris, d'Orb., est toutefois une espèce connue des couches 
plaisanciennes et astiennes du Pliocène italien. 

(') La liste comprend 90 numéros, mais les n os 3, 10, 31, 88 et 90 de la colonne 1 
ne constituent que de simples variétés, ce qui ramène à .85 le nombre des espèces 
pliocènes belges citées. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XLIU 

Un doute est donc acquis et la question n'est pas résolue sur le 
point de savoir si l'espèce est remaniée ou non dans le Pliocène anglo- 
belge. En Angleterre, elle n'a été observée que dans les zones strati- 
graphiquement indéterminées de Sutton, et autres, du Goralline 
Crag; mais, cependant, elle a été retrouvée dans les couches plio- 
cènes de Saint-Erth, en Cornouailles. 

Mais ce qui est plus curieux, c'est que, dans notre Pliocène 
diestien à Isocardia cor d'Anvers, M. Burrows a recueilli la Nummu- 
lite Boucheri, de la Harpe; c'est-à-dire précisément cette espèce nou- 
velle pour la faune oligocène belge dont la présence à Grimmertingen 
et Neerrepen vient d'être signalée plus haut. Il n'est pas douteux, 
cependant, qu'à Anvers, l'espèce soit à l'état remanié, mais la coïnci- 
dence des constatations n'en est pas moins singulière. 

Voici maintenant le tableau rectifié, en ce qui concerne la 
distribution stratigraphique, des Foraminifères belges cités dans 
la Monographie et spécialement dans le tableau de MM. Burrows et 
Holland. 



XLIV 



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t. xxxiii, 1898 



L SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Van den Broeck, abordant les sujets mis à Tordre du jour de la 
séance, expose la question de la faune halolimnique du Tanganyka, 
documentant sa conférence de cartes, de plans et de l'exhibition 
types de mollusques tanganyciens. 

M. Van den Broeck montre ensuite une série des divers types 
ftMtheria de l'Afrique centrale mis à sa disposition par MM. Daut- 
zenberg et de Cort, à l'occasion de quelques formes remarquables 
ftM. tubifera, Sow., rapportées de l'Aruwimi et faisant partie 
des collections de M. le major Cuvelier. 

La séance est levée à 22 heures. 



Séance du 11 juin 1898 

PRÉSIDENCE DE M. É. F0L0GNE 

La séance est ouverte à 20 heures. 

Le procès-verbal de la séance du 14 mai est adopté. 

Correspondance. 

La Société prend connaissance du décès du D r Ed. Alb. Bielz, 
membre correspondant, survenu à Hermannstadt le 26 mai. 

Des condoléances seront adressées à sa famille. 

M. l'Ingénieur en chef, directeur du service spécial des canaux 
houillers, fait savoir que les eaux du canal de Gharleroi à Bruxelles 
seront baissées dans les biefs situés dans la province de Brabant du 
22 juin au 9 juillet. [Remerciements,) 

M. le Ministre de l'Agriculture, de l'Industrie et des Travaux 
publics annonce l'envoi du 6 e cahier de la carte géologique de Bel- 
gique, comprenant les feuilles dePussemange-Sugny, Bouillon-Dohan, 
Herbeumont-Chiny, Muno-Hauwald, Lamorteau-Buette et Musson- 
Aubange. [Remerciements.) 

Bibliothèque. 

Ouvrages reçus de leurs auteurs. — MM. E. Bucquoy, Ph. Daut- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LI 

zenberg et G. Dollfus: Les mollusques marins du Roussillon, t. II, 
fasc. 12, 7 pi. — M. G. Dewalque : Discours prononcé aux funé- 
railles de M. A. Briart. — Rapport du jury chargé de décerner, en 
1897, le prix décennal des sciences minérales [période de 1892-97). 
(Ex: Ann. Soc. géol. Belg.) — M. Velge : Le sable tertiaire de 
la province de Namur et le sable, de Mo//. (Ex : Ann. [Mém.] Soc. géol. 
Belg ) 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

Travaux pour les Annales. 

M. van Ertborn se charge de la rédaction de la notice biogra- 
phique à consacrer à la mémoire du regretté M. Briart. 

Communications du Conseil. 

M. le D r Rousseau et M. René Sand, étudiant, présentés respecti- 
vement par MM. Fologne et Weyers et par MM. Daimeries et Yseux, 
ont été reçus membres effectifs. 

Communications. 

QUELQUES MOTS AU SUJET DE LA DERNIÈRE BROCHURE 
DE M. L'INGÉNIEUR LAMBERT 

Par le baron 0. VAN ERTBORN 

A la séance de la Société du 3 février 1894, nous avons parlé, 
comme question d'actualité, d'une brochure de M. l'ingénieur C. Lam- 
bert, au sujet d'un projet de distribution d'eau à Bruxelles. Nous 
avons à cette occasion présenté plusieurs objections à ce projet. 

M. Lambert revient sur la même question en la généralisant 
dans sa brochure : Dangers que présentent les eaux de surface. 
Bruxelles, 1898, chez Goossens, imprimeur, rue du Houblon. 

Nous sommes parfaitement d'accord avec l'auteur lorsqu'il signale 
les Dangers que présentent les eaux superficielles, aujourd'hui gêné- 
ralement contaminées; toutefois, nous croyons qu'il y a lieu de ne 
pas les condamner toutes et il y a des nappes superficielles qui 
peuvent donner d'excellente eau, telles que les sables de l'Éocène. Il 
suffit souvent de prendre les précautions les plus élémentaires. 

Que certaines sources à grande profondeur fournissent de bonne 



LU SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

et excellente eau, le fait est évident, mais qu'il faille pour cela des 
puils de 4 à 5 mètres de diamètre, le moyen nous paraît un peu 
dispendieux. Ce moyen seul, d'après l'auteur, permettrait d'isoler les 
sources inférieures des nappes superficielles. 

L'auteur est ici en contradiction absolue avec M. Toubeau, qui, 
dans sa notice sur la Salure progressive d'eaux artésiennes ( l ), nous 
dit (p. 11) : « Toutes nos analyses ont été faites alors que le débit 
« des puits observés était normal. De plus, l'absence de nitrites, de 
« nitrates, ou de quantités d'ammoniaque, qui pourraient faire sup- 
« poser dans ces puits l'influence d'infiltrations superficielles, écarte 
« complètement cette hypothèse. » 

M. Lambert nous dit ensuite, en parlant de la craie (p. 11) : « Non 
« seulement, de toutes les roches, c'est celle qui retient la plus 
« grande quantité d'eau dans ses pores : 36 p. c, ainsi que nous 
« l'avons constaté. » . 

Le fait ne saurait être contesté, mais il ne serait pas facile et cer- 
tainement il serait peu pratique de retirer l'eau qui se trouve dans 
les pores d'une couche de craie. 

La craie par elle-même n'est pas perméable, suivant le sens que 
nous donnons à ce mot; il faut, pour qu'elle puisse livrer un réel 
passage à l'eau, qu'elle soit fissurée. 

Lorsque ces fissures font défaut, l'eau que l'on peut recueillir est 
en quantité nulle. 

A ce point de vue, nous sommes en parfaite communauté d'idées 
avec M. Coune, ingénieur en chef de la ville de Gand, lorsqu'il nous 
dit, dans sa notice sur le puits artésien de cette ville ( 2 ), qu'aucune 
fissure ne fut rencontrée dans la craie et que par conséquent on n'y 
trouva pas d'eau. 

Page 14, M. Lambert nous dit encore : « A l'état massif et saturée 
« d'eau, le poids de la craie est de 1,990 kilogrammes par mètre 
« cube. 

« Dans ce chiffre, il se trouve : 700 kilogrammes d'eau. 

« Comme, d'autre part, on peut admettre que l'épaisseur moyenne 
'(du gisement est d'une quarantaine de mètres dans les Flandres, il 
« s'ensuit que le volume d'eau contenu dans la craie sous une sur- 

(*) « Salure progressive d'eaux artésiennes ». (Revue de V Université de Bruxelles, 
t. III, 1897-98. Décembre.) 

(2) Annales de V Association des ingénieurs sortis des écoles spéciales de Gand, 
t. XX, p. 68. 1897. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LUI 

« face de 1,000 hectares, ou d'un carré de 3,000 mètres environ de 
« côté (c'est-à-dire deux fois la superficie de Bruxelles, non compris 
a les faubourgs), n'est pas moindre de 286 millions de mètres cubes. 

« Volume suffisant pour alimenter 38,100,000 habitants à rai- 
« son de 75 litres par jour. En d'autres termes, ce volume pour- 
ce rait alimenter Bruges, Ostende et le littoral, soit, je suppose, 
« 150,000 habitants à raison de 75 litres par jour pendant 
« soixante-dix ans. » 

L'épaisseur moyenne donnée à la craie par l'auteur nous paraît 
exagérée. A Alost, elle fait défaut; dans le sous sol de Gand, son 
épaisseur est de 15 mètres. Il est vrai, d'autre part, qu'à Ostende sa 
puissance atteint 80 mètres. 

M. Lambert paraît, en outre, ignorer un fait d'une importance 
capitale dans l'occurrence et que nous avons rappelé à la séance du 
3 février 1894, c'est que l'eau du puits artésien d'Ostende détenait 
une telle quantité de sels en dissolution, qu'elle était impropre à 
l'usage. 

Il n'est guère à supposer que l'intention de M. Lambert soit d'ali- 
menter la population du littoral d'une eau de telle qualité, autant 
leur distribuer de l'eau de mer. 

Il est possible que dans le centre nord du pays, les eaux circulant 
dans les fissures de la craie soient de meilleure qualité dans la zone 
où cette formation se trouve au delà de 200 mètres de profondeur. 

La solution de cette question aurait peut-être quelque intérêt pour 
la ville d'Anvers. En ce point, la craie doit se trouver entre 400 ou 
500 mètres de profondeur. 

La température de l'eau serait de 20 à 25° C, ce qui pourrait 
présenter quelque inconvénient ; quant à la qualité et à l'abondance 
de l'eau, il serait fort prudent de s'en assurer par un essai sur une 
petite échelle, avant d'avoir recours aux moyens dispendieux pré- 
conisés par M. Lambert. 

NOUVELLES DÉCOUVERTES DANS L'ARGILE DE B03M (OLIGOCÈNE MOYEN) 

Par Éd. DELHEID 

Le bienveillant accueil qu'ont reçu de la Société mes précédentes 
communications sur la faune et la flore de l'argile de Boom, m'engage 
à faire connaître les résultais des recherches nouvelles poursuivies 
dans ce terrain. 






L1V SOCIÉTÉ ROYALE MÀLÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Il convient de dire que la présente communication ne sera, comme 
ses devancières, qu'un simple exposé des^trouvailles laites au cours 
de mes excursions paléontologiques à l'exclusion de considérations 
scientifiques. 

Sous ces réserves, je signalerai en premier lieu — à tout seigneur 
tout honneur — la découverte récente d'un jeune Halitherium (H. 
Schinzi, Kaup., probablement). 

Ce mammifère herbivore, le plus complet, je crois, rencontré 
jusqu'à ce jour, a été trouvé à Steendorp, à une profondeur de 8 mètres 
dans l'argile rupelienne. Il n'est pas adulte et mesure 2 mètres de 
longueur. 

Voici en quoi consistent les restes de ce Sirénien : 

Intermaxillaires avec les dents ; Fragments de caisses tympaniques en- 
Frontaux; chassées dans le temporal D. et G.; 

Os propre du nez D.; Condyles occipitaux; 

Pariétal; Partie de l'occipital supérieur G.; 
Apophyses zygomatiques du tempo- / Symphises du maxillaire inférieur D. 

ralD. et G.; 1 et G.; 

Fragments de palatin D . et G. ; ] Dentaire avec jeunes dents en place D . ; 

Sphénoïdes D. et G.; \ Fragments de dents ; 

Lame cribleuse de l'ethmoïde ; j Apophyses coronoïdes D. et G.; 

Apophyses du ptérygoïde D. et G.; [ Condyle avec surface articulaire D.; 
Basilaire ; 

La colonne vertébrale comprend 40 vertèbres : l'atlas, l'axis, la 
3 e cervicale, 19 dorsales, 2 lombaires, 2 vertèbres du sacrum et 
14 caudales. 

Quant aux côtes, sur 19 paires que cet animal possède, 18 paires 
ont été retrouvées (*). 

C'est le troisième dugong qu'il m'a été donné de découvrir à 
Steendorp, indépendamment d'autres individus représentés par une 
moins grande quantité d'ossements. — J'en ai rencontré des restes 
à Terhaegen, à Boom et à Burght; mais, quoi qu'il en soit, ces 
mammifères sont rares, et il m'a fallu pour en arriver à grouper 
tant de matériaux plus de vingt années de constantes recherches. 

Ces Siréniens ont été fort bien reconstitués et montés par 
M. F. Sonnet; il en est de même d'une vingtaine de sélaciens et de 
poissons osseux ainsi que de quelques tortues. Ces reconstitutions 

( d ) Je dois à l'obligeance de M. Sonnet de pouvoir donner la liste des ossements 
reconstitués de cet animal, ainsi que des restes de Psephophorus rupeliensis dont il 
est fait mention plus loin. 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1898 LV 

faites avec beaucoup de soin viendront en aide, je pense, lors de 
l'étude ultérieure de ces fossiles. 

J'ai trouvé naguère, à Boom, des ossements d'un Sirénien miocène 
dont jusqu'alors (1888) nulle trace n'avait été signalée ; cet animal 
était représenté par une série de vertèbres et par des côtes. Depuis 
cette époque, le Musée d'histoire. naturelle de Bruxelles en a acquis un 
superbe individu, également de Boom, lequel a été décrit par M. Dollo 
sous le nom de Miosiren Kocki. 

Je citerai encore un lamantin d'un genre nouveau, Manatherium 
Delheidi f 1 ), dont j'ai, en 1886, recueilli quelques restes à Hemixem. 

Bien que ces ossements aient été étudiés à cette époque par le 
D r Hartlaub, qui a bien voulu me dédier cet animal, la dernière liste 
des mammifères rupeliens publiée par M. Van den Broeck ( 2 ) n'en 
fait aucunement mention. 

Ce genre a-t-il été créé à tort par le D r Hartlaub et son travail 
annulé? Je l'ignore. S'il n'en est pas ainsi, je revendique pour « mon » 
Manatherium une place parmi les autres Siréniens de ce terrain. 

Psephophorus rwpeliensis , Van Ben., est, comme on le sait, une 
tortue fort rare dans l'argile de Boom ; je viens néanmoins de trouver 
à Rupelmonde, à une profondeur de 15 mètres dans ces dépôts, une 
grande quantité d'ossements se rapportant à ce reptile. 

Ces restes comprennent une notable partie des armures dorsale 
et ventrale en fragments; ces fragments se composent de plaques 
polygonales formant mosaïque. 

Les os suivants provenant de la tête et des membres complétaient 
plus ou moins cette tortue : 

Préfrontal G.; l ros côtes D. et G.; 

Frontal D.; Radius D. et G.; 

Post frontal D.; 5 e métacarpien D.: 

Maxillaire inférieur ; Pisiforme D. 

Angulaire j Astragale j 

Surangulaire > G.; Calcaneum \ D.; 

Articulaire ) Cunéiforme ) 

Deux vertèbres dorsales ; 1 er métatarsien D.; 
Apophyse transverse de la l re vertèbre 4 e — D.; 

sacrée; 3 e phalange du 5° doigt postérieur D.; 

Dix vertèbres caudales ; Coracoïde. 

(') TJéber Manatherium Delheidi, eine Sirène aus dem Oligocân BeJr/icns, von 
D 1 * Clemens Hartlaub. 

( 4 ) Matériaux pour V étude de V Oligocène belge (fasc. 1). 



LVI SOCIÉTÉ KOYALE MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 

J'ai rencontré des débris de Psephophorus à Steendorp, à Niel, à 
Noeveren et à Terhaegen. 

M. Storms a bien voulu récemment passer en revue les sélaciens 
que je possède, et, de cet examen, il résulte que les espèces suivantes 
viendront enrichir la faune ichthyologique rupelienne (Cette faune 
comprendra actuellement 35 poissons) : 

Oxyrhina crassa, Ag.; Scyllium? 

— eœigua, Probst.; Carcharias, sp.; 

Odontaspis Van den Broecki, Wink.; Notidanus primigenius, Ag. 
Lamna obliqua, Ag.; 

Quelques autres poissons seront encore à ajouter à cette liste : 

Trichiurides : On rencontre dans l'argile des dents de ce poisson 
qui présentent les mêmes caractères que celles provenant du Bruxel- 
lien, mais elles diffèrent par le développement moindre de l'extrémité 
en fer de lance. 

Ma collection renferme une quarantaine de ces dents. 

hannovera : Je possède plusieurs appendices des arcs branchiaux, 
caractéristiques du genre Cetorhinus, et semblables à ceux que 
Van Beneden a signalés dans le terrain scaldisien sous le nom de 
Hannovera aurata. 

J'ai trouvé ces mêmes restes dans le Poederlien (Pliocène), lors du 
creusement du bassin America, à Austruweel (Anvers). 

Cottus cervicomis, n. sp. ; Storms : Ce poisson est représenté par 
des épines rappelant par leur forme des bois de cerf. Ces épines sont 
très massives, longues de quatre centimètres environ et se composent 
d'un fort piquant se terminant en pointe aiguë et armé sur les côtés 
de quatre épines divergentes, mais toutes tournées du même côté. 

Trigla : M. Storms a reconnu ce nouveau poisson de l'argile de 
Boom d'après des restes des parties osseuses du crâne et de l'appa- 
reil operculaire; j'en ai un opercule presque complet (*). 

On rencontre peu de coprolithes dans notre Rupelien ; cette rareté 
apparente s'explique par le fait que ces... objets attirent médiocre- 
ment l'attention des ouvriers. J'en conserve cependant quelques-uns 
de Steendorp, de Rumpst et de Noeveren qui ressemblent à ceux du 
Bruxellien, quoique plus volumineux. 

(*) Voir, pour ces quatre derniers poissons, la « Quatrième note sur les poissons 
de l'argile rupelienne », par R. Storms. (Extrait du Bulletin de la Société belge de 
géologie, t. VIII, 1894.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LVII 

Quant aux otolithes, ils sont un peu plus abondants : ma collection 
comprend une trentaine de ces os de l'oreille appartenant à diverses 
espèces de poissons. 

En outre, un débris de rognon pyriteux provenant de Niel (Boom) 
renferme, réunis sur un espace de 25 millimètres sur 10, une soixan- 
taine d'otolithes; et, chose curieuse, de la même espèce. Un fragment 
de Denlalium Kickxi, Nyst, accompagne ces otolithes. L'agglomé- 
ration extraordinaire de ces os témoigne de la richesse en poissons de 
notre mer rupelienne. 

Avant de quitter les vertébrés, je signalerai encore la découverte 
récente d'un poisson de la famille des scombéridés. 

Ce poisson, d'une conservation parfaite,, est pour ainsi dire com- 
plet. La colonne vertébrale se compose de cinquante vertèbres y 
compris la caudale. (Je crois qu'elle est entière, car on n'y distingue 
aucune solution de continuité) ; quant à la tête, presque tous les os en 
ont été retrouvés. 

Il y a lieu de croire que ce poisson appartient au genre Pelamys et 
peut-être à l'espèce décrite par Van Beneden sous le nom de Pelamys 
robusta (*). 

Voici, en effet, la remarque faite par l'éminent naturaliste concer- 
nant ce poisson : 

« Les vertèbres caudales sont facilement reconnaissables à leur 
forme carrée et à leurs apophyses supérieures et inférieures qui, au 
lieu de s'ériger, recouvrent le corps de la vertèbre suivante et lui 
ôtent tout mouvement vertical. Il n'y a que le mouvement latéral qui 
reste possible. » 

La conformation caractéristique de la région caudale du poisson 
dont il s'agit me paraît répondre en tous points à cette description. 

J'ajouterai que la détermination de ce genre est faite d'après un 
certain nombre de vertèbres et par un fragment de maxillaire, lequel 
est caractérisé, dit Van Beneden, par les alvéoles dentaires qui res- 
semblent complètement à ceux de l'espèce vivant sur la côte de Bre- 
tagne, mais dont les dents elles-mêmes sont toutes brisées. 

Le fossile que je mentionne ayant au contraire conservé presque 
toutes ses dents, l'étude pourra en être reprise dans de meilleures 

(*) « Recherches sur quelques poissons fossiles de Belgique », par M. P. -.T. Van 
Beneden. (Extrait du Bulletin de V Académie royale de Belgique, 2 e série, t. XXXI, 
n° 6, juin 1871.) 



LVI1I SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

conditions, grâce surtout aux nombreux ossements de la tête qui ont 
été heureusement préservés. 

Un autre individu un peu moins grand est représenté par la colonne 
vertébrale, comprenant quarante-neuf vertèbres se suivant, caudale 
également comprise. 

Dans l'argile de Boom, les débris de poissons de cette famille sont 
assez répandus, mais ils consistent en ossements épars. Je possède 
cependant, entre autres, un scombérodon (Cybium Dumonti, V. B.) 
remarquable par les nombreux restes qui ont été exhumés : une 
grande partie de la tête et une suite de vingt-deux vertèbres forment 
l'ensemble des ossements recueillis. 

Sa taille dépassait probablement 2 mètres. 

Ma dernière visite à Steendorp a été favorisée par la découverte de 
deux balanes, les premières rencontrées dans le Rupelien supérieur ; 
elles étaient fixées sur une grande valve d'Ostrea callifera, huître 
extrêmement rare dans ces terrains. 

Les crustacés ne pullulaient pas précisément dans la mer rupe- 
lienne et le genre Balanus- était jusqu'à présent inconnu dans ses 
dépôts. Je n'ai jamais, sur les milliers de coquilles et d'ossements 
recueillis, observé la moindre trace de balane et l'on sait pourtant si 
ces crustacés sont difficiles pour leur installation. 

En consultant les listes des fossiles de la Belgique, je constate 
cependant que ce genre apparaît pour la première fois dans le Rupe- 
lien fluvio-marin, où il est représenté par Balanus unguiformis, Sow. 

Les balanes que je viens de trouver se rapporteraient- elles à cette 
espèce? 

En mollusques, rien de nouveau et je crois qu'il reste peu d'espoir 
de voir s'augmenter la faune sous ce rapport, les ouvriers ne conser- 
vant plus guère, à cause de leurs prétentions excessives non satis- 
faites, les coquilles qu'ils trouvent en travaillant l'argile. 

Je citerai cependant, bien que cette coquille ne soit pas nouvelle, 
un magnifique exemplaire de Pecten pictus, Goldf. , trouvé récemment 
à Niel. Ce peigne mesure 60 millimètres de diamètre et a ses valves 
désunies. 

Cette coquille, extrêmement fragile, est fort rare entière; néan- 
moins, j'en ai une belle série comprenant les divers âges de ce mol- 
lusque. 

J'ai signalé autrefois la présence dans nos dépôts rupeliens d'un 
gigantesque anthozoaire {Cœlentérés) et Ton se souvient que, jusqu'à 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LIX 

ce jour, ces étranges formations n'ont pu être classées définitivement 
par les savants qui les ont étudiées. 

Aujourd'hui, un sixième exemplaire vient d'être découvert à 
Terhaegen, à une profondeur de 12 mètres, et dans des conditions qui 
ne manquent pas d'intérêt : alors que les spécimens recueillis anté- 
rieurement ont été rencontrés libres dans l'argile, celui-ci s'était 
implanté sur un rognon de calcaire argileux (septaria), dans lequel il 
avait pénétré profondément en y imprimant les rugosités de sa surface 
mamelonnée. Il faut donc supposer que lorsque cet anthozoaire a 
songé à s'y arrêter, ce rognon se trouvait encore dans la période de 
formation et suffisamment plastique pour qu'il lui fût possible de s'y 
incruster. Malheureusement, ce ludus a été utilisé pour la fabrica- 
tion du ciment. 

Je ferai remarquer que sur un fragment de cet anthozoaire se 
trouve une serpule fixée sur les tubes calcaires qui constituent ce 
curieux fossile. 

Les septaria dont je viens de parler sont ordinairement lenticu- 
laires et contiennent une eau très limpide; on en trouve parfois plu- 
sieurs réunis et soudés l'un à l'autre. Il en est aussi de pyriteux et, 
dans ce cas, ils produisent un scintillement de toute beauté. 

Ces concrétions atteignent, paraît-il, jusqu'à 20 mètres de longueur 
sur 50 centimètres d'épaisseur et, si les renseignements obtenus sur 
place sont exacts, il en existe deux bancs dans toute l'étendue des dépôts 
argileux : le premier, à Steendorp, s'observe à la profondeur approxi- 
mative de 46 mètres et le second entre 20 et 21 mètres, indépendam- 
ment, bien entendu, delà couche sableuse que l'on peut évaluera 3 m 50. 

La flore rupelienne reste toujours peu importante et de nouvelles 
recherches n'ont guère contribué à l'enrichir : un fruit cordiforme et 
un autre ayant beaucoup d'analogie avec le fruit du noisetier en sont, 
pour cette année, les seuls résultats. 

En terminant cette communication, je dirai, à titre de renseigne- 
ment, que je viens de recueillir à Boom, au contact de l'argile, une 
molaire de mammouth (Elephas primigenius) ; le restant de la mâ- 
choire a été dispersé par les ouvriers. 

UN NOUVEAU GITE BRUXELLIEN A IXELLES 

Jusqu'à présent, aucun gîte fossilifère important n'avait été remar- 
qué dans nos dépôts bruxelliens d'ïxelles ; mais, grâce aux travaux de 



LX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

nivellement entrepris dernièrement à l'ancien cimetière de cette com- 
mune, deux poches de sables quartzeux pétries de fossiles y ont été 
mises au jour. 

Ces sables à grès fossilifères (cimetière marin) se trouvaient à 
50 centimètres sous le banc séparatif laekenien, c'est-à-dire dans les 
couches supérieures du Bruxellien. 

Les travaux devant marcher avec une grande célérité, je n'ai eu à 
ma disposition, afin d'en opérer le triage, qu'un seul wagonet de ces 
sables; mais l'on pourra juger d'après ce que j'y ai recueilli de la 
richesse de ces deux gîtes, tant au point de vue de la conservation que 
de l'abondance des fossiles qui s'y trouvaient réunis. 

Le but que je poursuivais étant de compléter, si faire se pouvait, 
la faune ichthyologique de ce terrain, je ne me suis pas attardé aux 
nombreux grès pétris de mollusques que renfermaient ces poches. 

Voici ce que j'ai obtenu dans un mètre cube de ces dépôts (les deux 
gîtes en contenaient environ 50 mètres) : 

260 vertèbres de poissons osseux et de squales, de nombreuses 
dents, mâchoires, coprolithe, des boucles et palais de raie ; un demi- 
maxillaire de chimère (Edaphodon Bucklandi, Owen) ; des restes de 
tortue (Emys Cuvieri, Gai.); des vertèbres de serpent (Palœophis 
typhœus, Owen), etc., etc. 

Les crustacés, consistant en crabes, sont représentés par une cin- 
quantaine de pinces et par une carapace presque complète. 

Des échinodermes et des bryozoaires s'y trouvaient également et, 
en outre, un tronc d'arbre flotté. 

Comme on le voit, ces gîtes étaient fort beaux et valaient d'être 
connus. 

J'ai trouvé pendant ces travaux un fruit de cocotier (Nipadïtes 
Burtinï); sur une centaine d'exemplaires, c'est le seul recueilli à 
Ixelles. 

L'un de ces exemplaires provenant de Schaerbeek atteint la taille 
colossale de 30 centimètres de longueur ; je n'en connais pas qui 
soient arrivés à un pareil développement. 

Il peut être utile d'en signaler un découvert autrefois à la plaine 
de Ten-Bosch (Ixelles), dans les couches supérieures du Laekenien, 
les listes de fossiles de cet étage ne faisant pas mention de ces fruits. 

J'ai, parmi les végétaux bruxelliens, un petit fruit trouvé à Saint- 
Gilles dont jusqu'à présent aucun spécimen analogue n'a été ren- 
contré dans cette assise. Ce fruit est triangulaire et mesure 47 milli- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXI 

mètres de longueur sur 1 1 milimètres de largeur ; il provient du 
quartier Sud, où, à un certain niveau, presque tous les grès renfer- 
ment des débris de végétaux. 

Des nipadites ainsi que de grands troncs de palmiers et de conifères 
perforés par les tarets y sont très répandus. 

Il y a quelque vingt ans, les ouvriers d'une sablonnière établie aux 
confins de la rue Saint-Bernard et de la chaussée de Waterloo m'ont 
assuré qu'ils y avaient trouvé un tronc d'arbre si gigantesque qu'il 
avait fallu plusieurs années d'exploitation de la carrière pour que le 
dernier fragment en fût extrait. 

Nos sables bruxelliens contiennent aussi des blocs de lignite. 
J'en ai de Saint- Gilles et d'Uccle; un échantillon a été trouvé à 
Schaerbeek au contact de l'argile ypresienne. 

Ces fragments de troncs d'arbres flottés sont arrondis et pour ainsi 
dire réduits à l'état de charbon. 

Les listes des fossiles bruxelliens, parues jusqu'à ce jour, ne 
signalent pas de végétaux ayant subi cette transformation. 

La couche à nummulites (gravier de base du Laekenien) n'est pas 
souvent accessible dans nos environs; mais, en ces derniers temps, 
j'ai eu l'occasion d'y faire des recherches qui m'ont donné des résul- 
tats qu'il est bon de faire connaître au point de vue de la quantité pro- 
digieuse de dents de poisson que cette couche renferme. 

J'ai procédé au tamisage de 2 à 3 mètres cubes de sables qui 
constituent cette zone graveleuse et cette opération m'a rapporté une 
trentaine de mille dents en bon état. En tenant compte de celles par 
trop roulées et que je n'ai pas conservées, on peut évaluer à cent 
mille dents le contenu d'un mètre cube de ces sables dans les endroits 
les plus fossilifères. 

Cette couche ayant en moyenne 10 centimètres d'épaisseur, on 
obtient pour un hectare de terrain cent millions de dents, ce qui, on 
en conviendra, est un assez joli chiffre. 

Il serait intéressant de dresser une nouvelle liste des poissons de ce 
niveau et de signaler le degré de rareté et d'abondance des espèces 
qui y ont été trouvées. Dans le but de rendre ce travail éventuel plus 
complet, je me propose d'entreprendre sous peu d'importants triages 
de sable qui ne manqueront pas, je l'espère, d'apporter de nouveaux 
matériaux utiles à la science. 

La séance est levée à 21 heures. 



LXII SOCIÉTÉ RO\ALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Assemblée générale annuelle du 3 juillet 1898 

PRÉSIDENCE DE M. J. CROCQ 

La séance est ouverte à 2 heures. 

1. — Le procès-verbal de l'Assemblée générale du 4 juillet 1897 
est approuvé. 

2. — M. Crocq donne lecture de son rapport : 

« Messieurs, 

« La Société Royale malacologique de Belgique compte aujour- 
d'hui trente-cinq années d'existence, et toutes sont marquées par des 
travaux qui n'ont pas cessé d'augmenter et d'étendre son importance 
et sa réputation. 

« Membres. — Elle compte actuellement 110 membres, dont 
76 effectifs, 61 régnicoles, 12 étrangers et 3 membres à vie. Elle a 
de plus 3 membres protecteurs, 10 honoraires et 21 correspondants. 

« Nous avons eu le regret d'enregistrer le décès de six de nos 
collègues. Parmi eux figurent deux anciens présidents de la Société, 
M. Briart, l'illustre géologue, et M. Roffiaen, qui fut l'un des fonda- 
teurs de notre association. Des notes biographiques leur seront 
consacrées dans nos Annales. A eux viennent se joindre M. Ballion, 
dont vous avez pu dans une de nos excursions admirer la belle et 
riche collection, et M. Cluysenaar. Nous avons également perdu deux 
de nos membres correspondants, MM. Bielz et Winkler. 

« En revanche, six nouveaux membres effectifs sont venus 
coopérer à nos travaux; ce sont : MM. Carletti, De Quanter, Lucas, 
Rousseau, Rutot et Sand. 

« Notre album s'est enrichi du portrait de M. De Quanter. J'en- 
gage ceux de nos membres qui n'y figurent pas encore à nous envoyer 
leur portrait photographié, car la Société tient beaucoup à posséder 
ce souvenir de tous ceux qui ont collaboré à ses travaux. 

« Séances. — Les séances ont été régulièrement tenues tous les 
deuxièmes samedis de chaque mois, à 20 heures, au local du Musée 
zoologique de l'Université de Bruxelles, gracieusement mis à notre 
disposition par le Conseil d'administration. Des communications y 
ont été présentées par MM. Delheid, Putzeys, Van den Broeck, van 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXIII 

Ertborn et Emile Vincent, et des collections par MM. Crocq, de Cort, 
De Pauw, Putzeys et Van den Broeck. 

. « Exposition. — La Société a participé à l'Exposition universelle 
qui a eu lieu à Bruxelles en 1897, et y a obtenu le diplôme du 
mérite. Des conférences scientifiques y ont été données avec le plus 
grand succès dans les locaux de la section des sciences par MM. le 
général Hennequin, Rutot, Schmitz et Van den Broeck. 

« Publications. — Les procès-verbaux de nos séances ont été 
régulièrement distribués tous les mois. 

« La Société Royale malacologique publie chaque année un 
volume d'annales. Mais le tome XXX (1895) n'a pu paraître jusqu'à 
ce jour, M. Daimeries n'ayant pas encore fourni le travail qu'il 
s'était engagé à publier dans ce volume. Notre savant collègue nous 
ayant fait savoir qu'il lui était pour le moment impossible de 
terminer ce travail, nous ne l'attendrons pas davantage, et le volume 
sera distribué d'ici à peu de temps. 

« Bientôt après, nous publierons la seconde partie du tome XXXI 
(1896), et le tome XXXII (1897) paraîtra au cours de l'année 
sociale 1898-1899. Nous aurons de cette façon remis au courant 
nos publications. 

« Archives et bibliothèque. — Le classement des archives se fait 
régulièrement par les soins de notre secrétaire, M. de Cort. 

« Notre bibliothèque, déjà d'une remarquable richesse, s'accroît 
tous les jours par les échanges que nous instituons régulièrement 
avec de nombreuses sociétés savantes de tous les pays, auxquelles 
sont venus s'ajouter dans l'année qui finit aujourd'hui, le Musée 
national de Montevideo et le Secretaria de Fomento, de Mexico. De 
plus, des dons lui ont été transmis par MM. le Ministre de l'industrie 
et du travail, Dautzenberg, Dewalque, Foresti, Hennequin, Hoyle, 
Mourlon, Torossi, Toubeau, van Ertborn et Velge. 

« Toutes ces publications sont mises à la disposition de nos 
membres, qui y trouveront une inépuisable source de recherches. 

« Collections. — Les nombreux et intéressants spécimens qui con- 
stituent nos collections ont été déterminés et classés par M. É. Vincent, 
qui s'est dévoué à cette tâche avec un zèle au-dessus de tout éloge. 

« Locaux. — Nous nous réunissons habituellement ici, dans le 
local du Musée zoologique de l'Université de Bruxelles. Nos collec- 
tions et notre bibliothèque sont déposés dans un local que met à 
notre disposition l'Administration communale de Bruxelles. C'est 



LXIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

pour moi un devoir de remercier au nom de la Société cette admi- 
nistration, ainsi que le Conseil d'administration de l'Université. 

« Excursions. — L'excursion annuelle de la Société a eu lieu sous 
la direction de M. Velge, dans les massifs tertiaires des environs de 
Namur. M. Daimeries a de plus, en août 1897, organisé une excur- 
sion dans la région d'Orp-le-Grand. 

« Finances. — Vous vous rappellerez. Messieurs, les incidents 
à la suite desquels nous nous sommes trouvés, à un certain moment, 
accablés par un déficit considérable, imputable en grande partie à 
l'importance de nos publications. Grâce aux mesures prises par le 
Conseil, grâce aussi au zèle et au dévouement sans bornes de notre 
honorable trésorier, M. Fologne, cette situation est aujourd'hui 
surmontée. Non seulement nos dépenses sont équilibrées par nos 
recettes, mais notre budget se clôture actuellement par un boni, 
comme vous le démontrera l'exposé que notre trésorier va vous 
faire connaître tout à l'heure. 

« N'oublions pas qu'une bonne part revient dans cet heureux 
résultat aux subsides généreusement mis à notre disposition par le 
Gouvernement et par la Province de Brabant, auxquels je vous pro- 
pose de voter des remerciements. 

« J'ai donc la satisfaction, en quittant ce fauteuil, de le léguer à 
mon successeur dans les conditions les plus favorables. (Applaudisse- 
ments.) » 

3. — M. Fologne expose la situation de la Société et donne 
lecture du budget élaboré pour l'année sociale 1898-99. 

Celui-ci est adopté, le chiffre de la cotisation annuelle étant main- 
tenu à 15 francs. 

5. — L'Assemblée procède au vote pour l'élection du Président 
pour les années 1898-1900, de trois membres du Conseil pour la 
même période et de trois membres de la Commission des comptes 
pour l'exercice 1898-99. 

a) M. Crocq, président sortant, n'est pas rééligible. 
11 membres ayant pris part au scrutin, celui-ci a donné le 
résultat suivant : 

MM. Hennequin 2 

Mourlon ..... 8 
Pelseneer . . . . . 1 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXV 

M. Mourlon est élu président pour un terme de deux années 
prenant cours le 1 er juillet 1898. 

b) Les mandats de MM. Hennequin, É. Vincent et G. Vincent 
étant expirés, le vote pour l'élection de trois membres du Conseil 
s'est traduit de la manière suivante : 

MM. Crocq ...... 8 



Hennequin . 
Pelseneer . . 
van Ertborn . . 
Velge .... 
É. Vincent . . , 
G. Vincent . . . 

Sont élus : MM. Crocq, Hennequin et É 



10 
1 
1 
1 

10 
2 

Vincent. 



c) Comme membres de la Commission des comptes ont été réélus, 
à l'unanimité, MM. Delheid, Maroy et Weyers. 

6. — L'Assemblée décide que les réunions mensuelles continueront 
à se tenir à l'Université libre de Bruxelles. Elle fixe celles-ci au 
premier samedi de chaque mois, à 4 1/4 heures de relevée. 

7. — Aucune proposition spéciale n'ayant été présentée relative- 
ment à l'excursion annuelle de 1898, M. Mourlon propose que la 
Société prenne part à l'excursion que la Société belge de géologie 
organise pour la fin d'août dans les Vosges. 

Plusieurs membres appuient cette proposition, qui rallie les 
suffrages de l'Assemblée. 

M. Mourlon remercie ses collègues de l'honneur qu'ils veulent 
bien lui faire en l'appelant à la présidence de la Société. Il est 
certain d'être l'interprète de tous les membres de celle-ci en adressant 
à M. le D r J. Crocq l'expression de notre reconnaissance pour le 
dévouement dont il n'a cessé de faire preuve envers la Société et tout 
particulièrement durant l'exercice écoulé pendant lequel il a occupé 
le fauteuil de la présidence. 

La Société Royale malacologique, qui compte déjà plus de trente- 
cinq années d'existence, ce dont je suis heureux, ajoute M. Mourlon, 
de pouvoir féliciter, en passant, deux des derniers membres fonda- 
teurs : MM. Weyers et Fologne, présents à la séance, a toujours 

t. xxxiii, 1898 5 



LXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

accordé une large part à la paléontologie. Ne voyons-nous pas, en 
effet, le premier volume de notre Société commencer par un mémoire 
intitulé : Description d'une espèce fossile de la famille des Vermets? 
Ce mémoire est dû à notre regretté collègue, J. Colbeau, qui fut si 
longtemps l'âme de la Société. 

C'est dans cette voie qu'il convient de diriger de plus en plus les 
efforts de la Société. Celle-ci aura ainsi sa tâche spéciale à remplir, 
parmi les différentes sociétés qui, dans notre pays, trouvent leur prin- 
cipal champ d'action dans le domaine des sciences géologiques et 
paléontologiques. 

Nos Sociétés géologiques de Bruxelles, de Liège, d'Arlon, et l'on 
serait presque tenté d'ajouter de Lille, si des délimitations de fron- 
tières n'y mettaient obstacle, ont chacune leur spécialité qui se mani- 
feste dans leurs publications. C'est ainsi notamment que la Société 
belge de géologie, qui a eu l'heureuse initiative d'entrer dans une voie 
peu explorée jusqu'ici, s'occupe plus spécialement et avec grand 
succès, des innombrables applications de la géologie. 

A la Société Royale malacologique incombe surtout la mission de 
continuer l'œuvre de nos grands paléontologistes, principalement 
pour ce qui concerne la description des faunes tertiaires. Celles-ci 
ont donné lieu à de si nombreux et remarquables travaux dans nos 
Annales que nous considérons comme un devoir, dit en terminant 
M. Mourlon, tout en favorisant autant qu'il est en notre pouvoir les 
productions du domaine, forcément restreint dans notre pays, de la 
malacologie proprement dite, d'engager nos collègues paléontologues 
à continuer l'œuvre de leurs éminents devanciers. 

M. le D r J. Crocq remercie M. Mourlon pour les paroles si flat- 
teuses qu'il vient de lui adresser et ajoute qu'en lui confiant la direc- 
tion de ses travaux, la Société ne pouvait la placer en de meilleures 
mains. 

La séance est levée à 3 4/2 heures. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXVII 

Séances des 6 août et 3 septembre 1898 

PRÉSIDENCE DE M. MOURLON 

Le procès-verbal de la séance du 1 1 juin a été adopté. 

Correspondance. 

La Société a pris connaissance du décès de M. Crosse, directeur du 
Journal de Conchyliologie, membre honoraire de la Société, survenu 
à Vernon (France), le 7 août. Des condoléances seront adressées à sa 
famille. 

Bibliothèque. 

M. G. Gilson fait don de sa Note sur un nématode nouveau des 
îles Fidji, Carnoya vitiensis (Ex : La Cellule, XIV, 2, 1898). 
[Remerciements.) 

Communications. 

A la séance du 6 août, M. Mourlon expose à l'aide de coupes au 
tableau les résultats de- ses dernières recherches sur les dépôts 
tertiaires de la Campine limbourgeoise à l'ouest de la Meuse. 

A la séance du 3 septembre, M. Mourlon fait une communication 
verbale sur des nouveaux gîtes fossilifères, découverts à l'occasion de 
ses travaux de levés de la carte en Campine dans les sables tertiaires 
des collines de Houthaelen et de celles au sud-est de Brée, près 
d'Opittre. 

— M. J. Crocq, qui présida maintes fois notre Société, est décédé 
inopinément le 18 septembre, à l'âge de 75 ans. Ses obsèques ont eu 
lieu le 22 septembre, et M. Mourlon a prononcé, à cette occasion, le 
discours suivant : 

Discours prononcé aux funérailles du D r Jean Crocq 

Par Michel MOURLON 

« Messieurs, 

« En apprenant la mort du D r Crocq, nous avons été profondé- 
ment impressionnés, et tout un monde de souvenirs, déjà lointains, 
s'est présenté à nos esprits. 



LXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

« Dans cette douloureuse circonstance, la parole doit être laissée 
surtout à ceux des savants confrères du défunt qui, tant à l'Académie 
de médecine qu'à l'Université de Bruxelles, sont le mieux à même de 
retracer sa grande carrière de savant et de professeur. Mais qu'il 
nous soit permis de lui rendre un dernier et solennel hommage en 
rappelant succinctement la part prise par le D r Grocq au mouvement 
scientifique qui a abouti à la création du Service géologique de 
Belgique dont la direction nous est confiée. 

« Nous devons aussi, en notre double qualité de président de la 
Société royale Malacologique de Belgique et de vice-président de la 
Société belge de Géologie, le président de celle-ci, M. Renard, étant 
empêché, accomplir la mission qui nous est confiée par ces sociétés 
dont le D r Crocq était un des membres les plus assidus et les plus 
dévoués, en nous acquittant envers lui d'un dernier tribu de reconnais- 
sance. On comprendra en quelle haute estime le tenaient nos collègues, 
lorsque nous rappellerons que depuis la fondation de la première et 
en même temps de la plus ancienne des deux sociétés précitées, qui 
remonte déjà à plus de trente-cinq ans, le D r Crocq en a été élu six 
fois le président, et pour la première fois en 1875. 

« 11 y a deux mois et demi à peine, le 3 juillet dernier, nous le 
voyons encore présider l'assemblée générale de cette Société, et en 
l'entendant s'exprimer d'une voix si ferme avec cette expression qui 
lui était propre, nous étions loin de nous attendre au dénouement 
fatal qui nous réunit à cette heure dans cette chambre mortuaire. 
Après avoir fait remarquer, dans le rapport annuel dont il donna 
lecture, la situation prospère de la Société, il ajoutait, non sans un 
légitime orgueil : « J'ai donc la satisfaction, en quittant ce fauteuil, 
« de le léguer à mon successeur dans les conditions les plus favo- 
« râbles. » 

« Ce successeur auquel faisait allusion le D r Grocq, était précisé- 
ment celui qui, en ce moment, évoque son souvenir et, certes, en 
adressant dans cette même séance, à notre président sortant, l'ex- 
pression de notre reconnaissance pour le dévouement dont il n'a cessé 
de faire preuve envers la Société, nous ne pouvions guère supposer 
que nous faisions en quelque sorte son oraison funèbre anticipée. Les 
paroles si flatteuses et si cordiales par lesquelles il remercia son suc- 
cesseur, mirent une fois de plus en relief son grand esprit de conci- 
liation et l'extrême aménité de son caractère. 

« Ce n'est pas à dire cependant que même dans notre domaine 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXIX 

scientifique, en apparence fort paisible, il ne manifesta pas en maintes 
occasions, un remarquable esprit de combativité. N'a-t-on pas, en 
effet, conservé le souvenir des nombreux discours qu'il prononça au 
Sénat en faveur de la réorganisation des services d'exécution de la 
carte géologique de Belgique, et les procès-verbaux des séances de 
la commission chargée d'élaborer et de présenter au gouvernement 
un projet de réorganisation desdits services, ne témoignent-ils pas 
de la part considérable qu'il prit aux discussions parfois un peu 
véhémentes mais toujours intéressantes de cette commission. Durant 
les dix-huit séances que tint cette commission, du 18 novembre 1885 
au 14 avril 1886, sous la présidence de M. Delcourt et avec le con- 
cours de la presque totalité des géologues du pays, le D r Crocq fut 
continuellement sur la brèche, et l'idée principale qu'il préconisait 
finit par triompher. C'était celle d'appeler le plus grand nombre 
possible de géologues à collaborer aux travaux de la carte géologique, 
et cela dans des conditions acceptables pour tous, ce qui n'était point 
le cas auparavant. 

« Les résultats favorables qu'a amenés cette réorganisation, depuis 
près de neuf années qu'elle fonctionne à la pleine satisfaction des 
vingt collaborateurs de la carte, sont trop connus pour qu'il y ait lieu 
d'y insister ici. 

« Ceux qui ne voyaient dans le D r Crocq qu'un des maîtres de l'art 
médical ne seront pas peu surpris de le voir jouer un rôle aussi impor- 
tant dans une branche de nos connaissances qui n'a que peu ou point 
de rapport avec l'objet absorbant de ses travaux journaliers. 

« Mais il ne faut pas perdre de vue que le D r Crocq avait des apti- 
tudes et une compétence spéciales pour traiter les questions dont il 
vient d'être fait mention. 

« C'est lui, en effet, qui professa la minéralogie et la géologie à 
l'Université de Bruxelles de 1861 à 1864, et les nombreux élèves qui 
ont suivi ses cours se rappelleront avec quelle lucidité et quelle faci- 
lité il exposait, sans l'aide d'aucune note, et toujours confiant dans 
son incomparable mémoire, les problèmes les plus délicats de la cris- 
tallographie, cette branche si ingrate et d'autant plus redoutable que, 
tenant tout à la fois du groupe des sciences naturelles et de celui des 
sciences mathématiques, on ne sait le plus souvent auquel de ces deux 
groupes de sciences elle doit être rapportée. 

« Le D r Crocq a toujours eu une prédilection marquée pour l'étude 
des minéraux, dont il possède, du reste, de superbes échantillons, et 



LXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUË DE BELGIQUE 

notamment la collection Drapiez, reprise à l'ancien établissement 
Vandermaelen. 

« Aussi ne manquait-il jamais de prendre part aux excursions 
géologiques organisées par nos différentes sociétés scientifiques, et si 
par suite d'intempéries ou de toute autre cause, le nombre des compa- 
gnons de voyages se réduisait à quelques rares intrépides, on pouvait 
être assuré que le D r Crocq fût de ces derniers. 

« Il s'attachait à recueillir de nombreux échantillons, dont il se 
réservait de faire l'étude dans le silence du cabinet aux rares moments 
de loisir que lui laissait sa pratique médicale. 

« Il nous semble encore le voir en août 1896, lors de l'excursion 
que fit la Société belge de Géologie dans les exploitations basaltiques 
des bords du Rhin, toujours parmi les plus vaillants et chargé d'échan- 
tillons au point que l'on pouvait s'étonner de le voir résister à un 
fardeau qui, pour être scientifique, n'en était pas moins redoutable et 
donnait au porteur infatigable un aspect qui ne rappelait en rien celui 
du sénateur ou de l'académicien. 

« Mais le D r Crocq ne se bornait pas à recueillir et à conserver 
d'innombrables matériaux, il cherchait aussi à en tirer tout le parti 
scientifique possible. C'est ce que montre, notamment, son mémoire 
intitulé : Découverte du cobalt dans les sables tertiaires de Woluwe- 
Saint- Lambert. 

« Ce mémoire, présenté à l'Académie des sciences, fit l'objet d'un 
rapport étendu et élogieux de la part de notre savant confrère 
M. Renard, rapport dont les conclusions approuvées par les deux 
autres commissaires, MM. Spring et Mourlon, en décidèrent l'inser- 
tion au Bulletin de la séance du 14 décembre 1894 (t. XXVIII, 
p. 442-448 et 485 498) avec remerciements à l'auteur. 

« Adieu, cher et honoré collègue. Après une vie pure, laborieuse 
et féconde, vous avez eu la douce satisfaction de voir l'un de vos fils 
suivre la carrière dans laquelle vous vous êtes illustré; vous avez eu 
aussi le rare privilège de pouvoir constater que vos efforts, auxquels 
nous venons de rendre hommage, avaient été couronnés de succès. 

« Puissions-nous tous y contribuer de plus en plus par la suite, ce 
sera le plus sûr moyen d'honorer voire mémoire. 

« Avant que la terre recouvre votre dépouille mortelle, recevez 
notre suprême adieu. » 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXXI 

Séance du 1 er octobre 1898 

PRÉSIDENCE DE M. MOURLON 

La séance est ouverte à 4 1/2 heures. 

Les procès-verbaux des séances des 6 août et 3 septembre sont 
adoptés. 

Correspondance. 

L'Académie royale des Sciences de Turin fait part du décès de ses 
membres MM. les Professeurs Carlo Giacomini et Giuseppe Gibelli. 
[Condoléances.) 

La Société hollandaise des Sciences, à Harlem, envoie le pro- 
gramme des questions mises au concours pour l'année 1898. Parmi 
celles-ci la question suivante, dont la solution doit être fournie avant 
le 1 er janvier 1900, intéresse les malacologues : 

La Société demande de nouvelles recherches sur F origine du feuillet 
embryonnaire moyen chez les Mollusques, surtout au point de vue de 
la question si dans cette classe d'invertébrés on rencontre également 
des Entérocèles. 

Album. 

M. le D r B. Serradell fait don de son portrait. [Remerciements.) 

Bibliothèque. 

M. le Professeur Hidalgo fait don du fascicule récemment paru 
de ses Obras malacologicas. 

M. Heynemann envoie un tiré à part de sa note : Zur Geschichte 
der Gattung Aspidoporus Fitzinger. 

M. le Baron van Ertborn dépose un exemplaire de son Rapport lu 
au V e Congrès international d'Hydrologie médicale, de Climatologie 
et de Géologie tenu à Liège en 1898 : Des systèmes de captage et 
de protection des eaux thermo-minérales au point de vue de la pureté 
et du rendement des sources. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

L'assemblée approuve les échanges des publications suivantes 
contre les Procès-verbaux : Revista chilena de Historia natural (Val- 
paraiso) et La Pisciculture pratique (Paris). 



LXXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Communications. 

M. Mourlon, rappelle la perte éprouvée par la Société par le 
décès de M. le D r Crocq, entre sa réunion du 3 septembre et celle 
de ce jour. 

L'assemblée remercie M. Mourlon d'avoir pris la parole au nom de 
la Société aux funérailles du regretté M. Crocq, dont la mémoire 
sera consacrée par une notice biographique aux Annales. 

M. Mourlon saisit l'occasion de la distribution du tome XXX des 
Annales de la Société pour critiquer le système défectueux de la 
pagination provisoire des Procès-verbaux et de la modification que 
subit cette pagination lors des remaniements des Bulletins des 
séances aux Annales et il signale les inconvénients que ceci présente 
au point de vue bibliographique. 

M. de Cort fait observer qu'il est impossible de rien changer à 
cette situation au cours de l'année pour ne pas altérer les services 
d'échanges de publications tels qu'ils fonctionnent en ce moment. Il 
est certes fort désirable que la Société suive l'exemple des autres 
associations scientiques qui presque toutes ont, pour leurs publica- 
tions, abandonné le système de la double distribution des procès- 
verbaux des séances. 

M. Mourlon estime que si la Société entre dans la voie d'améliorer 
ses publications, elle pourrait aussi chercher à rompre avec l'usage de 
tenir des séances à une période de l'année où la plupart des membres 
sont absents de la ville et du pays, et il se réserve de proposer à 
l'assemblée générale prochaine la suspension des séances pendant les 
mois d'août et de septembre. 

M. Delheid fait la communication suivante : 

LA FAUNE DU RUPELIEN SUPÉRIEUR 



UN DERNIER MOT SUR LE POLYPIER GÉANT DE CE TERRAIN 

[PI. 7, tome XXXIII, 1898, des Annales.) 

Se basant sur les découvertes faites jusqu'à présent dans l'argile 
de Boom, il semblerait que la vie ait été assez intense dans les eaux 
de notre mer rupelienne. 



BULLETIN DES SÉANCES. ANNÉE 1898 LXXIII 

En faisant la récapitulation des animaux dont les débris sont 
disséminés dans ses dépôts, on voit tout d'abord que plus d'un genre 
de Siréniens hantaient les rivages de cette mer dont les fonds argileux 
alimentent de nos jours les briqueteries et tuileries établies dans les 
localités riveraines de l'Escaut, du Rupel et de la Nèthe. 

De temps à autre, des restes d'oiseaux échassiers et palmipèdes se 
rencontrent dans cette argile. Quelques-uns ont été décrits par 
Van Beneden et, notamment, ceux d'un oiseau de grande taille ayant 
quelque affinité avec le fou. Le savant professeur l'a désigné sous le 
nom de Sula a/finis, tout en reconnaissant qu'un genre nouveau 
devrait probablement être créé plus tard. L'humérus de ce palmipède 
mesure m 240 de longueur. 

Des ossements de chélonées en grand nombre, ainsi qu'une torlue 
fluviatile ont été également extraits de ces sédiments. Je présenterai 
aujourd'hui à la Société une description sommaire des quelques 
plaques costales conservées de ce reptile. 

De nombreux squales exerçaient leurs ravages dans les eaux 
rupeliennes, et parmi eux se distinguait sans doute Carcharodon 
helerodon, Agass. Ce requin, dont la taille dépassait 7 mètres, est 
représenté, indépendamment d'abondants restes trouvés isolément, 
par les deux individus qui figurent dans les galeries du Musée 
d'histoire naturelle de Bruxelles. 

Des poissons de la famille des Scombéridés se retrouvent fréquem- 
ment dans l'argile de Boom ; leurs ossements dénotent qu'ils égalaient 
en longueur celle des plus grands thons. 

Les genres Cottus, Trigla, Labrax, Platylates, Trichiurides , 
Chimœra, Amylodon, Cetorhinus et Myliobates y ont depuis quelques 
années été observés, ainsi que d'autres qui restent à étudier. 

Dans cette mer, riche en poissons, vivait un gigantesque homard 
(Homarus Percyi, Van Ben.); quelques pinces accusent pour ce 
crustacé un développement d'environ 1 mètre. 

Quatre espèces de crabes, parmi lesquels Cœloma rupeliense, 
Stainier, y avait aussi élu domicile. A Burght, près de huit cents 
individus de cette espèce furent trouvés, en 1883, dans un espace de 
quelques mètres ; mais, sur aucun autre point du Rupelien, la 
présence de ce décapode n'a été constatée. 

Une balane, récemment découverte à Steendorp, vient compléter le 
maigre contingent des crustacés oligocènes. 

Quant à la faune conchyliologique de ce terrain, on sait qu'elle 



LXX1V SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

comporte près de quatre-vingt mollusques. Les espèces suivantes en 
sont les plus communes : 

Triton flandricum, De Kon. Astarte Kickxi, Nyst. 

Fusus multisulcatus, Nyst. Cardita Kickœi, Nyst. 

Leda Deshayesi, Duch. 

On y rencontre aussi, mais très rarement, les restes d'un fort beau 
céphalopode (Nautilus aturi, Bast.). 

A Edeghem et à Burght, où ils étaient localisés, les cloisons 
séparées de ce nautile formaient le noyau de grands « septaria ». 

Déplus, un brachiopode (Terebratuïina Delheidi, E. Vincent), des 
serpules inédites et quelques piquants d'échinoderme sont encore à 
mentionner dans ces mêmes terrains. 

Des Cœlentérés, dont plusieurs magnifiques exemplaires sont 
venus enrichir mes collections, se développaient sur les fonds vaseux 
de la mer rupelienne. 

Alors que, pendant la vie, ils étaient sans doute colorés du rouge 
le plus vif comme le sont d'autres polypiers d'une famille voisine, 
les tubiporides, ces antho/oaires, immenses sphères mamelonnées, 
devaient offrir un aspect des plus singuliers. 

Ces formations rarissimes, dont l'existence paraît avoir été assez 
précaire, étaient selon toute vraisemblance limitées à l'argile de 
Boom; car, non seulement d'autres terrains correspondant à ces 
dépôts n'en ont révélé la trace, mais aucun débris ayant quelque 
affinité avec ce polypier n'a été découvert jusqu'à présent, ni dans les 
étages inférieurs au Rupelien, ni dans les couches géologiques qui le 
surmontent (*). 

Un nouveau spécimen de ces corps énigmatiques de taille colossale 
vient encore d'être trouvé à Rupeimonde; il sera l'objet d'une 
dernière communication que j'aurai l'honneur de faire à leur sujet à 
la fin du présent exposé. 

La flore de l'argile de Boom n'est pas encombrante ; elle se borne à 
six espèces de fruits dont un conifère, un autre cordi forme, quelques- 
uns se rapportent au fruit du noisetier, enfin, deux fruits jumeaux, 
sphériques et soudés l'un à l'autre complètent la série de ces végétaux. 

En outre, des troncs d'arbres flottés et parfois envahis par les 
tarets se montrent abondamment dans toute l'étendue de cette argile. 

(*) Les spécimens découverts proviennent tous du même niveau : 12 à 15 mètres 
de profondeur dans cette argile. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXXV 

Après ce petit aperçu de ce que nous connaissons de la vie dans la 
mer, dont les eaux déposaient les sédiments qui constituent notre 
Rupelien marin, j'en arrive à la découverte du polypier auquel je 
viens de faire allusion. 

Cet anthozoaire fait partie actuellement des collections du Cercle 
archéologique du pays de Waes, à Saint-Nicolas. 

A la suite d'une notice parue récemment sur Le rhinocéros au 
pays de Waes préhistorique, l'auteur, M. le D r Van Raemdonck, fait 
connaître en ces termes la découverte de ce fossile : 

« . . Après cette découverte d'une défense de mammouth, nous avons 
encore à signaler celle, non moins importante, d'un polypier fossile 
de grande dimension, découvert le 15 septembre 1897, à Steendorp, 
section C, Vuurkauter, n° 169 du cadastre, à la briquelerie n° 18 
appartenant à dame V ve Pierre Van Mieghem, à 375 mèlres de la 
rive gauche de l'Escaut, à 12 mètres de la surface du sol, et dans la 
vingt-cinquième bêchée du talus de l'argile rupelmine ou terre à 
briques. Dépouillé de l'argile d'où il sortait et qui l'encroûtait (*), ce 
polypier mesure un mètre trente-deux centimètres de circonférence 
et pèse 24 kilogrammes et 20 grammes : si nous sommes bien ren- 
seigné, celui-ci est le plus grand de son espèce, découvert jusqu'à 
présent dans l'argile rupetéenne du pays de Waes et peut-être bien 
de la Belgique. Sa forme est irrégulièrement sphérique ; indépendam- 
ment d'un nombre très considérable de petits mamelons, sa surface 
porte de vingt à vingt-cinq bosselures arrondies, mamelonnées à leur 
tour, de dimensions différentes et alternant avec des concavités cir- 
culaires qui semblent être les traces d'insertion d'anciennes bosselures 
détachées par gemmiparisme de notre polypier, qui serait donc un 
polypier-mère ou un polypier- souche. Le corps de ce polypier n'est 
qu'une agglomération d'une infinité de petites cellules formées par des 
cloisons extrêmement frêles, contiguës, superposées et juxtaposées 
les unes aux autres, comme les cellules des rayons des abeilles. Le 
premier polypier de ce genre, trouvé en 1886 dans l'argile rupe- 
leenne du pays de Waes, a été annoncé par nous sous le nom de 
polypier de foraminifère (nom que lui donnait alors le père Van 
Beneden) le 11 août 1892 dans la séance de la l re section du Congrès 
archéologique et historique d'Anvers. Ce polypier avait été découvert 
dans la commune de Rupelmonde et à une distance seulement de 7 à 

( 4 ) Au lieu de : trente-deucc, lisez : mngt-deuœ. 



LXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

8 mètres du polypier-mère ou polypier-souche de 1897. Nous nous 
proposons de publier, plus tard, une étude complète des polypiers 
fossiles du pays de Waes. » 

Apparemment ce polypier ne se plaindra pas d'un état civil aussi 
précis ; mais, son utilité, même au point de vue géologique, semble 
assez contestable, car il importe médiocrement de savoir qu'il gisait 
chez dame V ve Pierre Van Mieghem, section G, etc., plutôt qu'à un 
endroit quelconque de la localité. 

Quoi qu'il en soit de l'identité de ce fossile, un point est à relever 
dans la description qu'en donne M. le D r Van Raemdonck. Ce savant 
fait erreur en s'attribuant la découverte du premier de ces polypiers, 
erreur d'autant plus étrange que, antérieurement à la publication de 
sa notice, je lui avais fait parvenir sur sa demande mes communica- 
tions ayant trait à ce fossile ( x ), dans lesquelles je signalais que le pre- 
mier exemplaire avait été trouvé par moi à Steendorp, en 4877, et 
que, déjà à cette époque, Nyst croyait avoir affaire à un bryozoaire 
dont il n'admettait pas toutefois l'origine rupelienne. 

Les spécimens rencontrés jusqu'à ce jour sont au nombre de huit : 
six font partie de mes collections et le Cercle archéologique du pays 
de Waes est en possession des deux autres. 

Ces anthozoaires sont tous, comme on le sait, de la même espèce; 
ils ont été examinés, mais sans résultat par de nombreux savants, 
cependant, étant donné que M. le D r Van Raemdonck en poursuit en 
ce moment l'étude, nul doute que l'on n'arrive sous peu à une conclu- 
sion définitive. 

Je crois néanmoins qu'il serait nécessaire, dans le but d'affirmer la 
priorité de la découverte de cet intéressant fossile, de prendre date 
en lui donnant un nom provisoire. Ce nom indiquera la parenté qui 
existe entre le polypier de Steendorp et les tubiporides. 

En conséquence, je propose de désigner dorénavant cet anthozoaire 
sous le nom de : Tubipora proxima. (PL I, tome XXXIII, 1898.) 

UN TRIONYX DE L'ARGILE DE BOOM (OLIGOCÈNE MOYEN) 

Dans la séance du 11 avril 1896, je signalais la découverte dans 
nos dépôts rupeliens d'une tortue nouvelle dont quatre fragments 

(*) Communications faites dans les séances du 3 octobre 1891, du 6 février 1892 
et du 9 mai 1896. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXXVII 

importants de plaques costales seulement avaient été conservés. La 
carapace était entière; mais, malheureusement, le briquet ier qui 
l'avait mise au jour, n'attribuant aucune valeur à ces restes, s'était 
empressé de les détruire. 

Cet acte de vandalisme n'aura été consommé qu'à demi, puisque 
les pièces préservées du néant serviront probablement à classer le 
reptile en question. 

Cette tortue a été exhumée de l'argile aux confins de Boom et de 
Terhaegen, à un endroit où quelques fruits ont également été ren- 
contrés. 

La surface externe ou dorsale des plaques costales est ridée de 
profonds sillons sinueux, mais très irrégulièrement disposés, de telle 
sorte qu'à certains endroits cette ornementation se modifie et ces 
sinuosités ont plutôt alors l'aspect de vermiculations voire même de 
simples aspérités en zig-zag. 

Quant à la face ventrale de ces plaques, elle est lisse, c'est-à-dire 
complètement dépourvue des stries qui ornementent parfois les pièces 
costales des chélonées rupeliennes. 

Je pense que ces caractères suffiront pour classer cette tortue dans le 
groupe des Trionyx, et, dans ce cas, ce serait la première tortue flu- 
viatile découverte dans l'argile de Boom d'où tant de restes de ché- 
lonées ont été extraits. A ce propos, je dirai que, depuis que M. le 
D r Smets a fait paraître un travail très étendu sur ces reptiles (*), 
de nombreux matériaux se sont accumulés dans mes collections et 
qu'il est fort probable que parmi ces centaines d'ossements non étudiés 
la découverte d'espèces inédites pourrait encore résulter d'un nouvel 
examen. 

La liste actuelle des tortues marines rupeliennes comprend : 

Psephophorus (Sphargis) rupeliensis, Chelone Van Benedeni, Smets. 

Van Ben. — Waterkeyni, Van Ben. 

A cette liste il faudrait donc ajouter la tortue fluviatile qui fait 
l'objet de ma communication. 

M. Raymond Storms, connu dans le monde savant par ses travaux 
sur les poissons tertiaires, m'ayant autorisé à lui dédier cette nouvelle 
tortue, elle pourrait, me semble-t-il, et jusqu'à ce qu'une étude 
approfondie de ce fossile vienne infirmer mon appréciation, porter le 
nom de Trionyx Stormsi. 

(*) « Les chélonées rupeliennes », par le D r G. Smets [Annales de la Société scien- 
tifique de Bruccelles, 12 e année, 1888). 



LXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Delheid dépose pour les archives de la Société un dessin figu- 
rant les plaques costales du Trionyx Stormsi. 

M. Van Ertborn fait passer sous les yeux de l'assemblée une carte 
sur laquelle il a pointé les plongements de l'argile de Boom, comme 
suite à sa dernière communication à ce sujet et à la mention faite par 
M. Mourlon des importantes masses sableuses imprégnées de lignites 
rencontrées lors de ses derniers sondages en Gampine. 

La séance est levée à 6 heures. 



Séance du 5 novembre 1898 

PRÉSIDENCE DE M. MOURLON 

La séance est ouverte à 4 1 / 2 heures. 

Le procès-verbal de la séance du 1 er octobre est adopté. 

Bibliothèque. 

Dons. — Travaux reçus de leurs auteurs : 

Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus : Les mollusques marins du 
Roussillon, t. Il, fasc. 13 (4 pi.). (Paris, 1898.) — Ph. Dautzen- 
berg : Coup cCœil sur la faune du département de la Loire-Inférieure : 
Mollusques. (Nantes, 1898.) — H. Drouët : Unionidés du bassin de 
la Seine (1 pi.). (Paris, 1898.) — L Gérard et E. Van den Broeck : 
Projet d'un programme général de recherches à faire sur les phéno- 
mènes et sur le dégagement du grisou. (Bruxelles, 1898.) — 
E. Van den Broeck : Réponse aux observations de M. Rarzé faites 
au sujet du projet de programme d'études du grisou, par L. Gérard 
et E. Van den Broeck. (Bruxelles, 1898.) — La météorologie endo- 
gène et le grisou. (Lille, 1898.) — L origine et la signification des 
Mistpoeffers , leurs rapports avec la météorologie endogène et une orien- 
tation nouvelle en Belgique dans V étude du grisou. — Les manifesta- 
tions grisouieuses et leur prévision dans ses rapports avec la météoro- 
logie endogène et avec la météorologie atmosphérique. (Liège, 1898.) 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

Communications. 

M. Delheid présente des amas de Corbula striata, Walk. et Bois. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXXIX 

du Rupelien de Boom, remarquables par la disposition aplatie et la 
forme sinueuse de ces agglomérats. Cette forme sembie leur être 
habituelle. 

M. Van den Broeck signale à M. Delheid que des crabes viennent 
d'être trouvés dans l'argile de Boom à l'est d'Edeghem par M. Ber- 
neys. Ce renseignement vient compléter les notes de M. Delheid 
parues dans le procès- verbal de la séance d'octobre. Quant au nom 
de ces crabes de l'Oligocène moyen, M. Van den Broeck ajoute que le 
nom de Cœloma rupeliense, Stain., doit, de l'avis même de son 
auteur, être remplacé par le nom de C. holzaticum, antérieurement 
donné à ce crustacé par M. Stoliey. 

M. Van den Broeck, parlant de ses explorations récentes dans les 
grottes de Han et de Remouchamps, annonce qu'il a recueilli de 
nombreux exemplaires de Carychium. A première vue ils paraissent 
différents du G. minimum que l'on rencontre fréquemment dans 
les environs de Bruxelles. Ces matériaux viendront enrichir les 
collections d'animaux à habitat souterrain auxquelles s'applique 
M. G. Severin. 

SUR L'AGE RELATIF DES SABLES NOIRS A UGNITES DU SOUS-SOL 
DE LA CAMPINE LIMBOURGEOISE 

Par Michel MOURLON 

En pratiquant de grands sondages à l'occasion des levés de la 
carte géologique, il m'a été possible d'étudier dans la Gampine lim- 
bourgeoise une formation sur laquelle l'attention n'avait point encore 
été appelée, que je sache, auparavant. Ce sont dessables noirs ou 
plutôt gris foncé, parfois légèrement pailletés, renfermant du lignite 
et présentant à leur base une couche souvent fort épaisse de gravier. 
On dirait, à première vue, qu'on a affaire aux sables noirs boldériens 
de la région d'Anvers. 

Mais le sondage pratiqué à la cote 50, au bas de l'escarpement du 
moulin de Gruitrode, au sud-ouest d'Opitter (pi. Brée), a montré 
que les sables en question rencontrés sur 40 m 50 d'épaisseur, sont sur- 
montés de 20 m 10 de sables identiques, mais devenant jaunes à la 
partie supérieure et dont ils ne sont séparés que par quelques grains 
de gravier. 

Cet ensemble de couches est surmonté, à son tour, par 9 m 20 de 
sables blancs et jaunes, légèrement pailletés avec graviers et petits 



LXXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

cailloux à la base, identiques à ceux du Bolderberg rapportés au mio- 
cène supérieur boldérien et surmontés, comme ces derniers, par des 
sables assimilés au pliocène inférieur diestien. Ces derniers sables, 
épais de 3 m 60, présentent à leur base un gravier avec concrétions 
blanches phosphatées, petits cailloux et nombreux fossiles très fria- 
bles, non roulés : Ostrea, Cyprina, Cardium decorticatum? etc. 

Dans un autre sondage pratiqué à la cote 82, au sud-sud-ouest de 
Gestel, dans la propriété de M. Masy (Eiken-Berg, cottage), les sables 
noirs ligniteux, qui font l'objet de la présente communication, ont 
été traversés sjir 57 m 50 dont les 30 m 20 inférieurs se trouvent associés 
à des graviers, petits cailloux et traces de lignite. 

Cette formation de sables noirs est ici séparée du dépôt caillouteux 
de la Campine, épais de 16 m 80, par un dépôt argilo-sableux ver- 
dâtre, pailleté, glauconifère, d'une épaisseur de 6 m 70 et qui paraît 
être identique à celui rapporté au pliocène inférieur diestien, dans le 
grand sondage de Wychmael (Peer) (*). 

Enfin, dans un troisième grand sondage pratiqué au bas de l'escar- 
pement de cailloux et de graviers campiniens, dans la sablière près de 
la station de Genck, à la cote 70, les mêmes sables noirs à lignite ont 
été rencontrés avec une épaisseur de 12 m 80, dont 50 centimètres de 
graviers et cailloux noirs à la base. Ils reposaient sur 15 mètres de 
sable fins, gris foncé, finement pailletés et légèrement argileux vers 
le bas, que j'ai rapportés provisoirement à l'oligocène inférieur ton- 
grien (Tgidc). Ils étaient surmontés par le beau sable blanc quater- 
naire inférieur moséen, épais de 32 mètres, dont les 2 m 80 de la base 
avec graviers et cailloux. 

On peut voir, d'après ce qui précède, que les sables noirs à lignite, 
étant inférieurs à des couches sableuses rapportées au miocène supé- 
rieur boldérien, ne peuvent guère constituer qu'un représentant de 
l'oligocène supérieur ligniteux de l'Allemagne ou de certaines par- 
ties de l'oligocène moyen ou inférieur. 

Dans une communication récente ( 2 ), j'ai eu l'occasion de faire con- 
naître les motifs pour lesquels je les ai rapportés provisoirement à 
l'assise inférieure du rupelien de l'oligocène moyen. C'est principale- 
ment à cause des grandes analogies lithologiques qu'ils présentent 
avec les sables gris foncé fossilifères rapportés à ce niveau et rencon- 

(') Bulletin de l'Académie royale des sciences de Belgique, Bruxelles, 1896, 
t. XXXII, p. 699. 

(2) Bulletin de la Société belge de géologie, t. XII, 1898. 



BULLETIN D^S SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXXXI 

très à l'ouest de la région dont il est ici question, par les nombreux 
sondages que je viens d'exécuter sur les pi. de Boom et d'Hoboken, 
le long du canal de Willebroeck et sur la rive gauche du Rupel, 
en vue des travaux du canal et des installations maritimes de 
Bruxelles. 

Seulement, il semble résulter maintenant de l'étude que j'ai été 
amené à faire des dépôts tertiaires de cette dernière région, que la 
formation des sables gris foncé légèrement pailletés qui avaient été 
rapportés jusqu'ici au Rupel ien inférieur, se trouve intercalée entre 
deux argiles presque identiques et constituerait une zone sableuse 
dans le Rupelien supérieur caractérisé par l'argile de Boom (R2c). 

C'est à cette zone sableuse qu'il faudrait rapporter les sables sous- 
jacents à l'argile de Boom dans le puits de Nieuwkerken (pi. Saint- 
Gilles-Waes) où ils renferment le Pecten Eœninghausi avec une 
empreinte de Nucule et une grande Ostrea rapportée par M. G. Vin- 
cent à Y Ostrea gigantica, Sol. Il en est de même pour la couche de 
sable renfermant la Cyprina rotundata associée à la grande Ostrea, 
que j'ai pu renseigner dans la légende de la carte de Saint- Nicolas- 
Waes, comme se trouvant à la base du Rupelien inférieur, d'après les 
coupes qu'avait bien voulu me communiquer M. Van den Broeck. 

D'après ce qui précède, l'argile à Cardita Kickxi, que j'ai ren- 
seignée dans la coupe du sondage de Zwartenberg (pi. Stekene) 
comme devant être rapportée au Rupelien inférieur (Mba), ainsi 
que les 4 mètres de sable qui la séparent du Flandrien, représenterait, 
au contraire, l'argile inférieure du Rupelien supérieur (R2c). 

Il en est probalement de même pour toutes les couches rapportées 
au Rupelien inférieur dans mes coupes des planchettes de Lokeren, 
Langeleede, etc., décrites en 1895 dans les Annales de la Société 
géologique de Belgique (t. XXII, pp. 247-251). 

Il est à remarquer enfin, que si l'on tient compte des cotes de 
niveau auxquelles se trouvent les sables noirs à lignite dans les son- 
dages de Genck et de Gestel, c'est-à-dire, pour le premier entre la 
cote 41 et la cote 17, et pour le second entre la cote 58.50 et la 
cote 1 , on constate qu'ils se trouvent sur le prolongement des 34 :u 20 
de dépôts argilo-sableux qui ont été rapportés au Rupelien supérieur 
dans le puits artésien de Hasselt où ils ont été rencontrés entre les 
cotes 30.6 et — 3.6. 

La conclusion à tirer de ce qui précède, c'est que les sables noirs 
ligniteux du sous- sol de la Campine appartiennent bien, comme cela 

t. xxxm, 1898 6 



LXXXII 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACO LOGIQUE DE BELGIQUE 



se trouve consigné dans la légende de mes cartes géologiques de la 
Campine, à l'oligocène moyen rupelien et doivent correspondre à 
certrains sables rapportés au Rupelien inférieur (K\ba) y entre 
Malines et Watervliet, au nord d'Eecloo; seulement ces derniers 
sables étant reconnus maintenant constituer un niveau sableux inter- 
calé dans l'argile de Boom du Rupelien supérieur, les sables noirs 
ligniteux auxquels ils correspondent, doivent être regardés comme 
représentant un faciès sableux (R2cs) de ladite argile de Boom. 

DIAGNOSES DE QUELQUES COQUILLES NOUVELLES PROVENANT 
DE L'ÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO 

Par le D r PUTZEYS 



Lrvinhacia Dupuisi 

Testa imper f or ata, ovata, ventricosa, subsolida, epidermide fusco 

induta,saturatius castaneo 
slrigata ; spira brevi, apice 
mamillato ; anfractibus 6 
convexiusculiSy prioribus 
sublœvibus, 3 ultimis sat 
regulariter plicato striatis, 
impression ibus spiralibus 
exilibus decussatis, ultimo 
magno, elongato, spiram 
multo superante; apertura 
oblongo - elongata , labro 
acuto, intus margaritaceo 
seu rosaceo. Columella ro- 
sea, recta, stricta, mar- 
gine columellari reflexa, 
cum margine labiali antice 
continua et postice callo 
rosaceo tenuissimo juncta. 
Longitud. testas, 93- 
102 mill.; diam. testas, 
54-57 mill.; longitud. 
aperturae, 62-67 mill. 
Fig. i7. Localité : Forêt de Micici 

x i. (zone du Manyéma). 




BULLETIN DES SÉANCES. 



ANNÉE 1898 



LXXX1II 



Achatina rugosa. 

Testa subsolida, elongato 
conica,parum nitida, apice 
obtuso ; anfractibus 7- 8 
convexiusculis , sœpe mar- 
ginatis, primo lœvigatis, 
deinde tenuissime granu- 
latis, supremis roseis, se- 
quentibus epidermide fusco 
indutis, flammisque casta- 
neis obscuris plus minusve 
verticalibus et supra sutu- 
ram latioribus ïnterdum 
irregulariter pictis ; ultimo 
oblongo, subcompresso, ob- 
scure fasciato, incrementis 
rugoso et lineis spiralibus 
conferiis regulariter sul- 
cato; apertura oblonga, 
labro acuto, intus lactoso 
cœrulescente ; columella 
variabili ; marginibus callo 
cœrulescente tenuissimo 
junctis. 

Longitud. testse, 130- 
104 mill.; diam. testai, 
60-46 mill. ; longitud. 
aperturge, 70-56 mill. 

Localité : Forêt de Mi- 
cici (zone du Manyéma). 




Achatina sylvatica. 

Testa oblongo conica, solidula velsolida, longitudinaliter striatula 
et lineis spiralibus leviter impressis, superne regulariter, tune passim 
decussatula, pallide flavidula, vel flavido fuscescens, strigis atro- 
purpureis latis, seu flammis basi confluentibus , maculisque irregu- 
laribus varie picta; spira elongata, apice obtuso; sutura sœpius 



LXXXIV 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 




simplici sed interdum crenulata et linea spirali pro- 
fonde marginata; anfractibus 7 eonvexiusculis , 
2 ultimis infra suturam leviter fusco notatis. Aper- 
tura ovalis, intus cœrulescens seu lactea, labro 
acuto; columella fusca, subtorta, sœpius leviter 
arcuata, abrupte truncata; marginibus callo tenuis- 
simo junctis. 

Longitud. testae, 40-33 mill.; diam. teslse, 19- 
4 8 mill.; longitud. aperturae, 19-18 mill. 

Localité : Forêt de Musungu Rifuluka, en aval de 
Nyangwé (zone du Manyéma). 



Ganomidos pellucidus. 

Testa imper for ata, ovata, papijracea, cornea, haud nitida; spira 
coniea, extremitate paulum constricta, apice obtuso; anfractibus 
6 eonvexiusculis, flammis foscis, undulatis, interdum folguratis, 





Fig. 20. 
XL . 



pictis, 5 primis regulariter granulatis, ultimo inflato, incrementis 
ruguloso, usque ad peripheriam decussato; apertura ovalis, labro 
acuto; columella arcuata; marginibus callo tenuissimo junctis. 

Longitud. testse, 45-40 mill.; diam. testse, 26-21 mill.; longi- 
tud. aperturse, 28-23 mill. 

Localité ; Forêt de Piani Kapuri (zone du Manyéma). 



BULLETIN DES SÉANCES. 



ANNÉE 1898 



LXXXV 



Pseudoglessula ?phsea. 

Testa imper f or ata, ovato turrita, solidula, crébre plicatulo-striata, 
fusea vel fuscula; spira conica, obtusa; an frac- 
tibus 7 convexis, regulariter crescentibus , primis 
dense costulatis, ultimo oblongo, nitido, sulcato, ad 
peripheriam subtilissime subangulato et basim linea 
spirali impressa notato. Apertura ovalis, labro acuto, 
leviter expanso, intus albo cœrulescente ; columella 
fusca, strictiuscula, antrorsum arcuata, anguste 
attenuato truncata et plicata; marginibus callo tennis- 
simo junctis. 

Longitud. testœ, 37 mill. ; diam. testae, 17 mill.; 
longitud. aperturse, 18 mill. 

Localité : Forêt de Waregga (zone du Manyéma). 




Séance du 3 décembre 1898 

PRÉSIDENCE DE M. MOURLON 

La séance est ouverte à 4 1/2 heures. 

Le procès -verbal de la séance du 5 novembre est adopté. 

Correspondance. 

Le VII e Congrès international de Géographie se tiendra à Berlin 
en 1899, du 28 septembre au 4 octobre. Des excursions seront 
organisées pour les régions les plus intéressantes au point de vue 
physique et industriel. Le droit de souscription est fixé à 25 francs. 

Communication du Conseil. 



Constitution du Bureau pour l'année sociale 1898-99 

MM. M. Mourlon, président; 

É. Hennequin, vice-président ; 
É. Fologne, trésorier; 



T. xxxm, 1898 



LXXXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

MM. A. Daimeries, membre; 
É. Vincent — 

H. de Cort, secrétaire général. 

Les fonctions de Conservateur des collections et de Bibliothécaire 
seront respectivement occupées par MM. É. Vincent et H. de Cort. 

Communications. 

M. Delheid donne lecture de la lettre suivante que lui a adressé 
de Paris, 26 novembre, notre collègue M. G. Dollfus : 

« Je vois dans le Procès-verbal de la séance de la Société malaco- 
logique du 1 er octobre, que vous vous êtes décidé à nommer le beau 
polypier de l'argile de Boom, dont j'ai vu de si remarquables spécimens 
dans la collection que vous aviez organisée à la récente Exposition de 
Bruxelles. Malheureusement, le nom deTubipora que vous avez choisi 
a déjà été employé. 

« Linné, dès 1740, a créé un genre Tubipora qui n'a rien de com- 
mun avec le vôtre. Ce genre, confus dans le Systema naturœ, Édit. X 
(Édit. Leyde, 1759, p. 246) a été circonscrit correctement par Pallas 
(Elenchus zoophytorum, La Haye, 1766, p. 339) qui Ta réservé seule- 
ment au Tubipora musica, L. (Tubularia purpurea, Imperato, 1599), 
qui est un alcyonnaire bien connu « le Tubipore rouge » de la mer 
Rouge. Quoy et Gaymard en ont fixé I'anatomie dans Le Voyage 
autour du monde de Freycinet ; Milne Edwards en a fait aussi 
l'examen qui a été confirmé encore plus récemment par C. Stewart 
(Joum. Micr. Soc, 1879.) 

« Dans ces conditions, je crois qu'il convient de remplacer le nom 
générique de cette forme nouvelle et je proposerai la création du 
genre Delheidia dont le type deviendra : 

« Delheidia proxima, Delh., sp. (Tubipora). » 

M. Mourlon revenant sur sa communication à la dernière séance, 
du 5 novembre, expose à nouveau, à l'aide de coupes au tableau, les 
conséquences qui lui semblent devoir en découler. 

Un long échange de vues ayant eu lieu à ce sujet avec M. le 
baron van Ertborn, ce dernier, à la demande de M. le Président, 
a fait parvenir le résumé suivant de ses observations : 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXXXVII 

OBSERVATIONS SUR L'ALLURE PROBABLE DE L'ARGILE RUPELIENNE 
DANS LE SOUS-SOL DE LA CAMPINE Ll M BOURGEOISE 

Par le baron 0. VAN ERTBORN 

J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt la communication que notre hono- 
rable Président, M. Mourlon, nous a faite à la séance du o novembre 
et j'ai lu avec non moins d'intérêt le résumé qui se trouve au procès- 
verbal de cette séance. 

Il s'agit de l'allure de l'argile rupelienne dans la partie orientale 
du Limbourg. 

Qu'il me soit permis de ne pas partager son opinion à ce sujet. 

Je ne puis croire, vu l'allure générale de l'argile à Septaria, qu'un 
sondage de 70 mètres à Genck ait pu atteindre cette formation, ou 
son équivalent géologique sableux. 

J'ai la conviction absolue que des sondages même de 100 mètres 
n'ont pu l'atteindre, soit à Gestel-Meeuwen, soit à Brée, localités 
situées respectivement à 19 et 29 kilomètres au nord-est de la gare 
de Hasselt, où nous savons que la base de l'argile se trouve à peu 
près à la cote 0. 

Nous n'avons aucune observation directe pour déterminer le niveau 
de l'argile à Genck, à Gestel, à Brée, nous ne pouvons qu'examiner 
l'allure générale des formations tertiaires dans la moitié orientale de 
la Belgique et en tirer des déductions pour la zone qui nous occupe. 

Cette région forme un plateau élevé, qui s'étend sur la rive gauche 
de la Meuse, au nord du Haut-Démer. 11 atteint 80 mètres au nord 
de Genck, 82 mètres à Gestel-Meeuwen, s'incline vers le nord et à 
Brée n'atteint plus que la cote 50. 

Les sondages exécutés pour les levés de la carte géologique ont 
rencontré des sables noirs ou gris foncés, renfermant des lignites. 

A première vue, les sables ressemblent assez bien à des sables 
ligniteux, que nous avons rencontrés à Heyst-op-den-Berg-Station à 
80 mètres sous la surface, et à Westerloo à 109 mètres; mais en ces 
deux points ces sables sont recouverts de plus de soixante mètres 
d'argile à Septaria bien caractérisée. 

Dans sa description de la coupe du puits artésien de la station de 
Hasselt, Dumont nous dit que les 34 mètres d'argile rupelienne tra- 
versés par le sondage étaient de nature sableuse. 

Dans nos levés de la planchette de Kermpt, nous avons toujours 
signalé la partie supérieure de l'argile comme étant sableuse. 



LXXXVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

D'après M. Mourlon, cette assise passerait au sable ligniteux vers 
l'est; il me paraît difficile d'admettre cette opinion. 

En effet, notre sondage de Kermpt a rencontré en dessous de 
28 m 90 d'argile sableuse, quatorze mètres d'argile plastique. 

Le sable sous-jacent renfermait un niveau aquifère s'équilibrant à 
la cote 32, plus élevé que celui de la même nappe à Zeelhem, comme 
le fait devait se produire vers l'est dans cette région. Or, si l'argile 
passait au sable vers l'est, non loin de Hasselt, il y aurait une perte 
de charge considérable dans la nappe et le fait constaté plus haut 
prouve le contraire. 

Enfin, M. Van den Broeck nous dit dans Y Explication de la feuille 
de Bilsen, page 403, que l'argile R 2 est plastique et compacte au 
Kley-BergQ. 

Ces arguments ne sont pas absolument péremptoires, passons à 
présent au principal et examinons l'allure générale de l'argile à 
Septaria. 

J'avais l'honneur de vous dire à la séance du 42 février dernier en 
parlant de l'allure de l'argile rupelienne : « En continuant donc 
« notre chemin vers l'est, la base de R 2 doit se trouver à la cote 0> au 
« sud d'Aerschot sous le parallèle de 50° 57' 30", au sud de Zeelhem 
« à 50° 56', de Kermpt à 50° 85' 45" et de Hasselt à 50° 55'. » 

J'ajouterai aujourd'hui, faisons encore quelques kilomètres vers 
l'est et au sud de Genck situé au 54 e , vers 50° 54' 40". 

Je disais également le 1 2 février : « Nous avons indiqué au bas du 
« tableau, un point nommé Kleyn-Heyde, situé à l'angle sud-ouest 
« de la planchette de Lubbeek, où la base de l'argile se trouve à la 
« cote -f-95. » 

Notons à présent que la planchette de Bilsen, dont le levé a été fait 
par M. Van den Broeck, se trouve immédiatement au sud de Genck 
et comparons la colline de Kleyn-Heyde à la colline de Kley-Berg. 

Kleyn-Heyde. Kley-Berg (2). 

Base de R 2 .... +95 +102 

Puissance .... 5 mètres. 7 mètres. 

Longitude .... 0°25' E. 4°6' E. 

Latitude 50° 49' 46" 50° 49' 46" 

(*) En ce point on ne voit que la base, qui est plastique comme à Kermpt. 
( 2 ) E. Van den Broeck, Explication de la feuille de Bilsen. Diagramme latéral 
gauche. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 LXXXIX 

En ces deux points, l'argile est surmontée par le Bolderien. 

Les deux collines sont distantes de 50 kilomètres. 

Ce sont deux sœurs jumelles, témoins restés de l'ancien sol pro- 
fondément raviné, comme les collines de la Flandre. 

On peut se demander même avec un certain étonnement, comment 
sur une telle étendue le sol a pu se relever ainsi aussi régulièrement, 
avec une précision mathématique. On serait même tenté de croire 
qu'elles se sont formées à ce niveau et que c'est le niveau de la mer 
qui a changé, les glaces polaires antarctiques ayant abaissé le centre 
de gravité du sphéroïde terrestre. 

Nous avons constaté précédemment la régularité absolue de la base 
de l'argile à la cote 0, nous constatons à présent sa régularité 
absolue à la cote +100. 

Nous en concluons que l'allure générale du banc est absolument 
la même sous le méridien de Genck que sous celui de Kleyn- 
Heyde, que le banc probablement épais d'une quarantaine de 
mètres passe en dessous de Genck à des cotes inférieures à et 
qu'un sondage de 70 mètres, exécuté à Genck à la cote 70, n'a pu 
l'atteindre. 

Gestel-Meuwen se trouve à 26 1/2 kilomètres au nord du Kley- 
Berg, à peu près comme Westerloo au nord de Kleyn-Heyde et à 
Westerloo la base de l'argile à Septaria se trouve à la cote — 95 ; à 
Brée, situé à 6 1/2 kilomètres plus au nord, elle doit se trouver vers 
la cote — 135. 

Des sondages de 100 mètres n'auraient pu l'atteindre en ces points, 
situés aux cotes -f-82 et -f50 (*). 

Les sables à lignite dont parle notre honorable Président * ne 
peuvent donc représenter qu'un faciès sableux rupelien supérieur à 
l'argile à Septaria, ou bien le Bolderien. 

Pour déterminer l'âge géologique des sables inférieurs à l'argile, 
j'attirerai encore tout spécialement l'attention de notre Président sur 
les Pecten Stettinensis , découverts à Anvers, au sondage de l'usine de 
M.Gits, échevin delà ville, dans la couche de sable qui sépare les 
deux bancs d'argile, et qui ont fait l'objet d'une note présentée à la 
Société par notre confrère M. G. Vincent. 

Pour les personnes que la chose pourrait intéresser, la coupe du 

(') A Westerloo on n'a que la cote -{-12. 



xc 



SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



puits artésien de la ville de Gand, profond de 277 mètres et ayant 
atteint les roches primaires, a été publiée par M. Coune, ingénieur 
de la ville, dans les Annales de l'Association des Ingénieurs, tome XX, 
1896-97, pages 65 et suivantes. 

DIAGNOSE D'UNE COQUILLE NOUVELLE PROVENANT DE L'ÉTAT 
INDÉPENDANT DU CONGO 

Par le D r PUTZEYS 

Ampullaria leopoldvillensis. 

Testa magna, globosa, subsolida, olivacea, anguste umbilicata, 



S N 




Fig. 23. 
X 1. 



incrementis lineata, obsolète multicingulata ; anfractibus ô 1 ^ con- 
vexis, ad suturant leviter depressis; spira depressa, circa quintam 
partent altitudinis œquante. Apertura parum obliqua, oblongo-elon- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1898 XCI 

gâta } subsemilunaris , antice lévite? 1 attenuata; labro acuto, intus 
purpurascente, extremitate nigricante fasciarum maculato. 

Longitud. testae, 88mill.; diam. testse, 77 mill. ; longitud. aper- 
tura?, 73 mill. 

localité : Le Stanley-Pool, près de Léopold ville. 



LISTE 

DES 



SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES 

AVEC INDICATION DES OUVRAGES REÇUS PENDANT L'ANNÉE 1898 



(Les ouvrages dont le format n'est pas indiqué sont in-8°.) 



AFRIQUE. 

Algérie. 

BONE. 
Académie d'Hippone. 
Bulletin. 
Comptes-rendus des réunions : 1898, 1-3. 

Egypte. 

LE CAIRE. 
Institut égyptien. 
Bulletin. 

ASIE. 

Inde anglaise. 

CALCUTTA. 
Asiatic Society of Bengal. 

Journal. 
Proceedings. 

Geological Survey of India. 

A Manual of the Geology of India : Economie geology : I, Corundum 

(1898). 

General report on the work carried on for the period from January l st , 
1897, to April l st , 1898. 

Memoirs. 

Pal^eontologia indica : Série XV (Himalâyan fossils) : I, 3 (1897, in-4°). 

Records. 

Indian Muséum. 

t. xxxiu . 1898 7 



XCIV SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Japon. 

TOKIO. 
Deutsche Gesellschaft fur Natur- und Vôlkerkunde Ost-Asiens. 

MlTTHEILUNGEN. 

Sprichwôrter und bildige Ausdruckk der Japanische Sprache : 3-4 (1898). 



AMÉRIQUE. 

Brésil. 

RIO DE JANEIRO. 

Museu nacional do Rio de Janeiro. 

Archivos. 

Observatorio do Rio de Janeiro. 
Annuario : XIV, 1898 (1897). 

Canada. 

HALIFAX. 

Nova Scotian Institute of Natural sciences. 

Proceedings and Transactions. 

OTTAWA. 

Geological and Natural history Survey of Canada. 

Annual report. 
Maps. 

SAINT-JOHN. 

Natural history Society of New Brunswick. 

Bulletin : IV, 1 (n° 16) (1898). 

TORONTO. 
Canadian Institute. 

Proceedings : Nouvelle série, 1, 4-6 (1898). 
Transactions : V, 2 (n° 20) (1898). 

Chili. 

SANTIAGO. 

Deutscher wissenschaftlicher Verein zu Santiago. 

Verhandlungen . 

Société scientifique du Chili. 
Actes : VII, 1897, 5. 

VALPARAISO. 

Revista chilena de Historia natural. 
II, 1898, 1-12. 



v 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES XCV 

Cuba. 

HAVANE. 

Kcal Academia de Ciencias médicas, fîsicas y naturales de La Habanu. 
Anales : XXXIV, 1897-98,' n°* 395-396 (1897). 

États-Unis. 

AUSTIN, TEX. 
Geological Surveyof Texas. 

BALTIMORE, MARYL. 

John's Hopkins University. 

Circulars : XVII, 1897, n os 135-136; XVIII, 1898, n™ 137-138 (in-l 1 ). 

STUDIES OF THE BIOLOGICAL LABORATORY. 

BOSTON, MASS. 

American Academy of Arts and Sciences. 

Proceedings : XXXIII (Nouvelle série, XXV), 1897-98, 9-27; XXXIV 
(XXVI), 1898-99, 1. 

Boston Society of Natural history. 

Memoirs : V, 3 (1898 in-4°). 
Proceedings : XXVIII, 1897-98, 7-12. 

BUFFALO, N.-Y. 

Buffalo Society of Natural sciences. 

Bulletin : VI, 1 (1898). 

CAMBRIDGE, MASS. 

Muséum of Comparative Zoology at Harvard Collège. 

Annual report of THE curator : 1897-98. 

Bulletin : XXVIII, 4-5; XXXI, 6-7; XXXII, 1-8 (I898j. 

CHAPEL HILL, N.-C. 

Elisha Mitchell scientific Society. 

Journal : XV, 1898, 1. 

CHICAGO, ILL. 

Chicago Academy of Sciences. 
Annual report. 
Bulletin. 

CINCINNATI, OHIO. 

Society of Natural history. 

Journal : XIX, 4 (1898). 

DAVENPORT, 10 WA. 

Davenport Academy of Natural sciences. 
Proceedings. 



XCVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

DENYER, COL. 
Colorado scientific Society. 

Proceedings : V, 1894-96; 1898, Febr. 5, May 7. 

INDIANAPOLIS, IND. 
Geological Survey of Indiana. 
Indiana Academy of Science. 
Proceedings : 1897. 

LANSING, MICH. 
Geological Survey of Michigan. 
Report. 

LAWRENCE, KAN. 
Kansas University Quarterly. 
I-IV; V, 1-2; VI-VII (1892-98). 

MADISON, WISC. 
Wisconsin Academy of Sciences, Arts and Letters. 

Transactions : XI, 1896-97 (1898;. 
Wisconsin Geological and Natural history Survey. 

MERIDEN, CONN. 
Scientific Association. 

Transactions : VIII, 1897-98. 

MILWAUKEE, WISC. 
Wisconsin Natural history Society. 

ANNUAL REPORT OF THE BOARD OF TRUSTEES OF THE PUBLIC MUSEUM OF THF. 
CITY OF MlLWAUKEE. 

Proceedings. 

MINNEAPOLIS, MINN. 

3Iinnesota Academy of Natural sciences. 
Bulletin, 
occasional papers. 

NEW HAYEX, CONX. 
Connecticut Academy of Arts and Sciences. 
Transactions. 

NEW YORK, N. Y. 

New York Academy of Sciences (late Lyceum of Natural history). 
Annals : X, 1-12; XI, 1-2. 

Memoirs : (In-4°). 

Transactions : XVI, 1896-97 (1898). 

American Muséum of Natural history. 

An nu al report : 1897. 
Bulletin : X, 1898. 

PHILADELPHIE, PA. 

Academy of Natural sciences of Philadclphia. 

Proceedings : 1897, 3; 1898, 1-2. 



LISTt DES SOCIÉTÉS KT INSTITUTIONS COKKESPONOAM I S \C\ H 

American philosophical Society. 

Proceedings for promoting useful Knowledge : XXXVI, 1897, n° 156; 
XXXVII, 1898, n° 157. 

Transactions for promoting useful Knowledge : (In-4°). 

Wagner free Institutc of Science of Philadelphia. 

Transactions : III, 4; V (1898). 

The American Naturalisa 

PORTLAND, MAINE. 

Portland Society of Natural history. 

Proceedings. 

ROCHESTER, N. Y. 

Rochester Academy of Science. 

Proceedings. 

SAINT-LOUIS, MO. 

Academy of Natural sciences of Saint- Louis. 
Transactions : VII, 20; VIII, 1-7 (1898). 

SALEM, MASS. 
Essex Institute. 

Bulletin. 

SAN-DIEGO, CAL. 

West American Scientist (A popular monthly Review and Record for 

the Pacific coast). 

SAN-FRANCISCO, CAL. 

California Academy of Natural Sciences. 

Memoirs : (In-4°). 
occasional paper. 
Proceedings. 

California State Mining Bureau. 

Bulletin. 

SPRINGFIELD, ILL. 

Geological Survey of Illinois. 

TUFTS COLLEGE, MASS. 

Tufts Collège Studies. 
V (1898). 

UNIVERSITY, ALA. 

Geological Survey of Alabama. 

Bulletin. 

WASHINGTON, D. C. 

Smithsonian Institution. 

ANNDAL REPORT TO THE BOARD OF REGENTS. 

Report of the U. S. National Muséum under the direction of thé 
Smithsonian Institution. 

Smithsonian contributions to Knowledge : (In-4°). 
Smithsonian misckllanhous collections. 



XCVIII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

U. S. Department of Agriculture. 

Yearbook : 1897. 

Report of the Secret ary of Agriculture : 1898. 

U. S. Department of the Interior. United States Geological Survey. 

Annual report to the Secretary of the Interior : (In-4°). 
Bulletin : N os 88-89 (1898). 
Minéral ressources of the U. S. 
Monographs : XXX (1898, in-4°). 

Mexique. 

MEXICO. 

Instituto geolôgico de Mexico. 
Boletin : N os 10 (1898, in-4°). 

Museo nacional de Mexico. 

Anales : (In-4°). 

Secretaria de Fomento, Colonizaciôn e Industria de la Republica 
Mexicana, 

Boletin de Agricultura, Mineria e Industria. 

Sociedad cientîfica « Antonio Alzate ». 
Memorias y Revista : XI, 1897-98, 1-12. 

Sociedad mexicana de Historia natural. 

« La Naturaleza ». 2 e série, III, 1-2 (1898, in-4°). 

République Argentine. 

BUENOS-AIRES. 

Museo nacional de Buenos-Aires. 

Anales. 

communicaciones ! i, 1898, 1-2. 

Sociedad cientifica Argentina. 

Anales : XLV, 1898, 1-6; XLYI, 1898, 1-6. 

Academia nacional de Ciencias en Côrdoba 
Boletin. 



Museo de La Plata. 
Revista. 



LA PLATA. 

Uruguay. 

MONTEVIDEO. 

Museo nacional de Montevideo. 

Anales : II, n° 8; III, n os 9-10 (1898, in-4°) 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES XCIX 

EUROPE. 

Allemagne. 

AUGSBOURG. 
Naturwissenschaftlicher Verein fur Schwaben und Neuburg (a. V.) in 
Augsburg (frùher Naturhistorischer Verein). 
Bericht : XXXIII (1898). 

BAUTZEN. 
Naturwissenschaffliche Gesellschaft « Isis » zu Bautzen. 

SlTZUNGSBERICHTE UND ABHANDLUNGEN I 1896-97. 

BERLIN. 
Deutsche geologische Gesellschaft. 

Zeitschrift : L, 1898, 1-2. 
Gesellschaft fur Erdkunde zu Berlin. 

Verhandlungen : XXV, 1898, 1-10. 
Zeitschrift : XXXIII, 1898, 1-5. . ' 

Kôniglich-preussische Akademie der Wissenschaften zu Berlin. 

SlTZUNGSBERICHTE : 1898, 5-54. 

Kôniglich-preussische geologische Landesanstalt und Bergakademie zu 
Berlin. 

Jahrbuch. 

BONN. 

Naturhistorischer Verein der preussischen Rheinlande, Westfalens 
und des Reg.-Bezirks Osnabruck. 
Verhandlungen. 

Sitzungsberichte der Niederrheinischen Gesellschaft fur Natur- und 
Heilkunde zu Bonn. 

BREME. 
Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen. 

Abhandlungen : XIV, 3; (Beitrage zur nordwest deutschen Volks- und 
Landeskunde, 1) (1898). 

BRESLAU. / 

Schlesische Gesellschaft fur vaterlândische Cultur. 
Jahres Bericht : LXXV, 1897 (1898). 
Litteratur der Landes- und Volksrunde der ProvinzSchi.esien : 5 (1898). 

BRUNSWICK. 
Verein fur Naturwissenschaft zu Braunschweig. 

Jahresbericht. 

CARLSRUHE. 

Naturwissenschaftlicher Verein in Karlsruhe. 
Verhandlungen. 



C SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

CASSEL. 
Verein fur Naturkunde zu Kassel. 

Abhandlungen und Bericht. 

CHEMNITZ. 
Naturvvissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz. 

Bericht. 

COLMAR. 

Naturhistorische Gesellschaft. 

Mittheilungen : Nouvelle série, IV, 1897-98. 

DRESDE. 

Naturvvissenschaftliche Gesellschaft ïsis in Dresden. 
Sitzungsberichte und Abhandlungen : 1897 (juill.-déc). 

ELBERFELD. 

Naturwissenschaftlicher Verein in Elberfeld. 

Jahresberichte. 

FRANCFORT-SUR-LE-MEIN. 

Deutsche malakozoologische Gesellschaft. 
Nachrichtsblatt : XXX, 1898. 

FRANCFORT-SUR-L'ODER. 
Naturwissenschaftlicher Verein des Regierungsbezirks Frankfurt a. 0. 

« Helios » (Abhandlungen und monatliche Mittheilungen aus dem Gesammt- 
gebiete der Naturwissenschaftenj : XV, 1897-98 (Berlin, 1898). 

» Societatum LiTTERiE » (Verzeichniss der in den Publikationen der Aka- 
demien und Vereine aller Lânder erscheinenden Einzelarbeiten auf dem Gebiete 
der Naturwissenschaften) : XII, 1898, 1-12. 

FRIBOURG-EN-BRISGAU. 

Naturforsehende Gesellschaft zu Freiburg i. B. 
Berichte. 

GIESSEN. 

Oberhessische Gesellschaft fur Natur- und Heilkunde. 

Bericht. 

GREIFSWALD. 

Naturwissenschaftlicher Verein fur Neu-Vorpommern und Rûgen. 
Mittheilungen : XXIX, 1897 (Berlin, 1898). 

GÙSTROW. 

Verein der Freunde der Naturgeschichte in Mecklenburg. 

Archiv : LI, 1897; LU, 1898, 1. 

HALLE. 
Kaiserliche Leopoldino-Carolinische deutsche Akademie der Natur- 
forscher. 

» Leopoldina » : (In-4°). 
NovaActa (Abhandlungen) : (In-4°). 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CI 

Zeitschrift fur Naturwissenschaften, herausgegeben von D r G. Brandes. 
(Organ des Naturwissenschaftlichen Vereins fur Sachsen und Thiïringen.) 

LXX (5 e série, VIII), 1897-98, 8 (Leipzig, 1898). 

Verein fur Erdkundezu Halle a/Saale. 

Mitteilungen (Zugleich Organ des Thuringisch-sachsischen. Gesamtvk- 

REINS FUR ErDKUNDE). 

HAMBOURG. 

Naturhistorisches Muséum in Hamburg. 

Mitteilungen : (Beiheft zum Jahrbuch derHamburgischenWissenschaftlichen 
Anstalten). 

Verein fur Naturwissenschaftliche Unterhaltung zu Hamburg. 

Verhandlungen. 

HANAU. 

Wetterauische Gesellschaft fur die gesammte Naturkundezu Hanau a. M. 

Bericht. 

HEIDELBERG. 

Naturhistorisch-medizinischer Verein zu Heidelberg. 

Verhandlungen : Nouvelle série, VI, 1 (1898). 



KIEL. 
:haftlicher Verein 

SCHRIFTEN. 



Naturwissenschaftlicher Verein fur Schleswig-Holstein. 



KŒNIGSBERG. 

Kônigliche physikâlisch-oekonomische Gesellschaft zu Kônigsberg 
in Pr. , 

Schriften : (in-4°). 

LEIPZIG. 

Kôniglich-sâchsische Gesellschaft der Wissenschaften zu Leipzig. 

Berichte ùber die Verhandlungen (Mathematisch-physische Classe) : 
XLIX, 1897, 5-6; L, 1898, 1-5. 

Naturforschende Gesellschaft zu Leipzig. 

Sitzungsberichte. 

Zoologischcr Anzeiger, herausgegeben von Prof. J. Victor Carus. 
(Organ der Deutschen zoologischen Gesellschaft.) 
XXI, 1898, n os 549-565; 567-576. 

METZ. 

Académie des Lettres, Sciences, Arts et Agriculture de Metz. (Metzer 
Akademie.) 

Mémoires. 

Société d'Histoire Naturelle de Metz. 
Bulletin. 



Cil SOCIÉTÉ ROYALE MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

MUNICH. 

Koniglich-bayerische Akademie der Wissenschaften zû Mùnchen. 

Abhandlungen der mathematisch-physikalischen Classe : LXIX (XIX) 
(1898, in-4°). 
Festrede. 

SlTZUNGSBERICHTE DER MATHEMATISCH-PHYSIKALISCHEN CLASSE : XXVII, 1897, 

3; XXVIII, 1898, 1-3. 

MUNSTER. 

Westfâlischer provinzial-Verein fur Wissenschaft und Kunst. 
Jahresbericht : XXV, 1896-97; XXVI, 1897-98. 

NUREMBERG. 

Naturhistorische Gesellschaft zuNûrnberg. 
Abhandlungen : XI, 1897 (1898). 

OFFENBACH-SUR-MEIN. 
Offenbacher Verein fur Naturkunde. 

BERICHT UBER DIE ThaTIGKEIT. 

RATISBONNE. 
Naturwissenschaftlicher Verein zu Regensburg, frùher Zoologisch- 
mineralogischer Verein. 

Berichte : VI, 1896-97 (1898). 

STUTTGART. 

Verein fur vaterlândische Naturkunde in Wûrttemberg. 

Jahreshefte : LIV, 1898. 

WERNIGERODE. 

Naturwissenschaftlicher Verein des Harzes. 

Schriften. 

WIESBADE. 

Nassauischer Verein fur Naturkunde. 

Jahrbucher : LI, 1898. 

ZWICKAU. 

Verein fur Naturkunde zu Zwickau in Sachsen. 

Jahresbericht : 1897 (1898). 

Autriche-Hongrie 

AGRAM. 

Jugoslavenska Akademija Znanosti i Umjetnosti. 

Djela : (In-4°). 
Ljetopis : XII, 1897. 

Rad : CXXXV, CXXXVII (Matematicro-prirodoslovni Razred XXV, 
XXVI) (1898). 
Hrvatsko naravoslovno Drustvo. (Societas historico-naturalis croatica.) 
Glasnik : VI (1892-94); VII (1892) ; VIII (1895-96); IX (1896). 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES Clll 

BISTRITZ. 
Gewerbeschule zu Bistritz. 

Jahresbericht. 

BRUNN. 

Naturforschender Verein in Brûnn. 

Bericht der meteorologischen Commission : Ergcbnisse der' meteorolo- 
gischen Beobachtungen : XV, 1895 (1897). 
Verhandlungen : XXXV, 1896(1897). 

BUDAPEST. 

Koniglich Ungarische geologische Anstalt. 

Angabe der im Betrieb stehenden und im Aufschlusse begriffenen Lacwcr- 
statten von Edelmetallen, Erzen, Eisensteinen, Mineralkohlen, Steinsalz 

UND ANDEREN NUTZBARIÎN MlNERALIEN AUF DEM TeRRITORIUM DER LaNDER DER 

Ungarischer Krone (1898, piano). 

Erlauterungen zur geologischen Specialkarte der Lander der unga- 
rische Krone. 

Jahresbericht: 1895; 1896 (1898). 

Mittheilungen aus dem Jahrbuche : XI, 7-8 (1898). General-Register der 
Bande I-X (1898). 

Magyar nemzeti Muzeum. 

Termeszetrajzi Fuzetek : XXI, 1898, 1-4. 

Ungarische Akademie der Wissenschaften. 

Mathematische und naturwissenschaftliche Berichte aus Ungarn : XIII, 
1897. 

— France : A craspedomonadinék Szervezete (1897). 

— Kohaut : A magyarorszagi szitakoto-félék termeszetrajza (Libellulidse, 

Auct., Odonata, Fabr. (1898, in-4°). 

— Kurlander : Foldmâgnessëgi mérések magyarorszâgban 1892-94, 

években (1896, in-4°). 

— D r Primics : A csetrâshegyseg geologiâja es éreztelérei (1896, in-4°). 

— Rôna : A légnyomâs a magyar birodalomban 1861-tôl 1890-ig. (1897). 

— D r Szadeczky : A zempléni szigethegység geologiai es kozettani tekintet- 

ben (1897, in-4°). 

Ungarische geologische Gesellschaft (A Magyartoni fôldtani Tarsulat). 
Foldtani Kôzlôny (Geologische Mittheilungen) : XXVIII, 1898, 5-12. 

GRATZ. 
Naturwissenschaftlicher Verein fur Steiermark. 

Mittheilungen : XXXIV, 1897 (1898). 

HERMANNSTADT. 
Siebenbùrgischer Verein fur Naturwissenschaften in Hermannstadt. 
Verhandlungen und Mittheilungen : XLVII, 1897. 

IGLÔ. 
Ungarischer Karpathen-Verein (A Magyarorszagi Kârpâtegyesulet). 
Jahrbuch : XXV, 1898. 



CIY SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

INNSPRUCK. 
Naturwissenschaftlich-medicinischer Verein in ïnnsbrûck. 

Berichte. 

KLAGENFURT. 

Karntnerisches naturhistorisches Landesmuseum in Klagenfurt. 

Diagramme der magnetischen und meteorologischen Beobachtungen zu 
Klagenfurt. 

Festschrift zum 50 jahrigen Bestehen (1898). 
Jahrbuch. 

Jahresbericht. 

KLAUSEMBURG. 

Értesito. Az Erdèlyi Mûzeum-Egylet Orvos természettudomânyi 

Szakosztalyâbôl. (Sitzungsberichte der medicinisch-naturwissenschaftli- 

cher Section des Siebenburgischen Museumvereins.) 

II Természettudomânyi Szak (Naturwissenschaftliche Abtheilung). 

LINZ. 
Muséum Francisco -Carolinum. 

Jahresbericht : LVI, 1898. 
Verein fur Naturkunde in Oesterreich ob der Enns zu Linz. 

Jahresbericht : XXVII, 1898. 

PRAGUE. 

Kaiserlich-bôhmische Gesellschaft der Wissenschaften. 

Jahresbericht : 1897. 

Sitzungsberichte (mathematisch-naturwissenschaftliche Classe) : 1897, 
1-2. 

REICHENBERG. 

Verein der Naturfreunde in Reichenberg. 

Mittheilungen : XXIX (1898). 

SERAJEVO. 
Bosnisch-Herccgovinisches Landesmuseum in Sarajevo. 

WlSSENSCHAFTLICHE MlTTHEILUNGEN AUS BOSNIEN UND DER lÎERCEGOVINA ,1 

(In-4°J. 

TREMCSÉN. 

Naturwissenschaftlicher Verein des Trencséner Gomitates. (A Tremcsén 
vârmegyei Természettudomânyi Egylet). 

Emléklapok a magyar orvosor es természes-vizsgalôk. 1897. évi Aug. 
nô 22-25. Napjain Trencsénben tartott XXIX. VandorVyulese Alkal- 
mabol (1897, in-4°) 

Jahresheft : XIX-XX, 1896-97. 

TRIESTE. 
Museo civico di Storia Naturale di Trieste. 

Atti. 
Societâ adriatica di Scienze Naturali in Trieste. 

Bollettino : XVIII (1898). 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS COKRIS SPONDANTES CV 

VIENNE. 

Kaiserlich-konigliche Akadcmie der Wissenschaften. 

Sitzungsberichte (Mathematisch-naturwissenschaftliche Classe) : CVII, 
1898, 1-5. 

Kaiserlich-konigliche geologische Reichsanstalt. 
Abhandlungen : XVII, 4 (1897, in-4°). 
Jahrbuch : XLVII, 1897, 3-4; XLVIII, 1898, 1-2. 
Verhandlungen : 1898, 1-18. 

Kaiserlich-kônigliches naturhistorisches Hofmuseum. 

Annalen. 

Kaiserlich-konigliche zoologisch botanische Gesellschaft in Wien. 
Verhandlungen : XLVIII, 1898. 

Verein zur Verbreitung Naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. 

Schriften : XXXVIlï, 1897-98. 

Wissenschaftlicher Club in Wien. 

.Iahresbericht - XXII, 1897-98. 

Monatsblatter : XIX, 1897-98, 4-12; XX, 1898-99, 1-3. 

Belgique. 

ARLON. 

Institut Archéologique du Luxembourg. 
Annales. 

BRUXELLES. 

Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de 
Belgique. 

Annuaire : LXIV, 1898. 

Bulletin : LXVIII (3 e série, XXXV), 1898, 1-6; XXXVI, 7-12. Tables 
générales du recueil des Bulletins 3 e série, tomes I à XXX, 1881 à 1895 (1898). 

Mémoires : LUI (1898, in-4°). 

Mémoires couronnés et mémoires des savants étrangers : LV;LVI (1898, 
in-4°). 

Mémoires couronnés et autres mémoires: XLVIII, 2; LV, LVII, (1898,in-8°). 

Tables générales des Mémoires 1772 à 1897 (1898). 

Service géologique. 

Carte géologique de la Belgique au 40,000 e : (piano). 
Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique. 

Annales : (In-4°). 

Bulletin. 
Société belge de Géologie, de Paléontologie et d'Hydrologie. 

Bulletin : X, 1896, 2-3; XI (2* série), 1897, 2-3 (1898). 

Société belge de Microscopie. 
Annales : XXII, 1898, 2. 
Bulletin : XXIV, 1897-98. 



CVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

BRUXELLES. {Suite.) 

Société centrale d'Agriculture de Belgique. 

Journal : XLV, 1897-98, 3-9; XLVI, 1898-99, 1-2. 
Société d'Études coloniales. 

Bulletin : V, 1898, 1-6. 

Société entomologique de Belgique. 

Annales : XLI, 1897, 12-13; XLII, 1898, 1-11 ; 

Mémoires. 
Société Royale belge de Géographie. 

Bulletin : XXII, 1898, 1-6. 
Société Royale de Botanique de Belgique. 

Bulletin : XXXVI, 1897. 3; XXXVIII, 1898, 1. 
Société Royale linnéenne de Bruxelles. 

Bulletin : XXIII, 1897-98, 3-9; XXIV, 1898-99, 1-2. . 
Société Royale malacologique de Belgique. 

Annales : XXX, 1895 (1898). 

Procès-verbaux des séances : XXVII, 1898, janv.-déc. 
Société Scientifique de Bruxelles. 

Annales. 

CHARLEROI. 

Société paléontologique et archéologique de l'Arrondissement judi- 
ciaire de Charleroi. 

Documents et rapports : XXII (1898). 

HASSELT. 

Société chorale et littéraire des Mélophiles de Hasselt. 

Bulletin de la Section scientifique et littéraire : XXXIV, 1898. 

HUY. 

Cercle des Naturalistes hutois. 

Bulletin : 1898, 1-4. 

LIÈGE. 

Société Géologique de Belgique. 

Annales : XXIV, 2; XXV, 1 (1898). 
Société libre d'Émulation de Liège. 

Mémoires. 
Société médico-chirurgicale de Liège. 

Annales : XXXVII (3 e série), 1898, 1-6, 8-10, 12. 

Société Royale des Sciences de Liège. 

Mémoires : 2 e série, XX (1898). 

MONS. 
Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. 

Mémoires et publications : 5 e série, X (1898). 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CVII 

Danemark. 

COPENHAGUE. 

Naturhistorisk Forening i Kjobenhavn. 

Videnskabelige Meddelelser : 1898 (5 e série, X). 

Espagne. 

MADRID. 

Comision del Mapa geolôgico de Espafia. 

Boletin : XXIII (2 e série, III), 1896; XXIV, (IV), 1897 (1898). 

MEMORIAS : EXPLICACION DEL MAPA GEOLÔGICO POR L. MaLLADA : III (1898). 

Real Academia de Ciencias exactas, fisicas y naturales. 
Annuario : 1898. 
Memorias : (In-4°). 

Sociedad espanola de Historia Natural. 

Actas : 1898. 

Anales : XXVI (2» série, VI); XXVII (Vil), 1898. 

France. 

ABBEVILLE. 

Société d'Émulation d'Abbeville. 

Bulletin trimestriel. 
Mémoires : (In-4°). 
Mémoires : (In-8°). 

AMIENS. 

Société Linnéenne du Nord de la France. 

Bulletin mensuel. 
Mémoires : IX, 1892-98. 

ANGERS. 

Académie des Sciences et Belles-Lettres d'Angers (précédemment 
Société académique de Maine-et-Loire). 

Mémoires. 

Société d'Études scientifiques d'Angers. 

Bulletin : Nouvelle série, XXVII, 1897 (1898). 

Société nationale d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers. (Ancienne 
Académie d'Angers.) 

Mémoires : 4 e série, XI, 1897 (1898). 

ARCACHON. 

Société scientifique et Station zoologique d'Arcachon. 
Travaux des Laboratoires. 



CV1II SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

AUTUN. 

Société d'Histoire naturelle d'Autun. 
Bulletin. 

AUXERRE. 

Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. 
Bulletin : LI (4 e série, I) 1897. 

BESANÇON. 

Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon. 

Procès-verbaux et mémoires : 1897. 

BÉZIERS. 

Société d'Étude des Sciences naturelles de Béziers (Hérault). 
Bulletin. 

BORDEAUX. 

Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux. 

Actes. 

Société Linnéenne de Bordeaux. 

Actes. 

Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. 

Mémoires : 5 e série, III, 1 (Paris, 1898). 

Observations pluviométriques et thermométriques faites dans le dépar- 
tement de la Gironde par la Commission météorologique de la Gironde (Appen- 
dices aux Mémoires). 

Procès-verbaux des séances. 

BOULOGNE-SUR-MER. 

Société Académique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer. 

Bulletin trimestriel : V, 6, 1897-98 (1898). 
Mémoires : XVIII, 1896-98 (Auxerre, 1898). 

CAEN. 

Académie nationale des Sciences, Arts et Belles-Lettres. 

Mémoires. 

Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Caen. 

Bulletin. 

Société Linnéenne de Normandie. 

Bulletin : 5 e série, I, 1897 (1898;. 

CAMBRAI. 

Société d'Émulation de Cambrai. 

Mémoires. 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CIX 

CHALONS-SUR-MARNE. 
Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts du département de 
la Marne. 

Mémoires : 1897(1898). 

CHERBOURG. 
Société nationale des Sciences naturelles et mathématiques de Cher- 
bourg. 

Mémoires. 

DAX. 
Société de Borda. 

Bulletin : XXIII, 1898, 1-3. 

DIJON. 
Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon. 

Mémoires. 

DRAGUIGNAN. 

Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du Var. 
Bulletin : XIII, janv.-nov. 1898. 

Société d'Etudes scientifiques et archéologiques de la ville de Dra- 

guignan. 

Bulletin. 

HAVRE. 

Société géologique de Normandie. 

Bulletin. 

LA ROCHELLE. 

Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle. 

Annales de la Société des Sciences naturelles de la Charente-Infé- 
rieure. 

LILLE. 
Société géologique du Nord. 
Annales : XXVII, 1898, 1-4. 
Mémoires : (In-4°). 

LYON. 

Société d'Agriculture, Sciences et Industrie de Lyon. 

Annales. 
Société botanique de Lyon. 

Annales. 
Société linnéenne de Lyon. 

Annales : XLIV (nouvelle série), 1897. 

MAÇON. 
Académie de Maçon (Société des Arts, Sciences, Belles-Lettres et Agri- 
culture de Saône-et-Loire). 
Annales. 
Société d'Histoire naturelle de Maçon. 
Bulletin trimestriel :. 1898, 8-1 1. 
t. xxxiii, 1898 8 



CX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

MARSEILLE. 

Musée d'Histoire naturelle de Marseille. 

Annales : Zoologie (Travaux des laboratoires de zoologie marine). (In-4°.) 

Société scientifique et industrielle de Marseille. 
Bulletin : XXVI, 1898, 1-2. 

MONTPELLIER. 

Société d'Horticulture et d'Histoire naturelle de l'Hérault. 
Annales : XXXVIII (2* série, XXX), 1898, 1-5. 

MOULINS. 

Revue scientifique du Bourbonnais et du centre de la France, publiée 
par E. Olivier. 

XI, 1898, n os 124-132. 

NANCY. 
Académie de Stanislas. 

Mémoires : 148 e année, 5 e série, XV, 1897 (1898). 

NANTES. 

Société des Sciences naturelles de l'Ouest de la France. 
Bulletin : VIII, 1898, 1-2. 

NÎMES. 

Société d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes. 
Bulletin : XXVI, 1898, 1-2. 

ORLÉANS. 

Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. 

Mémoires. 

PARIS. 
Académie des Sciences. 

Comptes rendus hebdomadaires des séances : (In- 4°). 

Bulletin scientifique de la France et de la Belgique publié par A. Giard. 

XXVIII (4 e série, VII), 1896-98, 2; XXXI (X), 1898. 

Journal de Conchyliologie, publié sous la direction de H. Crosse et 
H. Fischer. 

XL VI (3 e série, XXXVIII), 1898, 1-4. 

La Feuille des Jeunes naturalistes. 

XXVIII (3 e série), 1897-98, n os 327-338. 

Catalogue de la Bibliothèque : 23-25 (1898). 

Catalogue spécial n° 1 : Collemboles et Thysanoures (1898). 

"La Pisciculture pratique. 

IV, 1898, 4-12. 

Le Naturaliste, Revue illustrée des Sciences naturelles. 

XX (2 e série), 1898, n°* 260-283 (m-4°). 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXI 

PARIS. [Suite.) 

Muséum d'Histoire naturelle. 
Bulletin : (IV), 1898, 1-6. 

Revue des Sciences naturelles de l'Ouest. 

Services de la Carte géologique de la France et des topographies 
souterraines. 

Bulletin : X, 1898-99, n os 61-63(1898). 

Société géologique de France. 

Bulletin : 3° série, XXVI, 1898, 1-4. 
Comptes rendus des séances. 

Société zoologique de France. 
Bulletin. 

PERPIGNAN. 

Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales. 
XXXIX, 1898. 

ROCHECHOUART. 

Société des Amis des Sciences et Arts de Rochechouart. 
Bulletin : VII, 1897, 6; VIII, 1898, 1-4, 6. 

ROUEN. 

Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. 
Bulletin. 

SAINT-BRIEUC. 

Société d'Émulation des Côtes du Nord. 

Bulletins : 1898, 1-9. 
- Bulletins et Mémoires. 

SEMUR. 

Société des Sciences historiques et naturelles de Semur (Côte-d'Or). 

Bulletin : 2 e série, X, 1897 (1898). 

SOISSONS. 

Société archéologique, historique et scientifique de Soissons. 
Bulletin. 

TOULON. 
Académie du Var. 
Bulletin. 

TOULOUSE. 
Université de Toulouse. 
Bulletin : 1897-98, 1-4. 

TOURS. 

Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département 
d'Indre-et-Loire. 

Annales. 



CXII SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

VALENCIENNES. 
Société d'Agriculture, Sciences et Arts de l'arrondissement de Valen- 
ciennes. 

Revue agricole, industrielle, littéraire et artistique. 

VERDUN. 
Société philomatique de Verdun. 
Mémoires. 

Grande-Bretagne et Irlande. 

BELFAST. 
Natural history and Philosophical Society. 
Report and Proceedings. 

BIRMINGHAM. 
The Journal of Malacology (edited by W. E. Collinge). 
VI, 1897, 3-4. 

CROYDON. 

Croydon Microscopical and Natural history Club. 

Proceedings and Transactions : 1897-98. 

DUBLIN. 
Royal Dublin Society. 

SCIENTIFIC PROCEEDINGS. 
SCIENTIFIC TRANSACTIONS I (In-4°). 

Royal Irish Academy. 

List of members. 

Proceedings : 3 e série, IV, 5; V (1898). 

Transactions : XXXI, 5-6 (1898, in-4°). 

EDIMBOURG. 
Royal physical Society of Edinburgh. 

Proceedings. 

GLASGOW. 

Natural history Society of Glasgow. 

Transactions : Nouvelle série, V, 2 (1897-98). 
Philosophical Society of Glasgow. 

Proceedings : XXIX, 1897-98. 

LIVERPOOL. 

Liverpool Geological Society. 

Proceedings : 39 e session, VIII, 2 (1897-98). 

LONDRES. 

Geological Society of London. 

Geological Literature added to the Geological Society's library. Dec. 31, 
1897. 
List : Nov. l st , 1898. 
Quarterly Journal : LIV, 1898, 1-4, n os 213-216. 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXIII 

LONDRES. (Suite,) 

Linnean Society of London. 

Journal (Zoology) : XXVI, n os 169-178 (1898). 

List. 

Proceedings. 

Royal Society of London. 

Yearbook : N° 2, 1897-98. 

Proceedings : LXII, n os 382-388; LXIII, n os 389-401 ; LXIV, n os 402-405. 

Zoological Society of London. 
List of the fellows : 1898. 

Proceedings of the général meetings for Scientific business : 1897, 4; 
1898, 1-3. 
Transactions : XIV, 5-8; XV, 1 (1898, in-4°). 

MANCHESTER. 

Conchological Society of Great Britain and Ireland. 
Journal of Conchology. 

Manchester Geological Society. 

Transactions : XXV, 1896-97, 12, 14-15, 21. 

Manchester Muséum. 

Muséum handbooks : XXIV. The marine mollusca of Madras, marine shells 

from Lively Isl., Falklands, and other papers (1898). 

Notes from the Manchester Muséum. 

Report. 

NEWCASTLE-SUR-TYNE. 

Natural history Society of Northumberland, Durham and Newcastle- 
upon-Tyne and the Tyneside Naturalists' field Club. 

Natural history transactions of Northumberland, Durham and New- 
castle-on-Tyne : XIII, 2 (1898). 

PENZANCE. 

Royal Geological Society of Cornwall. 
Transactions : XII, 3 (1898). 

Italie. 

BOLOGNE. 

Reale Accademia délie Scienze delP Istituto di Bologna. 

Memorie. 

Rendiconto delle Sessioni. 

BRESCIA. 
Ateneo di Brescia. 
Commentari. 



CX1V SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

. CATANE. 

Accademia Giœnia di Scienze naturali in Catania. 

Atti : (In- 4°). 

Bullettino delle Sedute : Nouvelle série, n os 50-52, 55 (1898). 

FLORENCE. 

Società Entomologica Italiana. 

Bullettino. 

GÊNES. 

Museo Civico di Storia naturale di Genova. 
Annali. 

Società di Letture e Conversazione scienti fiche di Genova. 

Bollettino. 

MILAN. 

Società Italiana di Scienze naturali e Museo civico di Storia naturale 
in Milano. 

Atti : XXXVII, 1897, 2-3 (1898). 
Memorie : VI, 2 (1898, in-4°). 

MODÈNE. 

Società dei Naturalisti di Modena. 
Atti. 

NAPLES. 

Real Accademia delle Scienze fisiche e matematiche (Sezione délia 
Società reale di Napoli). 

Rendiconto : XXXVII (3 e série, IV), 1898, 1-12. 

Società di Naturalisti in Napoli. 
Bollettino. 

PADOUE. 

Società Veneto-Trentina di Scienze naturali résidente in Padova. 

Atti (Organo degli Istituti di Scienze naturali délia R. Università di Padova). 
Bullettino : VI, 3 (1898). 

PALERME. 

Reale Accademia di Scienze, Lettere e Belle Arti di Palermo. 

Atti : (In-4°). 
Bullettino : (In-4°). 

PISE. 

Società Malacologica Italiana. 
Bullettino. 

Società toscana di Scienze naturali résidente in Pisa. 

Atti : Memorie. 

Processi verbali : XII, pp. 1-56 (1898). 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CW 

PORT MAURICE. . 
Associazone scientifica ligure di Porto Maurizio. 

BULLETTINO. 

ROME. 

Accademia Pontificia de' Nuovi Lincei. 
Atti. 

Memorie : (In-4°). 

Biblioteca nazionale centrale Vittorio Emanuele di Roma. 

Bollettino delle ofere moderne STRANitiRE acquistate dalle Biblioteche 
pubbliche governative del regno d'Italia. 

Rassegna delle Scienze geologiche in Italia. 

Reale Accademia dei Lincei. 

Atti : Rendiconti (Clase di Scienze fisiche, matematiche e naturali) : 
CCXCV, 1898 (5« série, VII), 1 er sem., 1-12; 2* sem. 1-12. 

Rendiconto dell' Adunanza solenne del 12 giugno 1898 (in-4°j. 

Real Comitato Geologico d'Italia. 
Bollettino. 

Società Geologicaltaliana. 

Bollettino : XVI, 1897, 2 (1898).. 

Società romana per gli Studi zoologiche. 
Bollettino : VII, 1898, 1-2. 

SIENNE. 

Bollettino del Naturalista e Rivista Italiana di Scienze naturali. 

Reale Accademia dei Fisiocritici di Siena. 
Atti : 4 e série, VIII, 9-10; X (1897-98). 
Processi verbali delle Adunanze : Année académique CCVI, 1897, 1-3. 

TURIN. 

Reale Accademia delle Scienze di ïorino. 

Atti : XXXIII, 1897-98, 2-15; XXXIV, 1898-99, 1. 
Memorie : (In-4°). 

Osservazioni meteorologiche fàtti nell'anno 1894 all'Osservatorio 
della R. Accad. di Torino : 1896; 1897. 

VENISE. 

Reale Istituto veneto di Scienze, Letteri ed Arti. 

Atti : LVI (7° série, IX), 3-7 (1898). 
Memorie : (In-4°). 

VÉRONE. 

Accademia di Verona. (Agricoltura, Scienze, Lettere e Commcrcio.) 
Memorie : 3 e série, LXXIV, 1898, 1-2. 



CXVI SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Luxembourg. 

LUXEMBOURG. 
Institut Grand-Ducal de Luxembourg. 

Publications (Section des Sciences naturelles et mathématiques). 
Verein luxemburger Naturfreunde « Fauna ». 
Mittheilungen aus den Vereinssitzungen. 

Principauté de Monaco. 

MONACO. 
Résultats des campagnes scientifiques accomplies sur son yacht par 
Albert I er , prince-souverain de Monaco. 

I-XII (1889-98, in-4°). 

Norvège. 

BERGEN. 
Bergen-Museum. 

Aarborg. 

CHRISTIANIA. 

Physiographiske Forening i Christiania. 

Nyt Magazin for Naturvidenskaberne : XXXVI (4 e série, IV), 3-4 (1898). 
Videnskab Selskab i Christiania. 

Forhandlinger : 1897; 1898, 1-6. 

Skrifter (I Mathematisk-naturvidenskabelige klasse). 
(II Historisk-filosofiske klasse). 
Den Norske Nordhavs-Expedition 1876-1878. 

Zoologi : (In-4°). 

Botanik : (In-4°). 

DRONTHEIM. 

Kongelig norsk Videnskabs Selskab i Trondhjem. 

Skrifter : 1897 (1898). 

STAVANGER. 
Stavanger Muséum. 

Aarsberetning : 1897 (1898). 

TROMSŒ. 
Tromsœ-Museum. 

Aarsberetning : 1895; 1896 (1897). 
Aarshefter : XIX, 1896 (1898j. 

Pays-Bas. 

AMSTERDAM. 
Koninklijke Akademie van Wetenschappen te Amsterdam. 
Jaarboek : 1897. 

Verhandelingen (Tweede sectie) : VI, 2 (1898). 

Verslagen van de zittingen der wis- en natuurkundige afdeeling : VI 
(1897-98). 

Koninklijk zoologisch Genootschap « Natura Artis Magistra ». 

BlJDRAGEN TOT DE DIERKUNDE. 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXVII 

AMSTERDAM. (Suite.) 
Mijnwezen in Nederlandsch Oost-Indië. 

Jaarboek. : Technisch-Adm. en Wetcnschap-Gedecltc : XXVII, 1898; 

GRONIGUE. 
Natuurkundig Genootschap te Groningen. 
Verslag : XCVIII, 1897. 

HARLEM. 
Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen te Haarlem. 

Archives néerlandaises des Sciences exactes et naturelles : 2 e série, I, 
1897-98, 4-5; II, 1898-99, 1. 

Teyler's Stichting. 

Archives du musée Teyler : 2 e série, V, 4; VI, 1-2 (1898, in-4°). 

LEIDE. 
Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. 
Tijdschrift : 2 e série, V, 2-4; VI, 1 (1898). 

ROTTERDAM. 
Bataafsch Genootschap der proefondervindelijke Wijsbegeerte te Rot- 
terdam. 

Nieuwe Verhandelingen : (In-4°). 

Portugal. 

LISBONNE. 
Commissao dos Trabalhos Geologicos de Portugal. 

Communicaçôes : III, 2 (1896-98). 

PORTO. 
Sociedade Carlos Ribeiro. 

Revista de Sciencias naturaes e sociaes : V, n° 20 (2 e série, n° 12), (1898). 

Russie 

EKATHÉRINENBOURG. 
Uralskago Obscestva Ljubitelej Estestvoznanija. 

Zapisri (Bulletin de la Société ouralienne d'Amateurs des Sciences natu- 
relles). 

Godovoj Otcet. 

HELSINGFORS. 

Finska Vetenskaps Societeten. 

acta societatis scientiarum fennica : (in-4°). 
bldrag till kannedom af flnlands natur och folk. 
Observations publiées par l'Institut météorologique central de la 
Société des Sciences de Finlande : (In-4°). 
Observations faites a Helsingfors : (In-4°). 

OVERSIGT AF FÔRHANDLINGAR. 

Societas pro Fauna et Flora fennica. 
Acta : XIV, 1897-98. 
Meddelanden : XXIII, 1898. 



CXVIIl SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

JURJEFF (DORPAT). 
Naturforscher-Gesellschaft bei der Universitât Jurjew. 

Archiv fur die Naturrunde Liv-, Ehst- und Kurlands (Biologische 
naturkunde. 

Sitzungsberichte : XI, 3 (1898), 

SCHRIFTEN. 

KAZAN. 

Obscestva Estestvoispytatelej pri Imperatorskom Kazanskom Univer- 
sités 

Trudy. 

Protoroly zasèdanij. 

KIEV. 

Kievskago Obscestva Estestvoispytatelej. 
Zapisri : XV, 2(1898). 

MITAU. 

Kurlàndische Gesellschaft fur Literatur und Kunst. 

Sitzungsberichte und Jahresbericht der Kurlandischen Provinzial- 
museums : 1897. 

MOSCOU. 

Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 

Bulletin : Nouvelle série, X, 1897, 3-4; XI, 1898, 1. 

ODESSA. 

Novorossijskago Obscestva Estestvoispytatelej. 
Zapisri : XXI, 2 (1897). 

RIGA. 

Naturforscher-Verein zu Riga. 

Korrespondenzblatt : XL, 1897; L, 1898. 

SAINT-PÉTERSBOURG. 

Geologiceskago Komiteta. 

Izvèstija (Bulletins du Comité géologique) : XVII, 1898, 1-5. 

Russraja Geologicèsraja Bibliotera (Bibliothèque géologique de la Russie). 

Trudy (Mémoires) : (In-4°). 
Imperatorskago S. Petersburgskago Mineralogiceskago Obscestva. 

Materiali dlia Geologii Rossii (Materialcn zur Géologie Russlands) : 
Systematisches Sach- nnd Namen-Register zu der zweiten Série der Verhand- 
lungen und den Materialen zur Géologie Russlands 1885-95 (1898). 

Zapisri (Verhandlungen der Russisch-Kaiserlichen Mineralogischen Gesell- 
schaft zu St. Petersburgj : 2 e série, XXXV, 2 (1898). 

Imperatorskoj Akademié Nauk. 

Zapisri (Mémoires de l'Académie impériale des Sciences de Saint-Péters- 
bourg) : 8° série, VI, 2 (1898, in-4°). 

Izvèstija (Bulletin) : 5 e série, VIII, 1-5; IX, 1 (1898). 

Ezegodnir Zoologiceskago Muzeja (Annuaire du Musée zoologique) : 1898, 
1-4. 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXIX 

Suède. 

GOTHEMBOURG. 

Kongliga Vetenskaps och Vitterhets Samhâlle i Goteborg. 
Handlingar : 4° série, I, 1898. 

LUND. 

Lunds Universitets Kongliga Fysïografiska Sàllskapet. 

Handlingar (Acta regise Socictaiis Physiographicae Lundensis) : (In-4°). 

STOCKHOLM. 

Konglig-Svenska Vetenskaps Akademien. 

Handlingar : (In-4°). 

Bihang till Handlingar : Afdelning IV : Zoologi, omfattande bàde lefvand(3 
och fossila former : XXII-XXIII, 1898. 
Ofversigt af Fôrhandlingar. 

Sveriges Offentliga Bibliotek. 

Accessions-Katalog : XII, 1897 (1898). Tioârs-Register 1886-95 (1898). 

UPSAL. 

Regia Societas scientiarum Upsaliensis. 

Nova Acta : 3 e série, XVII, 2.(1898, in-4°). 

Suisse. 

AARAU. 
Argauische naturforschende Gesellschaft zu Aarau. 

MlTTEILUNGEN l VIII (1898). 

BALE, 

Naturforschende Gesellschaft zu Basel. 

Verhandlungen : XII, 1 (1898). 

BERNE. 
Naturforschende Gesellschaft in Bern. 

MlTTEILUNGEN AUS DEM JAHRE. 

Schweizerische naturforschende Gesellschaft (Société helvétique des 
sciences naturelles). 

Verhandlungen . 

Beitrage zur geologischen Karte der Schweiz, herausgegeben von der 
geologischen Kommission der schweizerischen naturforschenden Gesellschaft 
auf kosten der Eidgenossenschaft : (In-4°) . 

C0IRE. 

Naturforschende Gesellschaft Graubùnden's zu Chur. 

Jahresbericht : Nouvelle série, XLI, 1897-98. Suppl. : Die Fische des Kan- 
tons Graubùnden. 



CXX SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

GENÈVE. 
Institut national genevois. 

Bulletin (Travaux des cinq sections) : Nouvelle série, XXXIV (1897). 
Mémoires : (In-4°). 
Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève. 

Mémoires : (In-4°). 

LAUSANNE. 

Société vaudoise des Sciences naturelles. 

Bulletin : 4* série, XXXIV, 1898, n°* 127-130. 

NEUCHATEL. 

Société des Sciences naturelles de Neuchâtel. 

Bulletin : XXI, 1893; XXII, 1894; XXIII, 1895; XXIV, 1896; XXV, 1897. 
Mémoires : (In-4 oN |. 

SAINT-GALL. 

S^Gallische naturwissenschaftliche Gesellschaft. 

Bericht uber pie Thatigkeit wahrend des Vereinsjahrs. 

SCHAFFHOUSE. 

Schweizerische entomologische Gesellschaft. 

Mittheilungen : X, 2-4 (1898). 

ZURICH. 

Naturforschende Gesellschaft in Zurich. 

Vierteljahrsschrift : XLII, 1897, 3-4; XLIII, 1898, 2-3. 
Bibliothèque de l'École polytechnique fédérale. — Commission géolo- 
gique suisse. (Voir Berne.) 

OCÊANIE. 

Australie du Sud. 

ADELAÏDE. 

Royal Society of South Australia. 

Transactions : Proceedings and Report : XXII (1898). 

Indes néerlandaises 

BATAVIA. 
Koninklijke Natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch Indië. 

BOERWERREN TER TAFEL GEBRACHT IN DE VeRGADERING DER DlRECTIE : 1897. 

Natuurkundig tijdschrift voor Nederlandsch Indië : LVII(10 e sér.,I),1898. 

VOORDRACHTEN. 

Iles Sandwich. 

HONOLULU. 

Bernice Pauahi Bishop Muséum of polynesian Ethnology. 
Occasional papers : I, 1 (1898). 



LISTE DES SOCIÉTÉS ET INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXXI 

Nouvelle-Galles du Sud. 

SYDNEY. 
Austral ian Muséum. 

Catalogues. 

Records : III, 4 (1898;. 

Report of the Trustées : 1897 (1898). 

Department of Mines and Agriculture. 

Annual Report : 1897(1898, in-4°). 

Memoirs of the Geological Survey of N. S. W. : Palseontology : n° VI 
(1898, in-4°). 

Minéral Resources : 1-4 (1898). 

Records of the Geological Survey ofN. S. W. : V, 4(1898); VI, 1898, 1. 
Linnean Society of New South Wales. 

Proceedings : XXII, 1897, 4, n° 88; XXIII, 1898, 1-3, n os 89-91. 
Royal Society of New South Wales. 

Journal and Proceedings. 

Nouvelle-Zélande. 

AUKLAND. 
Aukland Institute. 

WELLINGTON. 

Colonial Muséum and Geological Survey of N. Z. 

Annual Report on the Colonial Muséum and Laboratory. 
New Zealand Institute. 

Transactions and Proceedings. 

Queensland. 

BRISBANE. 

Royal Society of Queensland. 
Proceedings : XIII (1898). 

Tasmanie. 

HOBART. 
Royal Society of Tasmania. 
Papers and Proceedings. 

Victoria. 

MELBOURNE. 

Public library, Muséums and National gallery of Victoria. 

Report of the Trustées : 1897 (1898). 
Royal Society of Victoria. 

Proceedings : Nouvelle série, XI, 1 (1898). 
Transactions : (In-4°). 



CXXIV 



TABLE DES MATIÈRES 



Pages. 

Séance du 14 mai xxxvm 

E. Van den Broeck : Annexe aux « Petites notes rhizopodiques ». xxxix 
Tableau rectifié de la distribution des Foraminifères et des rela- 
tions stratigraphiques des dépôts qui les contiennent dans les 
couches du Pliocène d'Anvers avec leur répartition dans les 
dépôts du Crag anglais et du Miocène belge, d'après MM. H. W. 

BURROWS et R. HOLLAND XLIV 

Séance du 11 juin l 

0. van Ertborn : Quelques mots au sujet de la dernière brochure 

de M. l'ingénieur Lambert ' li 

Ed. Delheid : Nouvelles découvertes dans V argile de Boom ... lu 

Ed. Delheid : Un nouveau gîte bruxellien à Ixelles . . . . . lix 

Assemblée générale du 3 juillet lxii 

Séances des 6 août et 3 septembre lxvii 

M. Mourlon : Discours prononcé aux funérailles du D r J. Crocq. lxvii 

Séance du 1 er octobre lxxi 

Ed. Delheid : La faune duRupelien supérieur lxxii 

Un dernier mot sur le Polypier géant de ce terrain (pi. I) . lxxii 

Un Trionyx de l'argile de Boom lxxvii 

Séance du 5 novembre lxxviii 

M. Mourlon : Sur l'âge relatif des sables noirs à lignites du sous- 
sol de la Campine limbourgeoise . . . . . lxxix 

S. Putzeys : Diagnoses de quelques coquilles nouvelles provenant de 

l'État Indépendant du Congo (fig. 17-21) lxxxii 

Séance du 3 décembre lxxxv 

G. Dollfus : Rectification de nomenclature : genre Delheidia . . lxxxvi 

0. van Ertborn : Observations sur l'allure probable de V argile 

rupelienne dans le sous-sol de la Campine limbourgeoise . . . lxxxvii 

S. Putzeys : Diagnose d'une coquille nouvelle provenant de l'État 

Indépendant du Congo (fig. 23) xc 

Liste des sociétés et institutions correspondantes xcm 

E numération des espèces figurées dans le tome XXXIII et des planches 

hors texte cxxn 

Errata cxxn 

Table générale des matières cxxm 




nn. de la Soc. roy. Malac. de Belgique. 
Tome XXXIII (1898). PI. I 

Bulletin, pp, i.xmi et lxxxvi. 



■ê^^MSwSÊ 



Delheidia proxima, Delh., sp. (Tubipora) 





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?' /''' 



. Weiaenbnteli. imp.du Roi. Bruxelles. 



J. .t/Wn-r'.:, Br,'xelh:i. 



PUBLICATIONS 

DE LA SOCIETE ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Annales, tomes I à XXXIV (1863-1899). 

Depuis janvier 1899, les Annales se distribuent par feuilles de 16 pages 
comportant des Mémoires (paginés en chiffres arabes» et les Bulletins 
des séances (à pagination en chiffres romains). 

Le tome XXXIV (1899) est en cours de distribution. 
Bulletins, tomes I à VI (1863-1871). 

Procès-verbaux des séances, tomes I à XXVII (1872-1898). 

Les Procès-verbaux ont cessé de paraître le 5 décembre 1898 et ils 
sont remplacés depuis le 1 er janvier 1899 par les Bulletins des séances. 

Traductions et Reproductions, tome I, 1873 (Sur la structure des couches 
du crag de Norfolk et de Suffolk, avec quelques observations sur leurs 
restes organiques, par Prestwieh, traduction de M. Mourlon. — Avec 
34 figures sur bois). 

Une vraie Nummulite carbonifère, par H. Brady, traduction de Ern Van 
den Broeck, avec une planche, 1874. (Tiré à part du tome II des 
Traductions et Reproductions.) 

Sur les Brachiopodes tertiaires de Belgique, par Th. Davidson, traduction 
de Th. Lefèvre, avec 2 planches, 1874. (Tiré à part du tome H des 
Traductions et Reproductions.) 

Tableau indiquant la distribution géologique des Brachiopodes dans le 
temps, par Th. Davidson (1 mètre de hauteur sur 2o centimètres de 
largeur). (Tiré à part du tome X, 1875, des Annales.) 



Tous les envois destinés à la Société doivent être adressés 
en son local : 

108, boulevard du Nord, Bruxelles 
et la correspondance, au Secrétaire général : 

Hugo de Cort, 

47, rue Veyclt, Bruxelles. 



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